‹ Système de politique positive (volume 5)Chapitre 1 sur 20 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

DU TOME DEUXIEMB.

La préface générale par laquelle commence le volume précédent exigeait plusieurs explications complémentaires, En les plaçant ici^ je n'y joins aucun avertissement propre au tome actuel^ envers lequel je dois seulement réclamer spécialement une attention profonde et soutenue^ conforme à l'importance et à la difficulté du sujet Si notre siècle de transition interdit à la plupart des lecteurs d'étudier la sociologie d'après une suffisante préparation encyclopédique ^ rien ne peut les dispenser d'y transporter les dispositidhs et les habitudes reconnues nécessaires envers les sciences moins compliquées. Ceux qui ne rempliraient pas de telles conditions devraient sagement renoncer à des spéculations que leur transcendance doit faire graduellement concentrer chez un petit nombre d'esprits, qui propageront ensuite leurs principaux résultats. Une semblable recommandation convient surtout pour le présent volume, entièrement consacré aux théories les plus abstraites de la science la plus difficile.

Quoique, afin de diminuer les obstacles matériels, j'aie décomposé la publication et la vente des quatre tomes de ce traité, leur intime connexlté ne permet jamais d'en séparer

l'étude ni l'appréciation. Il est vraiment impossible de comprendre le volume actuel sans s'être d'abord rendu familières toutes les notions essentielles établies par le précédent. Les conceptions que j'y exposa ne deviendront même pleinement Jugeables que d'après le développement historique et la destin nation pratique qu'ailes trouveront respectivement dans les deux autres tomes.

Toutes les explications de cette préface supplémentaire concernent deux aspects désormais inséparables, ma situation personnelle et ma mission sociale. Elles sont surtout caractérisées par les quatre communications spéciales que je vais reproduire en appendice y mais qui doivent être ici précédées de quelques Indicatioiis dirëctéâ stlr iie dôUble sujet.

I^épuis là publication du tome premier^ là spoliation polytechnique que j'y iiiéiitioniiais a reçu son cbmpléinetit final y d'après là perte du posté subalterne qu^on mè laissa, sept ans aupâràvaïit, en ih'ôtâiît ibon priiicipal ofiQdé. Cette pleine cobsoinmaiioii de ma ruine officielle , qtie j^avsds prévtie et annoncée dès le début de ma peirsécution , émâbe toujours de la haine implacable que mes ttavaiilt philosophiques inspirent an mauvais esj^rit scientifique 9 sauf les changetnents de personnes et même de éoteriei^. Le gouvernement nV prit jamais aucune part active 5 sinon quimd un ministire énergique (M« le maré^ chai Soult) fit noblement de vains ettbrts ponr me protégei^ contré une légalité vicieuse. Mais la lâéheté de mes pèrsécttteurs académiques lés dlst)Osa tbujburis à s'abriter dtl blâme public sons là responsabilité officielle d'un pouvoir obligé y par nos préjugés pédantocrattques , à léni^ sefviï, malgré lui, d'instrument passif. Afin de mieux prévenir ou réparei^ tonté injuste appréciation, je dois donc avertir ici qne cette dernière toiquité fut spéciàlenient dûé aux manoeuvres persévérantes du d^e couple algébrique énVers lequel ma précédente préfate m'en!-

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pêcbe de eraindre amane méprise inrolontaire. Tontefois^ ses viles Intrlgiies n'auraient pas 8ii£B sans l'assistance dédrive qu'elles trouvèrent spontanément d'après les ignobles rancones d'on fameux marchand deplanètes subjectives, auquel notre anardde procure maintenant un fimeste ascendant polytechnique. Dans cette école irrévocablement dégénérée^ où les élèves sont eux-mêmes descendus^ de coeur comme d'esprit ^ au niveau des maîtres, U n'y a plus de vraiment estimables que les fonctionnaires pratiques^ soit militaires, soit admhiistratilSs. Je reçus toujours d'eux, malgré de fréquentes mutations personnelles, un accueil honorable qnotqu'impuissant, digne image des disportions constantes du pouvoir quHls représentent Aussitôt après ce dernier coup , leur noble chef actuel m'a spontané* ment exprimé cette précieuse sympathie par une admbrable lettre que Je conserverai sans cesse comme un témoign^fe bicomparable. Mais, dans ce malheureux établissement, toutes les autorités pratiques gémissent plus que jamais sous l'oppression pédantocratique, où l'on vient seulement de substltuer^ à l'étroit mysticisme des algébristes, le grossier empirisme des prétendus ingénieurs.

Après dix-neuf ans d'un service irréprochable, cette entière spoliation compense enfin la grave imprudence que je commis quand je transportai mon existence matérielle sous la dépendance de mes ennemis naturels. Le libre enseignement privé des sciences mathématiques m'avait Jusqu'alors procuré des ressources précaires mais suffisantes, essentiellement soustraites à l'influence académique. Cédant à des conseils trop vulgaires. Je quittai, en 1832, cette profession indépendante pour un oAoe public , quoique j'eusse d^à prévu tes intimes conflits auxquels il devait m'exposer. Tous ceux dont l'aveugle affection m'inq[>hra cette faneste condescendance ont dû regretter depuis que l'inflexibilité tant reprochée à mon caractère n'ait

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