‹ Système financier de la France (volume 2)Chapitre 52 sur 70 · DES ESPECES METALLIQUES ET DES VALEURS DE CRÉDIT · texte numérisé non relu

DES ESPECES METALLIQUES ET DES VALEURS DE CRÉDIT

L'industrie particulière, stimulée par les besoins croissants de la société , a créé successivement les moyens les plus habiles , les plus prompts et les plus économiques pour assurer l'activité, le développement et la solidité des transactions commerciales. On a commencé les relations mutuelles de

la vie commune par le troc pur et simple des produits de la nature ou du travail de l'homme ; on a adopté plus tard pour monnaie de convention des matières brutes et des métaux grossiers , ensuite des espèces d'or et d'argent , enfin des promesses écrites. Ce sont ces deux derniers modes qui se trouvent maintenant en usage chez tous les peuples civilisés, et qui prennent respectivement une part plus ou moins importante dans les échanges de toute nature, selon les divers intérêts des nations , et surtout en raison de l'étendue de leur commerce et de leur crédit.

Aussitôt que les habitudes se sont adoucies , que les mœurs se sont policées , les sentiments et les formes de la confiance ont remplacé les précautions inquiètes de la faiblesse et les exigences exorbitantes de la force; la parole donnée, l'engagement souscrit ont succédé aux anciennes garanties matérielles. Tous ceux qui produisent, qui vendent ou qui achètent ont bientôt appris à se servir des expédients les plus propres à diminuer les retards et les frais de leurs rapports réciproques. Le puissant concours de tous les intérêts a fait créer des valeurs fiduciaires qui sont employées avec les désignations habituelles de traites, de mandats, de billets à ordre, de bons k

Tue, d'obligations, enfin, d'effets à recevoir ou à payer dans toutes les formes et sous toutes les dénominations.

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