CHAPITRE PREMIER
Composition de P Atmosphère.
osions l*s anciens ne paraissent pas s'être beaucoup occupés ni d« aocitu. des propriétés, ni de la composition de l'atmosphère. Aristote la considéra comme un des quatre élémens, placé entre les régions de Veau et du feu, et mélangé avec deux exhalaisons, l'une sèche , et l'autre humide. C'est à la première de ces exhalaisons qu'il attribuait la formation du tonnerre, des éclairs et du vent; la seconde produisait la pluie, la neige et la grêle* Les anciens semblent, en général, avoir regardé la couleur bleue du firmament comme essentielle à l'atmosphère ; et plusieurs de leurs physiciens pensaient qu'elle était le principe constituant d'autres corps, ou, au-moins, que cet air et
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Vautres corps peuvent être réciproquement convertis les uns dans les autres *. Mai» ces opinions restèrent dans le vague des conjectures jusqu'à ce que la matière eût été éclaircie par la sagacité de Haies et de ceux des savans qui suivirent son illustre carrière.
Nous n'en étions pas encore au temps de Bacon, qui le D<->omrte» remier apprit aux hommes à examiner les phénomènes de dei ^lodcfu**• 1 nature, que déjà on s'occupait de recherches précises sur l'atmosphère. Galilée en commença 1 étude en faisant voir qu'elle était pesante; propriété qui bientôt après fut mise dans son plus grand jour par Toricelli, Pascal, etc. Celles de sa densité et de son élasticité furent reconnues par Boyle et par les académiciens de Florence. Mariotte mesura sa dilatabilité*, Hook, Newton, Boyle, Derham, découvrirent ses rapports avec la lumière, le son et l'électricité. Newton expliqua les effets qu'elle éprouve de l'humidité; d'où Halley essaya de déduire la cause des variations dans son poids, indiquées par le baromètre. Mais une éuuraération complète des découvertes qui ont été faites sur l'atmosphère est eu général du ressort de la pneumatique , science qui a essentiellement pour objet la considération des propriétés mécaniques de l'air.
La connaissance des parties composantes de l'atmosphère ne marcha pas de pair avec la recherche de ses propriétés mécaniques. Les opinions des plus anciens chimistes à ce sujet sont trop vagues et trop absurdes pour mériter aucune mention particulière. Cependant Boyle et ses contemporains mirent ce fait hors de doute que l'atmosphère contenait deux substances distinctes. 1.° Un fluide élastique qu'ils désignèrent par le nom d'a/r: 2.0 de l'eau à l'état de vapeur. Outre P>nî" ces deux corps, on supposa au il existait encore dans 1 atmo- »ie sphère une grande variété d autres substances qui s'y me- l*unc*i>b«p* laient continuellement en se dégageant de la terre ; qui souvent en altéraient les propriétés et la rendaient nuisible ou
* Ainsi od lit dans Lucrèce :
Sonpcr en»tn quodcnmqne fiait «îe rebut , id orene
Aeri» in magnum fertur niare : <jui mai contra
C'orpora rttnbual rebut, recrectque fluenhi»,
Omuia )ftn rctoluta forent, et in aera vert*.
Haud igitur cis»at gigui de rébus, et in res
Recidcre *»»idu«, quoniaro Uuere onmia coûtât. Ub, V, »f •
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funeste. Depuis la découverte, par le docteur Black , du gnz acide carbonique, on s'est assuré que ce fluide élastique entre t< ujoursdaus la composition de l'atmosphère, et que par conséquent ses parties constituantes sont :