CORPS
Calorique latent.
Calorique
réduit
à la chaleur spécifique
de l'eau.
Soufre
Bianc de baleine. . .
Plomh. .'...,..
Cire d'abeilles. . . .
Zinc
Echelle certig.
Centig.
iGo
ij
Etain,.,.., .,.
Bismuth . .
Le calorique latent du blanc de baleine, de la cire, et de léîain, fjit déterminé par le docteur Irvine, et celui des autres substances par son fiis. Ce calorique, dans la deuxième colonne, exprime le nombre de degrés dont il aurait fallu que la température de chaque corps, à l'exception du blanc de baleine et de la cire, eût été augmentée lorsqu'il était solide. A l'égard de ces deux dernières substances, le calorique, dans la colonne, indique l'accroissement de température qu'il aurait produit sur elles, tandis qu'elles étaient fluides. Molière et ^- ^^ ^ ^^^ ^^^^^ Tcudu extrêmement probable, par les ob- ^uctiiiié duei servations et les expériences du docteiu" Black, que l'état de
a la même ,, , r . i 1 • i> i-
c«u»e. mollesse des corps, qui sont rendus plastiques par i application de la chaleur, est dû à une certaine quantité de calorique latent qui se combine avec eux ; c'est à la même cause encore qu'on doit attribuer la malléabilité et la ductilité des i»étaux; et c'est par cette raison qu'ils deviennent chauds et cassans, lorsqu'ils sont soumis à l'action du marteau.
II. La conversion des solides en liquides est donc occasionnée par la combinaison d'une certaine dose de calorique avec le solide, mais il est un autre changement d'état encore plus remarquable, que les corps sont susceptibles d'éprouver lorsqu'ils sont exposés à l'action de la chaleur. Presque tous les liquides, lorsque leur température est élevée convenablement, prennent par degrés la forme d'un fluide élastique, invisible comme îair, et jouissant des mêmes propriétés mé-
caniqnes. Ainsi l'eau, lorsqu'elle bout, est convertie en vapeur, fluide invisible, dont le volume est 1800 fois plus considérable que celui de l'eau, et qui est élastique comme lair. Ces fluides conservent 1 état d'élasticiîé aussi long-temps que leur température reste suffisamment élevée ; mais lorsqu'elle s'abaisse, ils perdent cette forme et redeviennent liquides. Tous les liquides, et même un grand nombre de solides sont capables d'éprouver ce changement, lorsqu'ils sont chauffés suffisamment.
2. Parmi les liquides, ilen est quelques-uns qui se conver- Quelques corps tissent par degrés en fluides élastiques, à toute tempéra- vap^ù^rt^U ture quelconque, tandis que d'autres ne commencent à prendre dSo^s^n'^tV cette forme que lorsqu'ils ont été chaulfés à un certain point; '°"* P^*^"'^''i*' l'eau est bien connue pour être un exemple du premier cas.
Si l'on examine avec soin i'eau dont est rempli un vase ouvert, on la voit diminuer chaque jour de volume , et à la fin disparaître totalement. Si l'expérience se faisait dans un vase assez grand, préalablement vidé d'air, on trouverait que l'eau remplirait le vase à l'état de vapeur invisible, à quelque température que le vase ait été exposé. L'alcool, l'éther, et les huiles volatiles.passentégaleraentàl'étatdefluicies élastiques à toutes les températures; mais l'acide sulfurique et les huiles fixes ne commencent jamais à se former en vapeur, que lorsque leur température est parvenue à un certain degré d'élévation; ces substances ne perdent sensiblement rien de leur poids dans des vaisseaux ouverts , et celui de l'acide sulfurique ne diminuerait pas, lors même qu'il serait tenu long-temps à la température de feau bouillante. La conversion des liquides en fluides élastiques à toutes les températures, s'appelle eVapoTation spontanée.
3. Toutes circonstances égales d'ailleurs. Té va poration des Fxpiication liquides augmente à mesure que leur température s'accroît ,*^^ ^^''"'^»""*et lorsqu'elle a été élevée à un certain degré , ils prennent la
forme de fluides élastiques avec la plus grande rapidité. Si le calorique a été apphqué à la partie inférieure du vase qui contient le liquide, comme cela a lieu ordinairement, lorsqu'il a acquis cette température , ses molécules les plus voisines de la source du calorique sont converties les premières en un fluide élastique; elles s'élèvent à travers le liquide sous la forme de bulles d'air, et y produisent une agitation violente qu'on nomme éhulîition. Chaque liquide a
lia
CORPS IMPONDERABLES.
Termes
A'ébuUiuou,
particulièrement un point déterminé auquel, toutes choses égales d'ailleurs, il commence à bouillir, et ce point est désigné comme étant celui de son ébullition. Ainsi l'eau commence à bouillir lorsqu'elle est chautfée à 100° centig. Il est remarquable que lorsqu'un liquide a commencé à bouillir, il ne s'échauffe jamais davantage à quelque forte chaleur qu'il soit exposé ; elle n'opère alors d'autre effet que de le faire bouillir plus rapidement, mais elle n'en augmente pas la température. Ce fait fut observé, pour la première fois , par le docteur Hooke.
4. On indique, dans la table suivante, le point d ébullition d'un certain nombre de bquides , savoir :
:.,çîORPS.
Terme
de
l'ébullition.