II. Poids égaux
Eau ziz 1
* Mercure = 4.800
Huile de lin zi= i.o85
17. Quant aux substances gazeuses, il est bien reconnu que les corps s y reiroidissent plus lentement que dans les liquides: mais comme le refroidissement des corps chauds dans les gaz peut résulter de différentes causes indépendantes du pouvoir conducteur de ces fluides, il est difficile d'en évaluer l'intensité relative par la durée du temps nécessaire pour
« Annales lie Chim. XXVI , 2^5.
• Phil. Trans. 1792.
qne les corps chauds qui y sont placés se refroidissent. Le comt^ de Rnmford a trouvé que le refroidissement d'un thermomètre est à-peu-près quatre fois plus prompt dans l'eau que dans Tair à la même température". Mais on ne peut tirer aucune induction de cette expérience, parce quil est cnnnu que le terme du refroidissement varie , avec la tem[)ériiture , beaucoup plus dans l'eau que daus l'air. Le comte de Rumford s'est également assuré que la raréfaction diminue le pouvoir conducteur de l'air , et que c'est dans le vide que les corps chauds refroidissent le pins lentement.
Il était facile à M. Leslie , au moyen de la sensibilité de ses instrumens, d'examiner avec plus de précision qu'on n'avait pu le faire encore, la faculté conductrice des gaz, et il reconnut les faits suivans-.
Le pouvoir conducteur de tous les gaz est diminué par la raréfaction ; Leslie crut pouvoir conclure de ses expériences que le pouvoir conducteur de lair est à peu-près comme la racine cinquième de sa densité. Mais Daltoa a rendu probable que cette faculté est comme la racine cube de sa densité.
Les vapeurs de toute espèce, ainsi que tout ce qui a de la tendance à dilater l'air, affaiblissent sa faculté conductrice. Cette faculté est à-peu-près égale dans l'air atmosphérique , le gaz oxigène et l'azote. Dans le gaz acide carbonique, elle est inférieure à celle de l'air; mais les corps chauds se refroidissent au-delà de deux fois plus vite dans le gaz hydrogène que dans Fair ordinaire; et , d'après les expériences de Leslie sur la marche du refroidissement et sur le rayonnement , qu'il a trouvé être le même dans l'air et dans le gaz hydrogène, il paraît que le pouvoir conducteur du calorique est dans ce dernier gaz quadruple de ce qu'il est dans lair-.
M. Dalton a examiné en dernier lieu la marche que suivent des corps chauds en se refroidissant dans différens gaz : il remplissait une iiole du gaz à examiner, il y introduisait , à travers un bouchon de liège percé à cet effet , un thermomètre sensible ; il observait le temps que cet instrument
' Phil. Trans. 1-86.
* Leslie's inijuiry into the nature of heat . p. î;3.
6o CORPS IMPONDÉRABLES.
mettait à descendre de i5 ou 20° centigrades. La table qiii
suit présente le résultat de ses essais '*'.
Caz. Temps du refroidissement.
Acide carbonique 112"
Hydrogène sulfuré )
Oxide nitreux . . . ioo-+-
Gaz olefiant '.,.,')
Air atmosphérique )
Oxigène ^. ... 100
Gaz azote ')
Gaz nitreux go
Gaz retiré de la bouille 70
Gaz bydrogène 4^
SECTION III
De la Distribution égale de Température.
0>- a vu, dans la précédente section, que le calorique peu! se mouvoir à travers tous les corps, quoiqu'avec plus ou moins de facilité. De cette propriété résulte sa tendance à se distribuer de lui-même dans les corps contigus, de manière que Tindication de leur température , par le thermomètre, soit la même pour tous.