‹ Systême de chimieChapitre 60 sur 260 · C/3 | CD · texte numérisé non relu

C/3 | CD

Arsenic.

Tellure.

Antimoine.

BUtna tu,

Zinc.

Nickel. | | 1 1 1 1 1 1

1 )\i i ■ jaune de plomb.

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r er.

P Toxide de cuivre.

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Palladium.

Mercure.

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PtNuxidc d'argent.

1 ùt

P-'roxiit* d.* plainte.

Pjroxide d'or.

Zircone.

Aluiume.

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Glucine.

Y toi*.

M igne>«ie.

Ccuux.

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S roatiaue.

.fiante.

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Soude.

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Potaise.

ACIDES

l84 COMBIK AISOIC ET DÉCOMPOSITION.

Plusieurs de ces sels cependant, quoiqu'étant insolubles dans l'eau , sont néanmoins soluhles dans plusieurs dissolutions salines ou acides; et c'est à raison de cette circonstance que le précipité ne se manifeste pas dans tous les cas de mé>ange comme autrement cela aurait lieu.

SECTION III

De la Précipitation.

Îl résulte des observations exposées dans la précédente section, ainsi que des tables qu'on y a présentées, que les seules substances qui puisseul être précipitées de leurs dissolutions sont; parmi les bases, les terres et les oxides métalliques, et ceux des acides qui sont à-peu-près insolubles dans l'eau ; tandis que les alcalis et les acides solubles ne peuvent être précipités. 11 nous reste à considérer et Fétat des précipités obtenus et les moyens de les produire.

Conformément à la tbéorie des attractions électives, une substance est précipitée lorsque son afiioitc pour le dissolvant est moindre que celle qu'elle a pour le précipitant. Le précipité est donc pur, et la précipitation complètement opérée* si l'on emploie le précipitant en quantité sufûsaute. Cette notion des causes et des effets de la précipitation n'est plus la même depuis que Bertbollet a fait voir que, dans tous les cas, l'acide est partagé entre la base avec laquelle il était déjà combiné et la base employée comme dissolvant , et que la quantité de l'acide qui s'unit à chacune d'elles dé* pend de l'affinité et de la quantité employée. S'il arrive que la première base soit insoluble, la portion qui en sera ainsi dégagée devra se précipiter. Par cette séparation, la masse du précipitant se trouvera augmentée relativement à celle de la base précipitée; elle agira donc avec d'autant plus d'énergie, et ainsi la quantité de cette première base précipitée en devient plus considérable. Mais il n'a pas été prouve que de cette manière une substance soit capable de précipiter chaque atome d'une autre; quoique, dans quelques cas, la décoraposition soit si approximativement complète , qu'on peut, sans erreur sensible, la considérer comme telle. C'est ce qui

PRÉCIPITATION. l82

arrive lorsqu'on se sert de potasse ou de soude pures pour précipiter fa magnésie *, ou lorsqu'on emploie l'ammoniaque pour opérer la précipitation de 1 alumine ou du peroxide de 1er. Dans d'antres circonstances l'action est très-limitcc. C'est ainsi que la potasse ne paraît pas capable de précipiter complètement la barite ou la strnritiane de leurs dissolutions dans les acides; de même que l'ammoniaoue ne peut séparer en totalité la magnésie des acides qui la dissolvent.

Lorsque la base à précipiter est susceptible de former nn compose insoluble avec une proportion moindre de l'acide l'i^biUit. avec lequel elle est combinée, il est évident qu'alors la précipitation commencera à avoir lieu dès que le compose sera réduit par l'action du précipitant à l'état d'insolubilité. Ces sortes de précipités ne peuvent consister dans les bases pures. Ils doivent tous être à l'état de sous-sels. Ainsi donc pour savoir si un précipité doit être ou non une base pure , il suffit de connaître la nature de tous les composés que cette base peut former avec l'acide qui la tient en dissolution. S'ils sont tons très-solubles , on en peut conclure que le précipite est à l'état d'une base pure ou à-peu-près telle; mais si aucun d'eux est insoluble, il faut s'attendre à trouver , au-moins en partie, le précipité à l'état d'un sous-sel. Les terres alcalines forment à peine des sous-sels insolubles ; mais l'alumine et un très-grand nombre des oxides métalliques ont cette propriété; et c'est par cette raison, que l'alumine et plusieurs des oxides métalliques, après avoir été séparés d'un acide par précipitation , le précipité contient eucore une certaine portion d'acide qui lui est unie.

La tendance de plusieurs oxides métalliques à former des sous- sels est telle, qu'il suffit d'une addition, d'eau pour les précipiter. C'est ce qui a particulièrement lieu avec le bismuth et l'antimoine, et avec quelques-uns des sels oxigénés de mercure.

La considération du phénomène de la précipitation des métaux de leurs dissolutions , par le moyen d'autres mé- Pr*.ipiia«o» taux, embarrassa pendant long-temps les chimistes. Ber- e" meUU*' thollet en donna l'explication en supposant que le précipité est un alliage. Cette observation est très-fondée sans doute pour quelques cas , mais elle ne peut se rapporter qu'à la couche mince du précipité qui a voisine le métal précipitant. Ainsi , par exemple , lorsque le zinc précipite

l86 COMBINAISON ET BÉCOMPOSITIOIT.

le cuivre, la couche du précipité prés le cylindre de aoc contient toujours un peu de ce dernier métal. La même remarque s'applique probablement au précipité de l'argent par le cuivre. Mais dans celui du cuivre par le fer , je n'ai trouvé aucun mélange de fer lorsque ce métal a été poli et ou'il n'est pas corrodé inégalement. L'opinion énoncée par M. Sylvestre , que les précipités métalliques sont toujours produits par l'action du galvanisme, me paraît être la plus probable de toutes. C'est alors réellement l'hydrogène qui réduit et précipite les métaux dans tous les cas; de sorte qu'ils sont séparés ou à l'état de pureté ou à celui d'union avec l'hvdrogène, selon que les métaux ont ou n'ont pas la propriété de se combiner avec ce principe.

Lorsque pour opérer la précipitation d'un acide soluble ou d*> acia««. emploie une base, la substance qui se dépose est toujours un composé qui consiste dans l'acide uni à la base dont on a fait usage. Dans ce cas, comme dans le précédent, l'acide est ou séparé en totalité, ou sa précipitation est incomplète suivant l'énergie de la base employée et le degré d'insolubilité du sel formé.

Lorsque c'est un sel neutre qu'on emploie comme précipréc'af ut°° P'tan*» 1* substance précipitée est toujours an compose. Elle •ci/ocati»». consiste dans la combinaison de l'une des parties constituantes du sel précipitant avec l'une des parties constituantes du sel en dissolution. On ne peut se servir, à cet effet, que de ceux des sels qu'on sait devoir former des composés insolubles avec 1 acide ou la base dont il s'agit d'opérer la séparation. Dans ces cas, la séparation est complète lorsque le nouveau sel produit est entièrement insoluble. Les sels neutres, employés comme précipitans, remplissent en général beaucoup plus promptement et plus complètement cet objet que des bases pures ou des acides. C'est ainsi que les carbonates alcalins sont beaucoup plus efficaces pour la précipitation des terres que les alcalis purs, et que la barite est séparée plus promptement par le sulfate de soude que par l'acide sulfurique pur. Cette supériorité d'actionest due, en partie, à l'action combinée de l'acide et de la base, et en partie à ce que l'action d'un sel neutre sur le précipité, est comparativement moindre que celle d'un acide ou d'un alcali*

Car ce n'est pas à raison de ce qu'ils sont insolubles dans l'eau que la précipitation des sels a lieu, mais bien parce que

J>KÉCl*ITÀTIO!f. 187

le liquide particulier dans lequel se produit le précipité ne peut les tenir en dissolution ; et s'il arrive que ce liquide soit capable de dissoudre un sel particulier quelconque , ce sel ne se précipitera pas , quoiqu'étant même insoluble dans l'eau. C'est par cette raison que les précipités disparaissent si souvent dans des dissolutions qui contiennent un excès d'acide ou d'alcali, etc.

Lorsqu'on a mêlé ensemble différens sels, ils se séparent ou spontanément , ou par évaporafion , suivant Tordre de leur Wp4rtlîr solubilité. Ceux qui sont insolubles se précipitent immédiate- ^ j« 'f doo* ment dans le mélange , et ceux qui sont le moins solubles cris-dt* ttU0M tallissent les premiers par l'évaporation de la dissolution. La potasse forme avec l'acide sulfurique un sel beaucoup moins soluble que le sulfate de sonde ; c'est par cette raison qu'on lui a supposé, pour l'acide sulfurique, et, par analogie, pour les acides en général, une affinité plus forte que celle de la soude; car en mêlant du sulfate de soude avec la plupart des sels de potasse, on obtient par l'évaporation du sulfate de potasse.

Mais dans les cas de mélanges de deux sels, leurs proportions influent beaucoup sur les sels produits. Les mêmes sels résultant d'un mélange dans une certaine proportion ne s'obtiendraient pas de ce mélange dans une proportion différente. C'est ce qui semble évident par l'exposé des expériences suivantes de Berthollet.

188 COMBINAISON ET DECOMPOSITION.

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