‹ Système de sténographie [microforme]Chapitre 4 sur 15 · DES VOYELLES · texte numérisé non relu

DES VOYELLES

Les cinq voyelles, comme on le voit par l’Alphabet, ne s'expriment que par un seul signe, qui est le point. La place qu’occupe ce signe auprès d’une consonne, indique laquelle des voyelles il exprime : placé à l'extrémité, par laquelle on commence à figurer un caractère Sténographique

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Quand la voyelle précède la consonne, on met le point devant le caractère ou au-dessus ; quand elle la suit, on le met après ou dessous le caractère, suivant sa forme. Qu’on ne croie pas qu’il soit bien difficile de mettre ainsi le point à l’endroit exact qui lui convient: un peu d’habitude fera bientôt disparaître cet embarras ; et si dans une écriture rapide, on mettait une voyelle pour l’autre, comme il n’y aurait à choisir tout au plus qu’entre deux, le sens indiquerait d’abord laquelle on a voulu représenter.

Nous nous hâtons d'observer que nous omettons toujours les voyelles médiantes : ainsi le point ne sert à exprimer que les voyelles qui se trouvent au commencement des mots, et les voyelles finales. C’est le seul usage que nous fesons des voyelles dans notre Sténographie. On n’exprime, au commencement des mots, que les voyelles qui forment par elles-mêmes une syllabe, comme dans é-ternité, a-mour ; encore un Sténographe exercé peut-il les omettre trèssouvent, sans que la lecture en devienne trop difficile. Néanmoins on ne conseillerait pas aux commençans de trop user de cette abréviation. On exprime toujours, à la fin des mots, les voyelles qui sannent, et forment principalement la dernière syllabe, comme dans vert-u, côt-é, am-as. Observez que le point n’exprime pas seulement les voyelles a. é. i. o. u., mais encore tous les sons analogues, qui terminent un mot : ainsi les syllabes terminatives as, ats ; ée, és, ai; il it; au, eau, ot ; ut, us, s’écrivent comme s'il y avait a. é. i, o. u., parcequ'en Sténographie on écrit, non pas suivant l’orthographe, mais suivant la prononciation. L’emploi des voyelles initiales et terminatives sert particulièrement à faciliter la lecture. Le commençant peut quelquefois se permettre d’indiquer par un point, dans un mot bien long, une voyelle ou une diphtongue médiante. Notez que les diphtongues ne s’expriment que par une seule voyelle, celle dont le son prédomine dans la syllabe ; nous exceptons de cette règle les terminaisons ou, ui, oir et où, qui ont des signes terminatifs particuliers.

Quand une ou plusieurs voyelles forment seules un mot, on les expriment par un seul paint. Le sens indiquera si ce point repré-

1 sente des voyelles, ou les articles le. la. les. On peut aussi écrire ces } mots avec les lettres communes.

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