‹ Systême de chimieChapitre 57 sur 260 · Tcrrei proprement dites. Précipitant · texte numérisé non relu

Tcrrei proprement dites. Précipitant

Ytiria Ammoniaque, ferrocyana te de potasse. 1

Glucine Idem. Idem.

Zircoue Idem, hydro-sullate de potasse.

Alumine Idem. Idem.

I76 COMBINAISON ZT DÉCOMPOSITION.

Toutes ces terres sont précipitées par les carbonates al* câlins. Aucune d'elles ne peut être découverte et séparée par uu précipitant qui lui soit particulièrement propre. La séparation s'opère par des moyens plus compliques. Oo peut à-la- vérité reconnaître la présence de l'alumine dans une dissolution d'acide sulfurique par le moyen de la potasse , qui y produit la formation de cristaux d'alun qui se déposent

peu-à peu.

Oxidei 4* 0ldi9% méulU,ïUM- PrédpiUn».

méuuiriue*. c Sulfate de fer.

w ( Nitrate de mercure.

Platine Hydrochlorate d'ammoniaque.

Argent ....... Hvd rochlorate de soude.

Merrure Hydrochlorate de soude.

Palladium Cyanure de Mercure.

Modiom M Zinc.

Iridium o, )

Osmium o, Mercure.

Cuivre o, Fer.

Fer. . . ; Succinate de soude, Benzoate de

soude.

Nickel o, Sulfate de potasse.

Etain Per.-hlorure de mercure.

Plomb Sulfate de soude.

Zinc o, Carbonates alcalins.

Bismuth Eau , hydrochlorate de soude.

Antimoine Eau, hydro-sulfate de potasse.

Tellure Eau.

Arsenic Nitrate de plomb.

Cobalt ; o, Carbonates alcalins.

Manganèse Tartrate de potasse.

Chrôme Nitrate de plomb.

Molybdène o

Uranp Hydrocyanate de potasse, alcalis.

Tungstène o, Chlorure de calcium.

Titane Infusion de noix de galle.

Columbium Zinc , infusion de noix de galle.

Cérium Oxalate d'ammoniaque.

Presque tous les oxides métalliques sont susceptibles d'être précipités, soit complètement, soit eu partie, par les alcalis , les carbonates alcalius ou les terres alcalines. L'hydrosulfate de potasse les précipite également presque tous j

tmmI en est beaucoup qui peuvent, en outre, être séparés dissolutions par des précipitans particuliers. Ou a indi- <yiè,àaus la table qui précède, ceux dont on se sert ordinairement

Le sulfate de fer précipite l'or à l'état métallique. On l'emploie communément pour opérer la séparation de ce métal , excepté les cas où la dissolution contient du fer, et lorsqu'on cherche à en reconnaître la quantité; on peut alors faire usage de nitrate de mercure.

Llrydrochlorate d'ammoniaque précipite le platine de l'acide hydro-cbloro-nitrique , à l'état d'une poudre jaune. Ce précipitant est celui qu'on emploie ordinairement, parce que iTivdrochlorate ammoniaco de platine est facilement décomposé par la chaleur.

L'argent est complètement précipité de presque toutes dissolutions par l'hydrochlorate de soude, le chlorure d'argent étant insoluble dans le plus grand nombre de liquides ; c'est un des meilleurs précipitans que nous connaissions.

On découvre ordinairement la présence du mercure et on le sépare par sublimation. 11 n'y a de bon précipitant de ce métal que lorsqu'il est à l'état de protoxide, et dans ce cas j JTiydrochlorate de soude le sépare presque complètement.

Le docteur Wollaston a lait voir que le palladium peut être précipité des dissolutions dans l'acide hydro-chloro-nitrique par le cyanure de mercure. On ne connaît pas de bon précipitant du rhodium. Le docteur Wollaston parvint à le mettre à l'état de séparation par le moyen de l'hydrochlorate de soude. On ne connaît pas non plus de bon précipitant de l 'iridium et de l'osmium. Tennant réussit à séparer le premier de ces métaux par le zinc, et le second par le mercure.

On n'a point encore trouvé de précipitant salin du cuivre oui puisse être convenablement employé. On précipite ordinairement ce métal au moyen d'une lame de fer , ou par l'acide hydro-sulfurique.

On s'est servi avec beaucoup d'avantage du succinate ou benzoate de soude, ou d'ammoniaque pour précipiter le fer.

On ne sait pas quel peut être le précipitait du nickel. Proust fit usage du sulfate de potase pour le séparer du cobalt au moyen de cristallisations successivement répétées.

Il n'y a pas de bon précipitant de l'etain^ ou peut cepen- III. ia

Jj8 COMBINAISON ET DÉCOMPOSITION.

dant en opérer assez complètement la séparation par le perchlorure de mercure. Cest le zinc qu'on emploie ordinairement pour le séparer des dissolutions.

Le plomb est précipité très-complètement de ses dissolutions par le sulfate de soude.

Les chimistes ne connaissent encore d'autres méthodes à employer pour obtenir le zinc de ses dissolutions , oue de séparer d'abord toutes les terres et autres oxides métalliques avec lesquels il peut être uni, et de le précipiter alors par un carbonate alcalin.

Le bismuth est séparé de sa dissolution par l'eau et par Thydrocblorate de soude. Le précipité de couleur blanche, ne noircit pas par son exposition aux rayons solaires ; il n'est

Jjas non plus soluble dans l'acide nitrique, ce qui suffit pour e distinguer du chlorure d'argent.

L'antimoine est précipité par l'eau. L'emploi de rhydrosulfate de potasse pu d*ammoniacjue , petit être nécessaire pour reconnaître la présence du métal par la couleur du précipité produit, qui est l'orangé.

Il paraît, d'après les expériences de Klaproth, que le tellure est précipité par Te*u. Ou ne connaît que peu de ses précipitans.

L'arsenic, à l'état d'oxide Blanc, ne se sépare qu'imparfaitement par l'évaporation. L'hydro-sulfate de potasse le précipite en jaune; mais le meilleur moyen pour en reconnaître la quantité consiste à le convertir en acide , et à le précipiter alors par le nitrate de plomb.

Pour opérer la précipitation du cobalt , ou ajoute du tartrate de potassé à une dissolution qui contient le métal, et on abandonne à elle-même la liqueur du mélanfcé. 11 s'y forme spontanément des cristaux rouges rhomboïdaux , qui sont du tartrate cobaltique de potassë. Ce moyen est assez bon pour obtenir le cobalt à-peu-prés pur; mais on ne le sépare pas en totalité.

Richier a recommandé l'emploi dit tartrate dépotasse pour précipiter le manganèse. Il réussit jusqu'à nnciertaiu potot , et spécialement si la dissolution n'est pas avec excès dacme.

Le chrôme, lorsqu'il est à l'état d'acide, est précipité par le nitrate de plomb.

On nz connaît encore d'autre moyen de séparer le molyb»

DÉCOMPOSITION f-g

dène des dissolutions acides que celui de l'évaporation. 11 se dépose ainsi spontanément à l'état d'oxide.

On distingue parfaitement bien l'urane à la couleur brun* du précipité qu'il produit par l'hydrocyanate de potasse. Le* alcalis fixes le séparent complètement de ses dissolutions à l'état d'une poudre brune.

On ne parvient ordinairement à obtenir le tungstène à Té* tat de séparation , qu'en combinant son oxide avec l'ammoniaque , en évaporant à siccité et en calcinant alors le résidu.

Le titane est nrécipité par l'infusion de noix de galle sous forme analogue a celle du sang caillé. Le columbium est séparé à l'état d'une poudre blancbe par une lame de zinc, et Je cérium l'est de même par l'oxalate d'ammoniaque.

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