‹ Système de graphologie; l'art de connaître les hommes d'apres leur écritureChapitre 69 sur 97 · IT* CLASSE, GA.R4CTÈBE · texte numérisé non relu

IT* CLASSE, GA.R4CTÈBE

LU' OBJ>&£, DÉTELOPFEHENT I>D SENS IBASCIBLE.

LXIJ' GENRE, COLÈRE.

Le car a cl ère irascible se rend, en ecritur,e par le mouvement vif, brusque, oscendaTit des traits, spéciale meut des barres qui coupent les t minuscules. Le signe-type est trèsmarqué. La première fois qud je vis l'écriture du malheureux duc de PrasUn, devenu assassin de sa femme daus un mouvement d'irast'.ibilité extrême qu'il ne sut pas maitrisËr, je cherchai de suite les barres de ses t minuscules. Ces barres sont tracées si impétueusement, la plume obéit à un mouvement cérébral si impatient, si emporté, qu'elles ne touchent même pas la lettre et qu'elles sont jetées vivement sur le côté, en avant. Proverbialement, on raconte ceci des gascons qui sont vifs : quand un gascon tous dit n je te donnerai un soufflet », vous l'avez déjà reçu. Il semble que la main de l'emporté SG hâte d'obéir à cette excitation si terrible de l'irascibilité, et prodait immédiatement la menace contenue dans ce trait rapide. Je regrette de ne pouvoir donner un calque de l'écriture du duc de Praslin.

Tous les coups de plume montants, brusques, les lettres devenues de simples barres aiguës, disent L'irascibilité.

Etudier l'écriture de Byron, page 203 et celle de Paul de Cassagnac, page 169.

IV* CULSSE, GABACTÈHE.

un* ORDBE, DÉVELOPPEMENT SU SENS SUSCEPTIBLE.

LXX' GhimE, SUSCEPTlBrUTÉ

995. Susceptibilité. Les susceptibles sont dans la disposition de se iihoqner de tout de ta part d'autrui.

Le signe graphique est complexe.

Ecriture couchée : grande impression- ) nabilité, > Snsc^tibilité.

Crochet égoïste : ptrtoimalité, )

Généralement 9 les grands impressionnables^ par là même qu'ils sentent si vivement, sont susceptibles.

Pour récriture-type, voyez toutes les écritures des sensitifs que nous avons données, page 166 et suivantes. L'écriture de Paul de Cassa gnac, page 169, est lin bon type du caractère susceptible. Sa nature passionnée le domine : de là celte puissance militante qu'il a dans la polémique au plus haut degré : il sent très-vivement. Il se blesse et il s'irrite.

Quoique nous ayons eu raison de faire des classes distinctes du caractère, de la nature et des instincts, il n'en faut pas moins remarquer que, dans l'âme humaine, la séparation ne se fait prs avec la rigueur du travail d'analyse que le psychologiste apporte dans son étude. Iqstincts, nature, caractère, tout se tient dans Tàme. Le caractère vif, irascible, emporté, répond à une nature de force exubérante, à des instincts de violence, par un certain côté. La science est obligée de séparer ces choses qui se tiennent, s'enchaînent, agissent les unes sur les autres pour accentuer ou pour adoucir. L'homme est complexe. De là la nécessité d'étudier à part chacune de ses forces; mais, toujours, il faut se rappeler que Cfe n'est qu'un procédé d'analyse, et qu'il y a merveilleuse unité dans l'être que nous avons soumis, par le moyen de l'analyse psychologique et graphologique , à l'opération d'une anatomie détaillée.

V« CLASSE. —ESPRIT

Nous abordons maintenant notre cinquième classe. Elle comprend ce qu'on appelle, dans l'homme, Vesprity ce que nous avons détini: les facilités de Tàme. Il y a souvent dans l'homme de grandes choses par de nobles instincts, une nature franche et loyale, un beau et bon caractère; mais tout cela peut être comme de l'or dans sa gangue^ et ne pas se manifester avec des dehors aimables, gracieux, plaisants, faciles. L'esprit en nous est' donc bien distinct des qualités. On peut être plein d'esprit et n'être qu'un misérable, qu'une nature égoïste, glaciale, et manquer complètement de ce sens droit et honnête qui fait

37i SYSTÈME SE CHAFHOLOGIB

l'homme digne de ce noni,ea CJsmmandant autour de lui le respect. Notre classi&catLou eul été bien incomplète sans ce large point de vue, qui nous montre sous un aspect nouveau, admirablement traduit par les signes graphiques, l'un des cdtés les plus saisissaots de l'&me humaine.

yi CLASSE, KSPHIT,

LIT» OftDRE, DtTJEtOPPBMBNT DU SENS CUIRTOTAKT.

LIÎJ* GENRE, SAGACITÉ.

Le sens clairvoyant s'exerce par dens procédés de l'esprit : la lucidité et la pénétratioii. Pour l'une, les choses apparaissent bien ce qu'elles sont, comme dans un miroir où l'esprit les saisit tout entières; pour l'autre, l'esprit a un regard investigateur et sagace nui ne laisse pas un recoin dés objets sans les examiner aans le plus minutieux détail. Il y a deS' esprits très-lucides qui manquent de sagacité ; et il y a des sagaces très-pénétrants, qui ont peu de lucidité. Les signes graphiques disent bien ces nuances.

S96. Netteli. Les esprits nets n'ont rien de confus. 397. Jutlesie. Les esprits qui ont de ta justesse, mesurent bien toutes choses dans une parfaite porportion. 398. Clairvoyance Les clairvoyants voient exactement les choses ce qu'elles sont. S99. Sagacité. Les subtils (ne pas confondre avec les raisonncMrsjjiôIi/s que nous avons étudiés, p. 149) ont de l'adresse dans l'investigation des objets et voient minutieusement les moindres détails, mais souvent ils s'y perdent. Ils manquent de largeur de vue. Ils se servent trop de la lonpe ; et l'ensemble peut facilement leur échapper. 300 Pénétration. Les péuétranls voient loin et en grand. 301. Discememeni. Les hommes de discernement savent choisir et juger les choses sous leurs aspects divers. 302 Sctw. Les sensés ont raison et jugement. 'ifiZ.Sagtste. Les sages sont judicieux et avisés.

■Toujours, on levoit,gr&ce à la richessede notre langue, beaucoup de synonymies.

Le signe type de la lucidité dans l'esprit, lucidité qui prépare le jugement, consista dans le grand espace qui aé-

SYSTËlinS DE GRAPHOLOGIE S75

pare les mots et les lignes, et qui ne laisse pas la plume enchevêtrer les jambages des lettres d'une ligne dans ceux des lettres de l'autre ligue.

Etudiez l'écriture de Cavour : elle est un type pour cette belle nuance de l'esprit. L'air circule bien entre fes lettres, entre les mots, entre les lignes. C'est le signe infaillible d'un grand jugement.

C'est très-remarquable dans l'écriture de M. Thiers, page 464.

JDans ces deux types, pas un jambage d'une lettre eu haut et en bas des lignes ne va s'enchevêtrer avec les lettres des autres lignes. Comparez ces types à celui du cliché 83, . plus haut, page 252, où toutes les lignes s'enchevêtrent, et vous verrez le contraste entre l'écriture des esprits nets et lucides, et celle des esprits embrouillés auxquels manque le jugement.

Plus l'écriture des lucides a de hauteur dans les lettres (l'écriture magistrale), moins il y a de subtilité, de sagacité fine, mais plus il y a de grande netteté, de justesse daus la vue des choses. Voyez l'écriture de Fénélpn, de Louis XIV, etc.

y« CLASSE, ESPRIT.

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