‹ Système de logique déductive et inductiveChapitre 13 sur 68 · XXII PRÉFACK DES TROISIÈME ET QUATRIÈME ÉDITIONS · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACK DES TROISIÈME ET QUATRIÈME ÉDITIONS

sieurs des arguments qui m'ont été opposés, non par goût pour la controverse, mais parce que c'était une occasion favorable d'exposer plus clairement et plus complètement mes propres solutions et leurs fondements. En ces matières, la vérité est militante et ne peut s'établir que par le combat. Les opinions les plus opposées peuvent faire montre d'une évidence plausible quand chacune s'expose et s'explique elle-même ; ce n'est qu'en écoutant et comparant ce que chacune peut dire contre l'autre et ce que celle-ci peut dire pour sa défense, qu'il est possible de décider quelle est celle qui a raison.

Même, les critiques desquelles je m'éloigne le plus m'ont été très-utiles, en me sio^nalant les endroits on l'exposition avait besoin d'être développée ou l'argumentation fortifiée. J'aurais souhaité que le livre eût été plus attaqué, car j'aurais pu probablement l'améliorer teaucoup plus que je ne crois l'avoir fait.

Dans la présente édition (sixième), j'ai écarté un sujet de plaintes qui n'auraient guère pu se produire à une époque plus ancienne. Les doctrines principales de ce traité sont, en somme, compatibles avec l'une et l'autre des théories en conflit sur la structure de l'esprit humain (la théorie à priori ou Intuitive et la théorie Expérimentale), bien qu'elles puissent exiger de la première — ou plutôt de certaines de ses formes — le sacrifice de quelques-uns de ses ouvrages extérieurs. Je m'étais donc

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abstenu, autant que possible, comme je le disais clans l'Introduction, de pousser la recherche au delà du domaine spécial de la Logique jusques aux régions métaphysiques plus lointaines de la pensée, et je m'étais contenté d'exposer les doctrines de la Logique en des termes qui sont la propriété commune des deux écoles rivales de métaphysiciens. Cette réserve fut probablement dans les premiers temps une recommandation pour l'ouvrage; mais vint un moment où quelques lecteurs en furent mécontents. Voyant que continuellement la recherche s'arrêtait tout court par ce motif qu'elle n'aurait pas pu être portée plus loin sans entrer dans une. plus haute métaphysique, quelquesuns furent enclins à conclure que l'auteur n'avait pas osé pousser ses spéculations dans ce domaine, et que s'il y était entré il en aurait probablement rapporté des conclusions diiférentes de celles auxquelles il était arrivé dans son ouvrage. Le lecteur a maintenant un moyen de juger si c'est là ou non le cas. A la vérité, je me suis presque entièrement abstenu, comme dans les précédentes éditions, de toute discussion des questions de métaphysique, un traité de Logique n'admettant pas, ce me semble , un autre plan ; mais la place de ces discussions a été remplie par des renvois à un ouvrage publié récemment [Examen de la philosophie de sir William Hamilton)^ dans lequel on trouvera le surplus des recherches qui ont dû nécessairement être écourtées dans celui-ci. Dans quelques cas, peu nombreux, où c'était possible et convenable, comme

XXIV PRÉFAGK DES TKOlï>lEiVlL ET OUATIUEME ÉDITIONS.

dans la dernière section du chapitre III du Deuxième Livre, on a donné le résumé et la substance de ce qui est établi et expliqué plus au long et plus complètement dans l'autre ouvrage.

Parmi les nombreuses améliorations de moindre importance de cette édition, la seule qui mérite d'être particulièrement indiquée est l'addition de quelques exemples nouveaux de recherche inductive et déductive, substitués à d'autres que le progrès de la science a remplacés ou n'a pas confirmés.

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