Oxides métalliques
Cette table indique l'ordre général suivant lequel les bases se précipitent mutuellement des dissolutions salines ; mais elle est susceptible de beaucoup d'exceptions. BertholL* a même présente comme probable que cet ordre de précipitation varie selon la proportion des substances employées. Il a démontre que la précipitation n'est jamais, ou que trèsrarement complète ; que les bases se partagent entre elles 1 acide dissolvant en raison de leurs quantités relatives et de
♦ Aon. d« Chim. XLIX, ai.
celle de chacune d'elles (jui serait nécessaire pour la neutralisation de l'acide. 11 est évident qu'il faut excepter tous ceux des cas dans lesquels l'acide et la base ou le précipitant forment un composé insoluble, parce qu alors ils se précipitent à l'état de combinaison. Je place les alcalis fixes 1< s premiers, parce qu'en ajoutant de l'hydrochlorate de barite à de la potasse assez pure pour ne pas troubler l'eau de barite ou de chaux, il se produit toujours un précipité d'apparence floconneuse. On ne remarque à cet égard aucune différence sensible dans l'action de (a potasse et de la soude. Ces alcalis ne se précipitent point l'un l'autre. La potasse n'occupe le premier rang dans les tables de Bergman , que parce que les sels qu'elle forme avec les acides sont moins solubles que les sels de soude; et par conséquent, ainsi que l'a fait voir Berthollet, lorsqu'on évapore une dissolution saline contenant les deux alcalis, ce sont les sels de potasse qui cristallisent les premiers. Il n'a pas été prouvé que la barite précipite la strontiane et la chaux ; et , en supposant même que cela fût, on ne pourrait jamais couvenableineut l'employer comme précipitant de ces substances. Il est bien reconnu que l'ammoniaque n'occasionne jamais de précipité dans les dissolutions des trois terres alcalines qui précèdent cette substance dans la table ; mais elle précipite tous les corps qui y sont placés après elle, à l'exception de ceux des oxides métalliques qu'elle est capable de tenir en dissolution.
On n'a pas examiné jusqu'à quel point la magnésie peut précipiter les terres qui se trouvent au-dessous d'elle dans la table; mais il est probable qu'il en est ainsi à raison de la propriété qu'elle a de former avec les acides des sels neutres*,
I)ropriété que n'ont pas ces terres. L'attraction marquée que a' magnésie manifeste pour l'alumine , l'empêcherait peut-être de prendre la place de cette substance ; elle s'y combinerait vraisemblablement , et formerait avec elle une substance à-peu-près insoluble dans la potasse. La zircone n'est raugée dans la table que par analogie. L'alumine est vraisemblablement précipitée, au-moins en partie, par la glucine,qui forme avec les acides un sel se rapprochant de plus près de la neutralisation. Plusieurs des oxides métalliques précipitent l'ammoniaque ; mais la faculté relative des substances qui se trouvent placées dans la table au-dessous de l'ammoniaque, n'est pas d'une grande importance ; car elles ne peu-