‹ Systeme de chimie. Traduit de l'anglais sur la 5. éd. (de 1817) (volume 3)Chapitre 118 sur 211 · COOL DE · texte numérisé non relu

COOL DE

Sulfate de soude . . .

Sulfate de magnésie. .

Nitrate de potasse. . .

JN'itrate de soude. . . .

io,5o

Hydroch. de potasse. .

Hydroch. de soude. .

Hyd. d'ammoniaque. .

Hyd. de magnésie, dessèche a 49° cent . .

Hydroch. de barite. .

Idem cristallise. . . .

Acétate de chaux. . . .

sa flrame Lorsqu'on brûle de l'alcool, qui contient certaines SubtBiaîe par des *i- v i • m • n

ccb. stances salines en dissolution , il arrive souvent que sa flamme est d'une teinte diversement colorée, suivant le corps. Ainsi, le nitrate de strontiane la rend pourpre; l'acide borique, et les sels cuivreux, verte-, l'hydrochlorate de chaux, rouge; le nitrate de potasse et le perchloruie de mercure, jaune.

de l'alcool. 365

ii. Les chimistes furent d'opinions différentes sur la Composition, nature de l'alcool. Stahl le considérait comme étant composé d'une huile très-légère, unie, par le moyeu d'un acide, à une certaine cfuantité d'eau. Suivant Junker, c'était une combinaison du phlogistique avec feau, à l'aide d'nn acide. Cartheuser assurait, d'un autre côté, que l'alcool ne contenait point d'acide, et qu'il ne consistait que dans le phlogistique pur, et l'eau. Mais ces hypothèses n'étaient encore que de simples assertions, qu'aucune preuve quelconque n'appuyait, lorsque Lavoisier entreprit le premier l'analyse de l'alcool. Il fit brûler une certaine quantité d'alcool, d'une pesanteur spécifique de 0,829a, dans une cloche de verre, sur le mercure, et remplie de gaz oxigène ; il calculait les parties constituantes de l'alcool, d'après la quantité de gaz oxigène consumé, et celle de 1 acide carbonique formé par la combustion d'un poids donné d'alcool x. Mais les résultats qu'il obtenait en procédant ainsi, ne pouvaient être exacts, parce qu'il s'évaporait de l'alcool qui ne brûlait pas, et qu'il n'avait aucun moyen de déterminer la proportion de cette quantité sur celle totale de l'alcool mis en expérience. Théodore de Saussure reprenant, en 1807, la recherche de la composition de 1 alcool, essaya la méthode de Lavoisier. Il fit détoner un mélange de vapeur d'alcool et de gaz oxigène par l'électricité ; mais le procédé dans lequel il eut la plus grande confiance, tut celui qui consistait à décomposer l'alcool, en le faisant passer à travers un tube de porcelaine rpuge de feu, et à analyser le gaz qui était produit a. Les résultats qu'il obtenait par ces procédés, différaient considérablement les uns des autres. Les siens se rapprochaient plus sans doute de la vérité que ceux de Lavoisier, parce que depuis l'époque où ce savant s'était occupé de ses expériences , fart de l'analyse avait fait des progrès considérables. Mais les résultats de Saussure ne pouvaient encore être considérés que comme des approximations. Il porta de nouveau son attention sur ce sujet en 181 3, et publia une nouvelle analyse de l'alcool, qu'on peut considérer comme se rapprochant tout aussi près de la précision, que l'état présent de la science pourrait l'admettre. Il employait, pour son analyse , de l'alcool d'une pesanteur spécifique de o,83o2 à la température de

1 Méra. Par. i^r.

' jNicholsoa's Journ. XXI , 225.

1 70 centig., obtenu par rectification d'esprits ordinaires. Cet alcool était un composé de 1 3,8 eau et 86,2 de l'alcool absolu de Ricbter; la composition de cet alcool absolu était donnée par la soustraction de l'eau, des produits obtenus. Sa méthode d'analyse consistait à faire passer l'alcool à travers un tube de porcelaine rouge de feu , et de là dans un tube de verre d'environ 2 mètres de long, entouré de glace. Tons les produits étaient exactement recueillis et pesés-, il se déposait un peu de charbon dans le tube de porcelaine, et une très-petite portion d'huile dans le tube de verre. L'eau condensée s'élevait aux 0,224 de l'alcool faible employé, et cette eau contenait les o,oo35 de son poids d'alcool absolu. Le gaz combustible pesait 5rj grammes (le poids de l'alcool faible emplové était de 81 grammes), et il y eut une perte d'environ 4 grammes. Le gaz ayant été brûlé dans un eudiomètre avec du gaz oxigène , les produits de la combustion furent de l'acide carbonique et de Feau. Il fut consumé 3 volumes de gaz oxigène, par 2 volumes de gaz carbonique produit. Or, c'est îa propriété du gaz hydrogène percarboné ; d'où il suit, que le gaz est précisément le même dans sa composition, comme s'il était un mélange de vapeur d'eau et de gaz hydrogène percarboné. Le résultat de l'analyse fut, que l'alcool absolu de Richter est un composé de

Hydrogène 1^>7o

CarboDe 5 1 ,98

Oxigène 34,32

100,00 Ou bien , la composition peut être établie ainsi :

Gaz hydrogène percarboné 61 ,63

Eau 38,37^

100,00 Si nous le supposons composé d'un volume de gaz hydrogène percarboné et d'un volume de vapeur d'eau réduits à 1 volume, sa pesanteur spécifique, à l'état de vapeur, sera exactement égale à la pesanteur spécifique de ces deux fluides élastiques ajoutés « nsemble. Or, la pesanteur spécifique de ces corps, est :

Gaz hydrogène percarboné °i974

"Vapeur d'eau • 0,625

Et la pesanteur spécifique de la vapeur d'alcool est déterminée par Gay-Lussae à i,6î33, ce qui coïncide presque avec le résultat précédent. Dans cette supposition , la cornposition 3e lalcool sera:

Gaz hydrogène percarboné. 29,72 62,2 100 i,85i

Tapeur d'eau 18,062 5 7,8 60,77 1»12^

D'où il suit, que c'est un composé de 2 atomes de gaz hydrogène percarboné et de 1 atome d'eau; de sorte qu'on peut établir la constitution de l'alcool, ainsi qu'il suit, savoir:

3 atomes hydrogène = 0,375 2 atomes carbone = 1 ,5 1 atome oxigène = 1,0

Ainsi c'est un composé de 6 atomes, et le poids d'une de ses molécules intégrantes est 2,875.

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