‹ Système de graphologie; l'art de connaître les hommes d'apres leur écritureChapitre 77 sur 97 · THÉOLOGIE · texte numérisé non relu

THÉOLOGIE

Le sens abstrait est l'inverse du sens poétique, il va au vrai, au vrai absolu.

L'écriture de ces abstraits, de ces philosophes, de ces théologiens, n'a rien qui rappelle la recherche du beau, le sens de la forme ; il faut arriver à des formules sèches, brèves, positives. 11 faut matérialiser, algébriser en quelque sorte ces merveilleuses et savantes analyses, ces anatomies métaphysiques, qui ont, pour objectif, de purs êtres de raison. On no fait pas de 1 ontologie comme on charpente un grand poème, comme on cisèle un splendide bas-relief.

L'écriture répondra pleinement à cette notion physiologique des travaux du pur esprit, qui embrassent tout le domaine psychique.

338*" Didactique, philosophie, théologie.

Le signe graphique sera : l'emploi exclusif de lettres très simples, très sobres, avssi peu mouvementées que peut les produire la plume Elles ont bien rarement une aspiration vers la grâce de la forme, quoique le travail sur le vrai lie soit pas la négation de Tamour du beau. Mais le travail purement spéculatif demande trop de tension au cerveau, pour que la plume ait, pour ainsi dire, des dist ^actions artistiques. Voyez l'écriture de Pascal.

SYSTÈME DE GRAPHOLOaiE 387

Quelle sécheresse ! Qaelle forme dépouillée de tout orment. Ce sont presque des hiéroglyphes et il faut être grapholôgiste pour lire cela : a La synagogue a précédé TEglise. Le^ juifs^ les patriarches^ les prophètes^ ont précédé les chrétiens, S. Jehan^ J. C » (1) ,

Le grammairien Domergue^ tout occupé d^abstractions^ a la petite écriture âèche, d'une sobriété excessive^ et nous dit la négation absolue de toute imagination.

VI* CXASSE, APTITUDES.

LXiy« OEDRE^ DÉYELOFPEMEIST DU SENS PEÉGIS.

LXXXl^ GENM, SCIENCES NATURELLES.

339** Histoire naiuvelley physique^ science générale.

Dans ces travaux de Tesprit, il y a moins de sécheresse que dans ceux de l'abstraction pure. Un naturaliste, un physicien ne se perdent pas dans les sécheresses de la métaphysique. La nature, même inanimée, présente des formes et prête à une espèce de poésie.

Les écritures des savants n'ont donc pas toute la sécheresse, toute la sobrité froide jies didactiques et des philosophes.

Nous pouvons étudier celle Cuvîer, qui est d'un logicien mêlé d'un peu d'intuitivité. Voyez page 158. Il y a sobriété cependant. Le côté imagination ne se montre bien que dans la signature qui nous rend l'homme intime. Le savant se contient; il est à ^on œuvre d'investigation ; mais il arrive a ses belles découvertes, plutôt par

(i) Mais Pascal n'e^t pas seulement un mathématicien, nous avons de lui, une écriture de sa jeunesse qui est merveilleuse de graphisme comme poésie et sentiment de Fart.

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SYSTÈME DB aEAPHOLOaiE

sa grande puissance de dédactivité, que par celle de Tintuivité.

L'écriture de Saulcy (voyez la Graphologie de 1872, n« 34) se rapproche de celle de Cuvier, par l'ardeur, l'entrain^ la passion presque, — Cuvier est très passionné, surtout très ambitieux : l'ambition a dévoré sa vie ; —

remarque

vant^ qui est pour moi depuis de longues années un ami de cœur, qu'à mesure qi\e son cerveau s'est absorbé dans les recherches de la numismatiqne^ qui demandent un sens de perception si exquis et si sûr, son écriture a pris un grand développement des signes de l'intuivité.

Voir l'écriture de Beulé (Graphologie de 1874, n» 10), et page 265 de ce livre. L'écriture de ce malheureux savant a de la netteté, de la précision, et dit une grande lucidité.

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