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proviennent des colonies, Krejëf cite:
Bande f2:
Capulus emarginatus .
gibbosus Mons . rostratus
Delphinula biplex
protendens simplez .
Euomphalus coluber
EXVMAUS .
funatus . .
selectus . .
tubiger . .
Loxonema alba devonicans
Murchisonia arata
invertens Latona .
Minerva .
Verneuilli .
Hit
Barr.
Part:
Part . Barr.
Barr.
Barr.
. Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Barr.
Bande f2: Bande f2:
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Pilidion bohemicum . » … à: … à à à Barr.
POrCELIG A DOREMICA ANNE NN RE Er. Bande 5 1:
Pleurotomaria apperiens . . . . . . . . Barr. Bellerophon bohemicus "Barr. COmBEmlES + nt De 0 ANarr | (CapUlus bus RES RE BE Danhme vase Juste CI IDIEANr RERO so OO Dre © à 808 6 à 0 LEE lidens 0 is 0 à CDOOMDarr: | CUNTUS CONCOTS RERO ER RRRE Tr Dceludens a RE Fr OM MIONLES ISOTHGTUS RSR Arr DOUENSI NRC NN Ce NE NERNR BAT advena . . . . . . .. . . . . . . Barr. procera . . . . . . . . . . . . . . Barr. | Loxonema JEVONICUNSE EEE CRE RO ART Senlis ets nure CN Barr. | MU}CHSOME VENIR AT
Rotella albicans … es RU IBarr | CVGUCE SUDUEIUIUN RTE BEEN PATIO © eo M PURES 5,7 5 + à EME minuta . . . . . . . . . . . . . . Barr.
Scoliostoma primum . . . . . . . . . . Barr. | Pélidion bohemicum . . . . . . . . . . Barr.
Siphonaria inchoata . . . . . . . . . . Barr. Pleurotomaria bohemica . . . . . . . . . Barr.
LREMANOIUSNIONAS ON ONE OC ENS R ATT migra 4 . . + . . . + . . - « - : Barr.
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Tubina armata PÉRES FER T LE NERRREERDAET Bande g 2: hystrix Ne ee Oo li sp es see ee + + «Barr. | pjeurotomaria obseura . . . . . . . . . Barr. Speciosa . . . . . . . . . . . . . Barr. | Résa tarda . . . . . : . . . . . . . Barr.
THNbLORCOMIANS EE NN ONE ERA TUDIUS EE MER ER ENT CRE arT Bande g 3:
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1878. Dans sa monographie intitulée: ,Die Fauna der ältesten Devon-Ablagerungen des Harzes,“ Em. Kayser étudie à plusieurs reprises, p. 88—109, les connexions entre les Gastéropodes paléozoïques de la Bohême et ceux de l’Allemagne. Sur la p. 90, il fait observer la grande ressemblance qui existe entre quelques Capuloides de Konëprus, exposés dans le cabinet de l’Université de Berlin, et l'espèce dévonienne Capulus hercynicus, Kays. (= Cap. selcanus, Gieb, ainsi que l’analogie de cette dernière avec les formes de l’Amérique du Nord, Platyc. elongatum, Hall et Platyc. plicatum, Hall. En outre, Kayser trouve une ressemblance et même une identité probable entre Capulus priscus, Gieb. et quelques espèces provenant de Dworetz, ainsi qu'entre Capulus Halfari, Kays. et plusieurs formes de la Bohême, qui apparaissent dans les étages calcaires les plus élevés. Il constate encore l’équivalence entre Platyostoma naticoides A. Roemer et l'espèce Natica gregaria, nommée plus tard par Barrande. Pour le genre Pilidium Barr., Kayser propose le nom Hercynella, en s'appuyant sur ce fait que le nom Piidium est appliqué par Forbes à des formes tout à fait différentes. Il fait également observer qu’il a trouvé chez Barrande des individus dextres et sénestres de la même espèce, et qu’il existe dans le Harz deux formes très rapprochées des espèces de la Bohême, Pi, Bohemicum, Barr. et Pil. nobile, Barr. Enfin, en cherchant à établir le parallèle
entre les étages F—G—H et la faune hercynienne de l'Allemagne, Kayser cite encore Scoliostoma et Capulus robustus, Barr. (Abhandlungen zur geol. Spezialkarte von Preussen u. d. Thüringisch. Staaten. Bd. II, Heft 4, Berlin, 1878.)
1879. Barrande figure dans le Vol. V de son grand ouvrage, PI. 79, case III, fig. 4, un fossile douteux, provenant de Drabov, d2, qu’il regardait d’abord comme un Brachiopode. Il fait observer, dans les explications des figures, que ce fossile pourrait représenter 2 valves accolées de Capulus catilloides, Barr. Bien que le fossile, nommé par Barrande Capulus catilloides, et que nous considérons comme un bivalve, ne soit pas rare dans la bande d 2, nous sommes persuadé que celui qui est figuré ne représente pas un Gastéropode, mais plutôt un Brachiopode de grande taille, ou bien un Acéphalé. (Barr. Syst. Silur. Vol. V, Brachiopodes.)
1879. J. Krejëi et R. Helmhacker mentionnent succinctement la présence de Gastéropodes dans quelques couches du bassin silurien de la Bohême. (Ærläuterungen zur geologischen Karte d. Umgebung von Prag, p. 22, 55, 57. — Archiv der Landesdurchforschung von Bühmen, IV. Bd., N°2.)
1881—1885. Sur la p. 142 de son Handbuch der Palaeontologie, I. Abth., II. Bd., K. v. Zittel cite Tubina Barr. M. $S. parmi les représentants de la famille des Bellerophontidae en Bohême. Il figure, p. 217, fig. 296, Orthonychia (Acroculia) elegans, Barr. de l'étage E, Lochkov, et cite Acroculia conica, Barr. du Silurien supérieur. Enfin, nous trouvons mentionnés: p. 218, Platyostoma (Natica) gregaria, Barr. comme représentant de la famille des Velutinidae, Gray; p. 305, Pihidium (Hercynella) Bohemica, Barr. de la bande f1, comme représentant de la famille des Siphonariidae. Ces formes sont également presque toutes nommées dans l'édition anglaise de l’ouvrage: ,Grundzüge der Palaeontologie“. (Textbook of Palaeontology, translated and edited by Ch. R. Eastman), 1900.
1881. Fr. Maurer reproduit les observations en français, que Barrande lui a transmises sur quelques espèces de Gastéropodes de Greifenstein et leurs connexions avec les espèces de la Bohême. Il cite les formes suivantes:
Pleurotomaria famula, Barr. sp., bande f2.
= humillima, Barr., id.
Natica modesta, Barr. id.
Naticella tarda, Barr. bande g2.
Capulus rostratus, Barr. » e2—f2.
à immersus, Barr., » C2.
Les espèces Pleurotomaria lumillima, Natica modesta, Capulus rostratus et Capulus immersus, sont considérées comme presque identiques ou, du moins, fort ressemblantes aux formes de Greifenstein.
(Palaeontologische Studien im Gebiet des rheinischen Devon, 4. — Der Kalk bei Greifenstein. — Neues Jahrb. f. Min. 1881, I. — Beilageband, p. 1—112.)
1884. Fr. Aug. Quenstedt décrit et figure, dans sa Petrefactenkunde Deutschlands, I. Abth., VII. Bd., plusieurs Gastéropodes de la Bohême, dont nous avons étudié, depuis, les originaux à Tübingen. Voici les noms des espèces de la Bohême, citées par ce savant:
Capulus Zinkeni. — PI. 216, fig. 5, p. 766, Konëprus, f2.
Quenstedt rapporte que Barrande a envoyé des spécimens de ce nom à un grand nombre de collections. D’après le même auteur, F. A. Roemer, dans son étude: Verséeiner. des Harzgebietes, 1843, PI. VIT, fig. 4, avait donné ce nom à des formes plus pointues, provenant de Scheerenstieg, et selon lui Em. Kayser figure, dans son ,Fauna d. ältesten Devon-Ablagerungen“, PI. 15, fig. 5—7, des spécimens qui semblent se rapprocher davantage de ceux de la Bohême.
Capulus conicus. — PI. 216, fig. 6, 7, p. 767, Konëprus, f2, semble être identique avec Cap. conoïdeus, Barr.
Piatyceras spirale. PI. 216, fig. 10, Lochkov, e2. L'auteur désigne également sous ce nom une forme qui provient probablement du Lower-Helderberg-group.
ÆEuomphalus sculptus, Quenst., PI. 201, fig. 1, p. 399, bande f2, paraît être identique avec la forme que Barrande désigne sous le nom Tubina speciosa, Barr. sp. (Voir Barr. Vol. IV, PI. 84, fig. 26—81.)
Euomphalus funatus. — PI. 200, fig. 89, p. 397, bande f2, est identique avec la forme que Barrande désigne sous le nom Delphinula eximia, Barr. sp. (Voir Barrande, Vol. IV, PI. 79, fig. 32—35.) Il diffère complètement de la forme figurée par Murchison (Silurian System, II, PI. 12, fig. 20), et par Sowerby (Man. Conch. PI. 450, fig. 1—3).
Pileopsis plicosa. — PI. 216, fig. 8—9, étage E? (calcaire noir de transition). Pleurotomaria carinata, Sow. — PI. 200, fig. 34, p. 802. XKarlstein, étage E.
Cette forme n'appartient pas au genre Pleurotomaria, maïs elle représente l’espèce que Barrande a nommée Æuomphalus pulcher, et provient probablement de Dworetz, bande e1.
Pleurotomaria lenticularis, Quenst. — PI. 200, fig. 44, p. 384, Konèprus, f2. Cette espèce est identique avec Ja forme que Barrande désigne sous le nom de Rotella nummularia, Barr. sp. M. $. Quenstedt mentionne encore sa présence dans le Palaeozoicum de Cincinnati, (voir Hall, Pal. of IN Von LED AT NPI 57 G)
1884 Dans son étude intitulée: ,On the silurian Gastropoda and Pteropoda of Gotland. — Kongl. Svenska Vetensk. Akadem. Handlingar, Bd. 19, N° 6, p. 29, G. Lindstrôm ne trouve pas d'espèces communes -entre l’île Gotland et la Bohême. Toutefois, à en juger par les spécimens pourvus des noms manuscrits de Barrande, qui proviennent de la Collection Schary de Prague et sont exposés au Æksmuseum de Stockholm, l’auteur pense que l'espèce Euomphalus pulcher, Barr. est très rapprochée de Oriostoma Roemeri, et Euomphalus simplex, Barr. de Oriostoma sculptum, Sow.
Cependant il lui semble que toutes ces formes contrastent entre elles.
Dans ?’Appendix B, joint à l'étude mentionnée, Lindstrôm cite et rectifie les noms manuscrits que Barrande avait donnés aux 2 genres suivants, savoir:
Gyrotrema, Barr. — 1868 = Zremanotus, Hall. — 1868. Hercynella. Kayser. — 1878 = Pilidium, Barr. — 1865 (non Forbes).
(Index to the generic names aplied to the Gastropoda of the Palaeozoic period.)
1885. J. Krejéi et K. Feistmantel, dans leur travail: Orographisch-geotektonische Uebersicht des silurischen Gebietes im mittleren Bühmen, indiquent d’une manière succincte l’apparition des Gastéropodes dans les différentes bandes. Sur la p. 28, nous trouvons le nom de Bellerophon nitidus, bande d1y. La p. 123 contient un aperçu de la distribution géologique de 34 genres de Gastéropodes dans le terrain paléozoïque de la Bohême. Ces anciennes dénominations sont presque toutes les mêmes que celles que nous avons extraites des publications antérieures. Leur nombre est augmenté de 3 autres genres, savoir:
Macturea, Lesueur, bande e2.
Globiconcha, … sp., T2 Parmaphorus, sp. AIN
En ce qui concerne Globiconcha, nous n’avons pu décider en toute sûreté à quelle forme ce nom appartient. La forme que Barrande figure, PI. 48, fig. 1—3, Gastéropodes, sous le nom de Parmaphorus bohemicus M. S., de la localité de Srbsko (H—h1), est un Brachiopode rapproché du genre Lingula. (Archiv f. naturwiss. Landesdurchforschung von Bühmen, Bd. V, Abth. 5.)
1886. Le Doct. Ott. Noväk cite dans son étude: Zur Kenntniss der Etage E—f1, etc, les 3 Gastéropodes suivants :
Platyostoma gregarium, Barr. sp., apparaissant en outre dans la bande f2; Hercynella bohemica, Barr. sp., apparaissant aussi dans les bandes f2 et g1; : nobilis, Barr. sp.
L'auteur fait remarquer que ces formes non seulement n’apparaissent pas dans l'étage E, mais qu’elles sont représentées, dans les dépôts hercyniens d’autres contrées, par des formes analogues, sinon identiques. (Sitzungsberichte d. künigl. bühm. Gesellsch. d. Wissenschaften, Jahrg. 1886.)
1888. Fried. Katzer cite 4 genres, provenant des bandes d2—d4, sans indication d’espèce, savoir: Capulus, Cyrtolites, Pleurotomaria, Ribeiria.
(Das ältere Palaeozoicum in Mittelbühmen, ete. p. 13.)
1889. Em. Kayser figure Spirina (Naticella) tubicina, Barr. sp. manuscr., de la bande e2, et la compare avec une espèce dévonienne très apparentée, provenant de Brilon.
(Ueber einige neue oder wenig gekannte Versteinerungen des rheinischen Devon. — Zeischr. d. deutsch. geol. Gesellsch., Bd. XLI, 1889, p. 288, PI. XIII, fig. 4.)
1889. Dans son travail: Faune du calcaire d’'Erbray, Charles Barrois mentionne à plusieurs reprises les connexions étroites entre les formes du Dévonien inférieur de la Bohême et celles des calcaires d’Erbray. Se basant sur les exemplaires provenant de la collection Barrande et sur les noms manuscrits de ce dernier, il cite les espèces suivantes comme identiques ou très rapprochées des espèces françaises :
HerCOnEla nos, Part NN CC RC IAB Pr UCera sr ot e NOENIETR EMTEC, A NN CE CE CNE
2 (Strophostylus) naticoides, Roemer sp. . . . . . . . .4d.
— (Praenatica gregaria, Barr. M. S)
Tubina, Barr. M. S. . . OR Male Cr lo OUR léroner MOD EEE OPA ER CRE EU QU UT Horiostoma involutum, Barrois à à: à: à: à à à... ir Cyclonema Guillieri, Oehlert sp. . . . . . . . . . . + . : + id.
. Plusieurs de ces formes sont très bien figurées.
1889. Le Prof. Ernest Koken publie une étude de haute valeur sur le développement des Gastéropodes du Cambrien au Trias. L'auteur examine, au point de vue de la critique, les connexions la classification des Gastéropodes paléozoïques. Il s'occupe également, en plusieurs endroits, des Gastéropodes de la Bohême, dont il décrit et figure les 3 espèces suivantes :
Pleurotomaria pragensis, Koken . . PI. X, fig. 9. Silur. supérieur de Prague. (Etage E.)
Porcellia aberrans, Koken . . . . PI XII, fig. 6. Konëprus, f2. Tubina spinosa, Barr. . . . . . . PI. XIIL, fig. 8, 8a id. td. Sont citées, en outre, les formes:
Pleurotomaria migrans, Barr. . + . . . . . . .:. . . p. 325. ï RAMADAN NE CAT Naticella tubicina, PATES Ve UT END ERA D RNA PATTIOE Murchisonia Verneuil Barr. “pol Bellerophon bilobatus, SOWae er dre on CD OI
Tremanotus fortis, PAT Eee des MoN ED RO CIE
Bellerophon grandis, Barr. D. 384; 381.
5 insignis, Barr. - jh deb Natica gregaria, Barr. D 470:
Tubina spinosa, Barr. . p. 475—477.
: eximia, Barr. p.476.
BAOMPRAUSESDECIOSUS BAT ER TC DETTE : tubiger, BARRE) CRE ED EATTE
M. E. Koken indique les rapports de ces dernières formes avec les sous-genres, c'àd. avec les groupes phyllogénétiques ou morphologiques. D’après son opinion, Pleurotomaria pragensis, Koken, et Pleurot. migrans, Barr. (celle-ci comme nom collectif) appartiennent au groupe Pleurotomariae vittatae, (Schizostoma, Bronn., ex parte).
Plusieurs formes de Plewrotomaria de la bande f2 sont associées à Pleurotomaria interrupta ; Murchisonia Verneuilli, Barr., au groupe Murch. insignis, Eichw.; Bellerophon grandis, Barr. à Salpingostoma. Porcellia aberrans, Kok. ne peut être regardée sûrement comme appartenant aux Prosobranchia. Tubina spinosa, Barr. représenterait une forme de Craspedostoma, ou peut-être une Natiria, mais en tout cas un Capuloïde. Æuomphalus speciosus, Barr. prend place parmi les Oriostoma.
Nous avons pu nous assurer, en examinant à Tübingen l'original de Pleurot. pragensis, décrit par Koken, que cette forme est identique avec Pleurot. migrans, Barr. II. S., dont le nom doit être, par conséquent, éliminé.
(Ueber die Entwickelung der Gastropoden vom Cambrium bis zur Trias. — Neues Jahrb. f. Min. ete. Beilage. — Bd. VI, p. 305—484, avec 5 planches et 26 figures dans le texte.)
1891—1892. G. F. Whidborne, sur la p. 198 de son travail intitulé: À Monograph of the devonian fauna of the south of England (Part. III), identifie Natica gregaria, Barr. sp. à l'espèce Platyostoma sigmoïdale, Phillips sp., en rappelant plus loin, p. 119, que Em. Kayser avait placé cette forme dans le genre Platyostoma et qu’il la considérait probablement comme identique avec Acroculia maticoides F. A. Roemer. En outre, sur les p. 205—206, Capulus rostratus, Barr. (non Trenkner) d’après les indications et les dessins de Maurer, est indiqué comme synonyme de Capulus pericompsus, Whidb. (Palaeontographical Society, Vol. XLIV.)
1892. Fr. Katzer, se guidant sur les travaux antérieurs publiés par les différents auteurs, mentionne à plusieurs reprises, dans sa Geologie von Bühmen, III. Abth., les genres de Gastéropodes qui apparaissent le plas communément dans les divers horizons. Il figure, p. 944, fig. 405—409, et p. 1029, fig. 518—525, les espèces suivantes, en partie d’après les ouvrages de Kayser et de
Quenstedt :
Spirina tubicina, Barr. sp. . . . . . . . . . . . . . . . bande e2. Pleurotomaria carinata, Barr. Sp. . . . . . . . . . . . . . ACrOCULIGIONQULS SANT ESD ER CCC = Orthonychia elegans, Barr. sp. RS ne A Bellerophon bilobatus, Sow.. . . . . . . . . . : . . . . bande d4, d17. Hercynella bohemica, Barr. sp. . . . . . . . . . . . . . bande f1. Tuba Barrandei, Quenstedt . . . . . . . . . . . . . . bande f2. CapUIAS NIET EROEN EE EE CC - Acroculia conica, Barr. tr os Re à Euomphatus annulatus, Phillips (non Goldf.) . . . . . . . ;
; funatus DATE CCC :
- SCULDIUS BAT SRE CC :
Pleurotomaria lenticularis, Hall. . -.. : :
1892. Fr. Poëta décrit le profil de l'étage D, pres de la gare François-Joseph, à Prague, et donne les noms des Gastéropodes recueillis dans les schistes noirs de D—d17, savoir: Murchisonia sp.
Straparollus sp.
Cyclora sp.
(O geologickém profilu v nädraëi ce. k. stätni drähy cisare Frantiska Josefa v Praze — » Vésinik Ceské krdl. spoleënosti nauk.“ — (Sitzungsberichte d. bühm. Gesellschaft d. Wissenschaft. Prag 1892.)
1894 Le Doct. 3. J. Jahn décrit un nouveau Gastéropode de la bande e2, Dlouh& Hora, sous le nom de Hystricoccras spinosum n. g., n. sp. et fait remarquer la parenté de cette forme avec les Astraliinae. (Neue Thierreste aus dem bühmischen Silur. Mit 1 lithogr. Tafel. — Jahrb. d. k. k. geol. Reichsanstalt, 1894, Bd. XLIV, 2. Heft, p. 381—388.)
1894. Em. Kayser et E. Holzapfel, en étudiant les connexions entre les étages F—G—H et le Dévonien rhénan, citent les formes suivantes:
Platyceras Halfari, + du calcaire de Wissenbach, aux environs
var. rostrata, Barr. de Bicken.
[I id. . . . . . . . . Calcaire de Greifenstein. | Pleurotomaria lumillima, Barr. id.
{ Strophostylus naticoides, À. Roem. | | | = (regarius, Barr. sp.) ( | HER mo RATE ÜCalcaire du récif de Konèprus.
conicum, Barr. sp. { Tubina. | Tremanotus. ] Plewrotomaria humillima, Barr. (Maur.) | Platyceras Halfari, Kays. [Localité de Pleschiwetz, entre » var. rostrata, Barr. | Méñan et Konèprus.
" 5: disjunctum. Giebel.
Les 4 dernières formes sont considérées ici comme communes au calcaire de Greifenstein et de Méñan. (Ueber die stratigraphischen Beziehungen der bühmischen Stufen F—G—H Barrandes zum rheinischen Devon. — Jahrb. d. k. k. geol. Reïchsanstalt, 1894, Bd. XLI PS Nu AN Teft, D. 479—514.)
1896. Le Prof. Doct. E. Koken présente (p. 504, Die Leitfossilien), une description succincte des caractères de 7 espèces dévoniennes de f2, dont voici les noms:
Porcellia aberrans, Koken.
Trematonotus fortis, Barr.
: polygonus, Barr.
Murchisonia Verneuili, Barr.
Tubina spinosa, Barrois.
» Speciosa, Quenst. (Barrois).
Sérophostylus gregarius, Barr. sp. (= Stroph. orthostoma, Barr.)
1896. Le Doct. J. J. Jahn trouve, dans les fragments de roche soulevés par le basalte et provenant du Silurien inférieur, une espèce de Bellerophon et de Pleurotomaria. La première est
identique avec un spécimen de d4, Radotin.
(Basalttuffbreccie mit silurischen Fossilien in Ostbühmen. — Verhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, N° 16, p. 441—459.)
1897. Fr. Frech, dans son ouvrage: Lethaea palaeozoica, 2 Bd., 1. Lief., p. 183, 185, 186, étudie le parallélisme des étages de la Bohême associés au Dévonien, et cite les Gastéropodes nommés ci-après :
Bande f1 . . . . . . Hercynella.
| Platyceras selcanwm, Gieb.
à Zinkeni, A. Roemer.
\ Platyostoma naticoides, :
| = Natica gregaria, Barr.
Trematonotus fortis, Barr.
Calcaire blanc du récif & insectus, Frech.
de Konëprus, f2. Horiostoma tubigerum, Barr. sp. base Davyi, Barr. sp.
Polytropis Guilleri, Barr. sp.
Pleurotomaria.
Euomphalus.
Trochus.
Calcaire rougeâtre de f Platyceras Halfari, Kays. Méñan, f2. | 3 disjunctum, Gieb.
Sur la p. 191, l’auteur constate l'identité de la forme Natica gregaria, Barr. sp, avec Platyostoma naticoides, A. Roem., du Dévonien du Harz, et décrite antérieurement par A. Roemer. Conformément au principe de la priorité, il convient donc d'éliminer le nom donné par Barrande.
Cette même espèce se trouve, en outre, dans les couches supérieures de Coblentz. La présence de Hercynella bohemica. Barr. est signalée, p. 193, dans les calcaires noirs de la Harzgerüder Ziegelhütte (Dévonien inférieur). On trouve encore, p. 199, les noms de beaucoup d'espèces de Gastéropodes, attribuées au Dévonien inférieur de la Bohême et provenant du Dévonien des Alpes carniques. Les noms de ces espèces sont les mêmes que ceux qui sont cités dans l'étude de Frech, intitulée: ÆXarnische Alpen, 1894.
Dans la Lethaea palaeozoica, Frech figure les espèces suivantes, toutes de la bande f2 de Bohême :
Platyceras selcanum, Gieb.
| Fr = Capulus mons, Barr. je c. PI. 19 a, fig. 17.
Trematonotus fortis, Barr. TION UE CALE Polytropis Guilleri, Barr. sp. , » », fig. 6a. Porcellia aberrans, Koken SOUDE D He Tubina spinosa, Barr. nn or NEC.
Platystoma naticoides, A. Roem. sp. | + = Natica gregaria, Barr. J
1898. J. V. Zelizko publie un travail sur la faune de la bande f1 dans le Silurien du centre de la Bohême, et présente, p. 233—237, une liste de 8 Gastéropodes, recueillis dans des gisements nouveaux de f1 et déterminés sur les planches inédites de Barrande. Ce sont:
Bellerophon sp.
Capulus rectus, Barr.
*) Citée dans Frech sous le nom de Natica bohemica, Barr., au lieu de Natica gregaria.
Capulus sp.
Hercynella paraturgescens, Barr.
Loxomena sp.
Rotella tarda, Barr.
Turritella placida, Barr.
5 potens.
(Ueber die Fauna der Bande f1 im mittelbühmischen Silur. — Verhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, 1898, N° 9 et 10.)
1900. J. V. Zelizko publie un rapport intitulé: Ueber einen neuen Fossilienfundort im mittelbülmischen Untersilur, dans lequel il cite quelques Gastéropodes provenant des nodules de calcaire renfermés dans la bande d4, près Stankovka, au S.-0. de Radotin. Ces Gastéropodes, déterminés à l’aide des matériaux de la %. 4. geol. Reichsanstalt, sont les suivants :
Capulus ovatus, Barr.
Bellerophon bilobatus, Barr.
Pleurotomaria viator, Barr.
: Sp.
Euomphalus sp.
Turbo sp.
Loxomena sp.
Les 3 premières de ces formes apparaissent également dans la bande d1.
(l. ©. p. 85—93, Verhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, N° 3.)
1900. L'édition anglaise de l'ouvrage: Grundzüge der Palaeontologie de Zittel contient presque tous les mêmes Gastéropodes de Barrande que l'édition allemande. Seulement, la classification, entreprise par Pilsbry, est un peu différente, et, à notre avis plus conforme au systême naturel. Parmi les Capuloïdes, qui sont associés dans une superfamily Taenioglossa, Bouvier, appartenant au sous-ordre Platypoda, se trouve figurée l'espèce Orthonychia elegans, Barr. de Lochkov, étage E, p. 460, fig. 886. Tubina, Barr, est citée sur la p.461; Hercynella bohemica, Barr. de l'étage F, de Lochkov, est représentée sur la p. 492, fig. 1028, et rangée dans le sous-ordre Thalassophila, Gray, parmi les Pulmonata.
S (Text-book of Palaeontology; by K. A. von Zittel, translated and edited by Ch. R. Eastman, N. York, 1500.)
1900. En faisant la description de quelques fossiles intéressants et encore inconnus du Silurien inférieur de la Bohême, recueillis dans la localité de Kväñ, bande d1$8, nous figurons, sur la PI. I, fig. 6 a, b, c, et fig. 2 et 3 dans le texte, un Gastéropode que nous avons associé provisoirement au genre Orychochilus? Lindstrôm. C’est en 1898 que nous avons trouvé cet unique spécimen dans une concrétion de fer oxydé rouge. Plus tard, en examinant les doubles de la Collection Barrande, nous en avons de nouveau trouvé un, auquel Barrande avait donné le nom provisoire de Cérrus? Helmhackeri, Barr. M. S. Ce Gastéropode est le plus ancien de la Bohême, et des recherches récentes ont démontré qu’il est très rapproché du genre Cisospira, Billings.
(TJ. Perner. — Miscellanea silurica. Prispèvky k pozndnt éeského siluru. I. — Palaeontographica Bohemiae. N° V. 1900.) — (Prague, Acad. des Sciences de Bohême.)
1901. J. Perner. — Nous avons publié en allemand un rapport provisoire sur l'étude des Gastéropodes, dans le Bulletin international de l'Académie tchèque. Ce rapport est un extrait de la notice en langue tchèque, intitulée: Pedbéënt zpréva o zpracovänt Gastropodñ pro IV. di
Barrandova dila, Système silurien du centre de la Bohême, qui a paru, en décembre, dans le Véstnik éeské Akademie, etc. Roë. X, 1901. Le contenu de ces deux rapports concorde en grande partie avec ce que nous exposons dans l’Avant-propos. Seulement, à la fin, nous donnons quelques indications sur la distribution de certaines familles dans quelques étages, et nous mettons en évidence le caractere particulier de la faune des Gastéropodes dans le bassin paléozoïque de la Bohême, comparé à celui des contrées étrangères. En revanche, nous constatons la connexion presque complète entre la faune des Gastéropodes de la bande f2 et la même faune des dépôts calcaires du Dévonien inférieur, dans les autres contrées. Vorläufiger Bericht über die Bearbeitung der Gastropoden für den IV. Band des Barrandeschen Werkes: Syst. Silur. etc. (Bull. internat. de l’Acad. Sciences de Bohême, 1901.)
1901. J. V. Zelizko, dans son travail: Æinige neue Beiträge zur Kenntniss d. Fauna des
mittelbühmischen Silur, cite les Gastéropodes suivants: Pleurotomaria sp. . . . . . bande d3. Xnéfi Hora, près Lodenic. = viator, Barr. |
Bellerophon pusillus, Barr.
: bilobatus, Barr. bande d 4. id. id.
Turbo sp. | Loxomena sp. )
(l. e. p. 225—233, Verhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, 1901, N° 9)
1902. Zelizko publie de nouvelles études sur la faune de la bande d 1, à Eipowitz, schistes d'Osek, d17. Il y signale la présence de Pleurotomaria viator, Barr. et de Bellerophon? pusillus, Barr. (Weitere neue Beiträge zur Kenntniss d. Fauna des bühmischen Untersilurs. — Verhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, 1902, N° 2, p. 61, 65.)
Dans un supplément au travail précédent, il ajoute un Capulus sp., de grande taille, provenant de Lodënic, 43.
(Nachtrag zur Kenntniss d. Fauna d. Bande 43 an d. Knèäi Hora bei Lodénic. Ibid. p. 65.)
Chap. Il.
Études particulières sur les genres des Gastéropodes de la Bohême, et description des espèces.
Classe des Gastropoda.
Dans les descriptions qui vont suivre, nous nous en tenons presque généralement, pour les subdivisions, au systême de Pilsbry, qui est exposé dans l'édition anglaise du Traité de Paléontologie de Zittel (Zext-book of Palacontology, Vol. I. 1900). Ce système répond assez bien à notre but; mais, comme il n'indique pas les phases historiques du développement des Gastropoda, il ne satisfait que partiellement aux exigences actuelles. Il n’est guère possible, pour le moment, d'établir un système naturel, car, selon une observation très juste de Koken, la connaissance des Gastéropodes paléozoïques et mésozoïques, qui à fait de très rapides progrès dans ces dernières années, induit les savants à éliminer la plupart des groupes zoologiques fondés sur l’un ou l’autre caractère observé
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chez les espèces vivantes. C’est pourquoi, les subdivisions, telles que: sous-classes, ordres, etc. sont. assez isolées les unes des autres.
Nous laissons de côté les diagnoses des genres, parce qu’elles sont reproduites dans un grand nombre d'ouvrages. Nous nous bornons à préciser notre point de vue sur la délimitation de chaque genre, et, en même temps que nous citons l'ouvrage où se trouve la diagnose générique*), partout où cela nous semble nécessaire, nous ajoutons quelques observations critiques sur les opinions de tel ou tel savant. C’est surtout le cas, quand la forme raugée dans telle ou telle subdivision ne concorde pas entièrement avec la diagnose établie.
Sous-classe I: Streptoneura. Spengel.
(Prosobranchiata. Cuvier.)
Ordre: Aspidobranchia. Schweigger.
(Cyclobranchia et Scutibranchia. Cuvier.) Sous-ordre: Bocoglossa. Troschel.
Famille: Patellidae. Carpenter.
Nous n'avons pas besoin de faire remarquer que la place occupée par plusieurs genres dans le famille des Patellidae n’est que provisoire, et que l’on pourrait tout aussi bien en ranger quelques-uns d’entre eux, soit dans la famille des Acmaeidae, Carp., soit dans celle des Lepetidae, Gray, ou dans celle des Tecturidae, Gray, suivant que l’on donne la préférence à l’un où à l’autre des essais de classification proposés par Stoliczka, Meek, Dall, Pilsbry. etc. En effet, les coquilles fossiles des Docoglosses, qui appartiennent aux pétrifications peu fréquentes, n’offrent malheureusement pas de base assez sûre pour la détermination des familles et des genres, qui ont été établis par les malacozoologues, d’après les caractères anatomiques de l'animal. — Dans le travail de Berkey : Geology of the S* Croix Dalles, (American Geologisi, Vol. XXI, p. 275—279, 1898, May), nous constatons une nouvelle tentative pour grouper les formes fossiles, semblables aux Patellidae, en s’appuyant sur les caractères externes, et cet essai semble avoir jeté quelque lumière sur la valeur relative de chaque caractère pour la détermination générique des Patellidae paléozoïques. Cette remarque s'applique surtout à la similitude des impressions musculaires dans différents groupes ou dans divers genres. De plus, d’après l’opinion de Berkey, la diversité de striation des formes comparées fournirait un caractère de peu de valeur taxonomique. Il convient toutefois d'observer que, eu égard au nombre considérable des fossiles patelliformes, il est nécessaire, afin d’arriver à une détermination plus sûre et à une délimitation assez restreinte des genres, de se servir des caractères qui sont négligés aujourd’hui dans la classification d’autres groupes, et cela d’autant plus que beaucoup de formes ne sont pas assez connues pour que l'on puisse décider en toute sécurité si elles appartiennent à tel ou tel genre, ou même si telle ou telle forme générique doit être éliminée.**)
*) M. le Prof. E. Koken a eu l’obligeance de nous transmettre quelques diagnoses nouvelles, extraites de son manuscrit sur les Gastéropodes du Silurien de la Russie et de la Scandinavie; nous lui adressons ici nos sincères remerciements.
**) 7. c. p. 280—282. Nous ne partageons pas l’opinion de Berkey au sujet de l'élimination de quelques genres de Patellidae.
En tout cas, nous pensons que l’établissement de sous-genres ne peut que faciliter l'étude des coquilles patelliformes.
Nos matériaux sont trop peu abondants et trop mal conservés pour que nous songions à entreprendre ici la révision des genres et de leurs diagnoses. Il nous faudrait, en outre, les comparer avec un grand nombre d'exemplaires des contrées étrangères, et ce travail difficile, approprié pour une monographie spéciale de ce groupe, ne rentre pas dans le cadre du présent ouvrage. Nous nous bornons à citer la diagnose des genres, telle qu’elle est acceptée par les savants, ce qui ne nous empêche pas d’ajouter nos observations personnelles, car il arrive souvent que la même forme de Patellidae se trouve associée à des genres entièrement différents. Ainsi, p. ex., quelques représentants de Metoptoma, décrits par Billings (Palaeozoic fossils), sont rangés par Berkey dans le genre 7ryblidium*) et, au contraire, associés par Koken aux Bellerophontidae. Berkey place, en outre, dans le genre Zryblidium les formes considérées comme appartenant à Helcionopsis, Stenotheca, et en partie à Archinacella, que Ullrich, Scofield et Sardesson avaient séparées de WMetoptoma et de Palaeacmaea. On voit donc que, en ce qui concerne les représentants du groupe des Patellidae, les opinions sont encore bien partagées, et que la désignation du genre n’est bien souvent qu’une affaire de goût.
Les genres suivants contiennent toutes les formes de la famille Fatellidae, qui sont décrites dans le présent volume.
Tryblidium, Lindstrôm.
Archinacella, Ullrich & Scofield.
Helcionopsis, 3 n a Palaeacmaea, Hall.
Lepetopsis, Whitfeld. Ptychopeltis nouveau genre Palaeoseurria n. g. avec le sous-genre Calloconus mihi. Scenella, Salter (1 espèce douteuse).
Barrande avait fait figurer, comme représentants de Patellidae, un assez grand nombre de spécimens, dont une partie seulement appartient aux Gastéropodes. Nous avons pu constater que la plupart d’entre eux sont des Brachiopodes. (Chez quelques-uns, nous avons déterminé le genre ou au moins indiqué le nom générique le plus probable, tandis que, chez d’autres, nous ne sommes pas parvenu à reconnaître à quel genre ils appartenaient. Le lecteur trouvera, dans les explications des figures, la dénomination générique probable de toutes ces formes, ainsi que les observations que nous avons cru nécessaire d'ajouter. Une description de ces divers fossiles suivra à la fin de ce volume (Chap. V.).
Genre Tryblidium,. Lindstrüm.
PI. 5 et 104, et fig. 1—2 dans le texte.
Caractères. Voir Lindstrüm: On the silurian Gastropoda and Pteropoda of Gotland. (Kongl. svenska Vetenskaps Akad. Handl. Bd. 19, N° 6, 1884, p. 52—54.)
Pilsbry établit pour ce genre la famille des Tryblididae. (Zittel-Eastman, Text-book of Palaeontology I, p. 442, 1900.) Mais comme caractère distinctif de cette famille, avec le genre unique Tryblidium, l'auteur n'indique que les impressions musculaires isolées; or, celles-ci existent également chez d’autres genres de Patellidae, p. ex. dans les genres Helcionopsis, Ullrich et Archacophiala, Koken. En présence de l'incertitude qui règne encore dans la systématique des Patellidae, nous avons, à l'exemple d’autres savants, laissé le genre Tryblidium dans cette famille.
Parmi les spécimens figurés par Barrande, nous ne trouvons que trois formes qui puissent être considérées comme appartenant, d’une manière indubitable, au genre Tryblidium.*) (Ce sont des moules internes; elles proviennent du Silurien supérieur.
Le spécimen figuré sur la PI. 104, fig. 13—15, possède bien une certaine ressemblance avec Tryblidium, mais comme il porte de fines côtes radiaires et qu’il est dépourvu des impressions musculaires caractéristiques pour ce genre, nous le plaçons dans le genre Helcionopsis, avec lequel il présente plus d’analogie. Lindstrôm avait lui-même associé provisoirement au genre 7ryblidium une forme semblable, Tryblidium? radiatum, pourvue de stries radiaires, tandis que Ullrich et Scofield placent Trybl. radiatum, de Gotland, dans le genre Helcionopsis. (Ulrich et Scofield. — The lower Silurian Gastropoda of Minnesota. Final Rep. Geol. and Nat. Hist. Survey of Minnesota. Vol. III. 1897, p. 826.)
Dans les représentants du genre Zryblidium, en Bohême, le nombre des impressions musculaires n’est pas le même que celui indiqué par Lindstrôm; ainsi, tandis que les formes de Gotland en montrent généralement 6 paires, Zryblidium Glaseri, Barr. sp., en possède 7 paires; Tryblidium rugatum, Per. 7 paires; Trybl. Barrandei, Pern., probablement 7 paires. Ullrich et Scofield (1. c. p. 825) ont déjà signalé, chez l'espèce Trybl. anguis, Lindstr., de Gotland, l'existence de 8 paires d'impressions musculaires, dont la première, très petite et accolée, se trouve au-dessous de Papex (rostral scars). Chez les formes de la Bohême, du moins sur les spécimens de Zrybl. Glaserr, Barr. sp, nous comptons 7 paires d’impressions. Nous n'avons pu en déterminer le nombre exact chez la forme Trybl. Barrandei, Pern., parce que la partie rostrale fait défaut, mais on en distingue nettement 6 paires, et on peut conclure, par analogie, que la partie brisée pouvait bien en porter une.
Berkey (1. c. p. 278—280) incline à associer au genre 7ryblidium des formes ressemblantes, nommées Archinacella par Ullrich et Scofield, et chez lesquelles l'impression musculaire n’est pas connue. Il étend les limites du genre Zryblidium, et y associe, outre plusieurs formes d’Archinacella, le genre Helcionopsis.
Nous sommes d'avis que les stries radiaires présentent un caractère assez important pour séparer de telles formes, et que l’on devrait reconnaître Helcionopsis au moins comme sous-genre de Tryblidium. Berkey avait en outre rangé, parmi les représentants de Tryblidium, quelques formes de Metoptoma, décrites par Billings, que Koken**) associe au genre Carinariopsis de la famille des Bellerophontidae. De plus, quelques espèces de Carinaropsis, figurées par J. Hall, ressemblent aux représentants du genre Zryblidium. (Pal. of N. York. Vol. I, PI. 6, PI. 40 et 83.)
Tryblidium Glaseri. Barr. sp.
PI. 104, fig. 21—23, et fig. 1 a, b, dans le texte.
Observation. On se sert, dans beaucoup d'ouvrages, presque indifféremment des termes apex, sommet, crochet. Pour nous, nous suivons l’exemple de Zittel ,Traité de Paléontologie, p. 302, (Ancylus), et nous employons le mot apex pour désigner la partie de la coquille qui s’aiguise en forme de cône. Ce n’est donc pas toujours le point le plus élevé de la coquille auquel devrait s'appliquer le terme sommet. Le côté apical désignera toujours ici le côté postérieur, sans égard aux figures illogiques, où le côté apical est tourné vers le haut.
La Collection Barrande ne possède qu’un moulage de l'original. Celui-ci se trouve dans un collection privée et a été confié à Barrande par M®° V'° Glaser. La description qui suit se base en
*) Barrande a donné à deux de ces formes le nom de Drahomira Glaseri sur les étiquettes et les explications provisoires des figures.
**#) Die Gastropoden des baltischen Untersilurs. 1897. (Bull. Acad. imp. Pétersbourg. Série V. Vol. VI, No 2, p. 139.)
partie sur l'unique reproduction, d’ailleurs assez bien réussie, de l'original, qui ne représente qu’un moule interne de la coquille.
Fig. 1. Tryblidium Glaseri. Barr. sp. Lochkov, f1.
Dessiné d’après le moule en plâtre; il appartient à l’original figuré PI. 104, fig. 21—23.
a) Vu par le haut. On distingue nettement 7 paires d’impressions musculaires, dont les extrêmes sont représentées par de petits tubercules arrondis, et les autres en forme de côtes. Grossi 2 fois.
b) Vue latérale.
c) Section transverse montrant le bombement, qui n’est pas figuré exactement sur la planche de Barrande.
d) Deux impressions musculaires, grossies 6 fois.
Le contour est ovale, terminé en pointe obtuse à la partie postérieure. La longueur est de 15 ””; la largeur maximum, de 10-5"*, Le bombement est un peu plus fort que le montre la fig. 21. La surface porte 7 paires d'impressions musculaires, divisées en deux groupes isolés. Le groupe apical se compose d’une paire de tubercules circulaires, en forme de mamelons, et disposés symétriquement. Le second groupe comprend cinq paires de filets arqués. Sur le bord antérieur de ia coquille se trouve encore une paire de tubercules de même forme que sur la partie postérieure; les 5 autres paires d’impressions sont représentées par des filets très minces, bien limités, d’une longueur de 2:5 à 3%", légèrement courbés. (Voir fig. 1a dans le texte.) Sur la PI. 104, leur étendue et leur forme sont imparfaitement rendues. Les impressions musculaires, mamelonnées, de la partie anté-
rieure sont plus rapprochées les unes des autres que celles de la partie postérieure.
Le moule en plâtre porte une bordure large de 1”. Son bombement diffère de celui que montre la fig. 21, PL. 104, que le lecteur est prié de comparer avec la fig. 1 b dans le texte.
Par sa forme générale, cette espèce se rapproche le plus de 7ryblid. reticulatum, Lindstr., de l’île Gotland. Toutefois, notre espèce est plus petite de la moitié; elle possède 7 paires d’impressions musculaires de forme et de disposition toutes différentes.
La brisure que l’on voit sur les fig. 22 et 23 pourrait bien indiquer l'existence d’une autre impression musculaire, impaire, de la analogue à l’excavation que montre Zrybl. unguis, PL. 1, fig. 36 de l’ouvrage de Lindstrôm. Peut-être une partie du moule interne est-elle restée dans l’excavation de la coquille. Sur la fig. 22, Barrande avait légèrement marqué une autre impression musculaire, impaire, situé entre deux impressions de la partie antérieure. C’est ce qu’on ne saurait constater sur le moule en plâtre que nous avons sous le yeux.
Le spécimen que nous décrivons a été recueilli, d’après Barrande, dans la localité de ZLochkov. L’étage n’est pas indiqué, mais, en comparant cet exemplaire avec l’espèce suivante, et en prenant en considération l'observation de Barrande, d’après laquelle ces deux formes proviennent de la même roche, il y a lieu de penser qu’il a été trouvé dans les plaques de calcaire noir de la bande f 1.
Tryblidium PBarrandei. Perner.
PI. 104, fig. 24—96.
L’original représente l’empreinte interne de la coquille. Le contour est large, ovale, légèrement rétréci à la partie postérieure, et muni d’une bordure (Saum) de 1:57 de largeur. Le bombement est plus accentué que dans l’espèce 7rybl. Glaseri. On ne distingue que 6 paires d’impressions musculaires, auxquelles s’ajoute un petit tubercule en forme de mamelon, situé dans la ligne médiane, et que nous ne considérons pas comme une impression musculaire. Sur la partie brisée de l'original, il existait très probablement encore une paire d’impressions, mamelonées, développées de la même manière que chez toutes les formes de la Bohême. Il existerait donc également, dans cette espèce, 7 paires d’impressions musculaires. Les impressions sont plus courtes que dans l’espèce précédente; la dernière paire est subtriangulaire. L'apex est subcentral, situé dans le premier tiers de la ligne médiane. La largeur maximum atteint 1177, la longueur, 1477.
Notre espèce se distingue de toutes les autres du même genre par la disposition et la forme allongée des impressions musculaires. Elle se rapproche de l’espèce de Gotland, Trybl. unguis, Lindstr., par sa forme générale, large et ovalaire, et par son sommet excentrique. Par sa petite taille, elle pourrait bien se rapprocher encore davantage de l'espèce de Borkholm, Zryblid. esthonum, dont Koken*) fait une courte description. Ce savant avance qu'il existe encore d’autres contrastes entre Trybl. esthonum et Tryblid. unguis, Lindstr., mais il ne les mentionne pas d’une manière spéciale.
Localité. — Calcaire noir de la bande f1, ZLochkov.
Tryblidium rugatum. Perner.
PI. 5, fig. 12—14; fig. 2a, b, c, d, dans le texte. La forme générale de l’ouverture de la coquille est celle d’une ellipse régulière, large. Elle
ne s’aiguise ni ne se rétrécit vers la partie postérieure, ainsi qu’on serait porté à le croire, en examinant la fig. 13, PL. 5. L’apex est marginal, obtus. A partir de l'apex s’étend un dos, plat vers
Fig. 2. Tryblidium rugatum. Perner. Karlstein, e2.
D’après l'original que Barrande figure sur la PI. 5, fig. 12—14.
a) Vu par le haut, pour montrer Ja forme et la place des 7 paires d’impressions musculaires, non figurées sur la figure 13 de la PI. 5.
b) id. 2 impressions musculaires, grossies 8 fois.
e) id. section transverse de la coquille.
d) id. section longitudinale. Cette figure n’est pas correctement dessinée sur la PI. 5.
e) id. ondulations du bord; l’ornementation de son test est conservée.
*) Koken: Die Guastropoden des balt. Untersilurs. (Bull. Acad. imp. d. Scien. de St Pétersbourg. VeESérie: DAVTIONCEE 1897:)
l'extrémité antérieure de la coquille, où il disparaît lentement, de sorte que la coquille semble, à droite et à gauche, voûtée en forme de toit.
Le profil longitudinal du spécimen n’est pas rendu correctement sur la planche de Barrande; c’est pourquoi nous prions le lecteur de consulter les figures du texte, destinées à reproduire tous les aspects du bombement de la coquille. Il n'existe aucun bord plat. Le test n’est que partiellement conservé et seulement sur les bords; il porte une striation serrée, fine, exclusivement visible à la loupe, mais cependant très marquée, continue et concentrique. En outre, le bord entier, même dans la partie antérieure, près du sommet, porte des plis plats, que l’on peut suivre jusqu'à 3” du bord vers l’intérieur, de sorte qu’en jetant un simple coup d'œil sur la coquille, on serait tenté de croire qu’elle est ridée ou striée radiairement, ce qui, en réalité, ne semble pas être le cas, car il faudrait alors ranger cette espèce dans le genre Helcionopsis, Ullrich et Scofield.
La partie médiane du spécimen est dépourvue du test, mais les impressions musculaires, qui ont échappé à l'observation de Barrande, n’en sont que mieux visibles. Leur disposition et leur forme sont représentées sur la fig. 2ab de notre texte.
Cette espèce se distingue de 7rybl. unguis, Lindstr. par le bombement relativement plus marqué de la coquille et par sa plus grande largeur; de plus, par la forme et la disposition des impressions musculaires, ainsi que par une ornementation toute différente de la surface. La forme générale de la coquille et les impressions différencient l’espèce 7rybl. rugatum des autres espèces de Tryblidium qui apparaissent dans l’étage E. L'espèce Trybl. Glaseri possède une coquille terminée en pointe vers l'apex; Trybl. Barrandei se rétrécit également dans la partie postérieure, tandis que Trybl. rugatum présente une ellipse régulière. (Chez ce dernier, le crochet est surbaissé et obtus, le bombement est plus marqué, ainsi que le montre le profil transverse. La disposition et le nombre des impressions musculaires forment également un caractère distinctif pour les formes du Silurien supérieur de la Bohême. (C’est ce que l’on peut constater en jetant les yeux sur les figures, qui sont plus instructives que les descriptions les plus détaillées.
Gis' et local. Bande e2, Karlstein.
Genre Palaeacmaea. Hall et Whiteñeld.
La diagnose générique est exposée dans le travail de Koken: Die Gastropoden des baltischen Untersilurs. (Bull. Acad. impér. de S° Pétershbourg. 1897. Vol. VII. N° 2, p. 113—114.)
La place assigné aux formes suivantes dans le genre Palaeacmaen n’est que provisoire. Les formes que divers savants décrivent sous le nom de Palaeacmaea sont très différentes les unes des autres, et le groupe entier des Patellides paléozoïques devrait être l’objet d’une étude monographique spéciale, où il serait tenu compte, plus que jusqu’à présent, de la conformation détaillée de la coquille. Cette observation s’applique également aux genres analogues, tels que Metoptoma, Patella etc.
Nos matériaux sont malheureusement peu nombreux. En dehors des originaux, nous ne possédons, en général, pas de doubles, au moyen desquels on pourrait fixer, en les préparant, la place à assigner à ces formes douteuses. Chez quelques spécimens qui offrent des analogies avec les représentants de Palaeacmaea et de Metoptoma, il nous a été difficile de reconnaître si, par hasard, ils n’appartiendraient pas aux Brachiopodes. Il s’agit surtout ici de Pseudometoptoma, Pseudocrania, Philedra, et autres semblables. V. Huene*) décrit comme Brachiopodes (Craniades) une quantité
+) Fr. Bar. Hoyningen-Huene: Die silurischen Craniaden d. Ostseeländer mit Ausschluss Gotlands. (Verhandl. d. russ. kais. miner. Gesellsch. Petersburg. IL. Ser. II. Lief. Bd. 36, Nr. 5. 1899.
14 ... Supplement zu der Beschreibung der silwr. Craniaden der Ostseeländer. Ibid. IL. Ser. Bd. XXX VIII Nr. 1. 1900.
de formes provenant du Silurien de la Baltique, et quelques individus, rapprochés des Pafellidae et figurés par Barrande comme Gastéropodes, se trouvent appartenir, sans conteste, aux Brachiopodes.
Dans ses remarques manuscrites, Barrande désigne, en général, tous ces spécimens par le nom de Patella.
Palaeacmaea laevigata. Perner.
PI. 1, fig. 19, 20.
Le contour de la coquille présente une ellipse qui se rapproche beaucoup de la forme cireulaire, et dont la longueur est de 20%" sur 18" de largeur. L'apex, haut de 10”, est central et terminé en pointe obtuse. On n’aperçoit pas d’impressions musculaires. Sur la périphérie de la coquille se trouve un bord plat, large de 1””. Nous observons des stries d’accroissement, inégalement distantes et peu marquées. Le moule interne figuré porte, en outre, quelques sillons radiaires, larges, très peu profonds, invisibles sur le reste du test.
Par sa forme générale, l’espèce Pal. laevigata rappelle fort l’espèce Pal. solarium, Lindstr., du Silurien supérieur de Gotland. Elle se distingue de cette dernière par ses stries d’accroissement très faiblement indiquées et inégalement distantes, qui sont représentées par des filets bien nets, sur l'espèce de Gotland. Notre espèce est dépourvue de stries fines entre les anneaux d’accroissement, mais, en revanche, elle possède des filets minces.
Barrande avait omis de donner un nom à cette forme.
Gist et local. Bande e 2. Lochkov.
Palaeacmaea latiuscula. Barr. sp.
PI. 5, fig. 18—19.
Le coquille, très exiguë, a la forme d’un cône incliné. Le contour, elliptique, offre une longueur de 5”* sur 47" de largeur. L'’apex, haut de 2"”, est obtus, arrondi, situé au premier tiers de la longueur de la coquille. On distingue, sur le bord de la coquille, une striation large et concentrique. La coquille présente un bombement égal et régulier.
Gist et local. Bande d17. Osek. Moule interne; spécimen unique.
L'état de conservation défavorable de ce fossile ne permet pas de déterminer définitivement à quel genre il appartient. Nous l’associons provisoirement au genre Palaeacmaea, parce que sa coquille est aussi convexe à sa partie postérieure, près de l’apex, et non concave comme chez le genre Archinacella. La place et la forme de l’apex plaideraient plutôt en faveur d’un représentant de Palaeacmaea que d'Archinacella, dont le sommet est marginal ou submarginal. La position nettement excentrique de l’apex pointu différencie cette petite forme de Pal. primula, Barr. sp., qui est plus grande, apparaît également dans la bande d17, et possède un apex bien marqué et très pointu, PI. 48, fig. 4—6. L'espèce Pal. immigrans, Barr. sp. de la bande d1y, se distingue de Pat. latiuscula par son apex central, et par le faible bombement de sa coquille.
Palaeacmaea primula. Barr. sp.
PI. 48, fig. 4—6.
Le contour de la bouche est large, ovalaire, presque circulaire, long de 12" et large de 10”,
présentant la forme d’un cône élevé. L'’apex se termine en une fine pointe torse. Celle-ci est sub- 4*
centrale. La surface porte de petites stries concentriques, fines et très serrées. En outre, le bombement de la coquille montre 3 crêtes larges et concentriques. La zone située près du bord de la coquille est beaucoup plus plate que la zone du milieu, où la coquille s’élève subitement en cône.
Les contrastes qui différencient cette espèce de la précédente et de la suivante sont exposés dans la description de ces deux formes.
Gist et local. Bande d 17. Osek.
Palaeacmaea immigrans. Barr. sp.
PI. 104, fig. 32—34.
Le contour de la coquille est circulaire; son diamètre atteint 65”. La coquille, de forme conique, est moins élevée que dans l'espèce précédente. L'apex est central, et, près du bord de la coquille, se trouve une bordure étroite et plate. La surface, aussi loin qu’elle est conservée sur l'original, est lisse et ne porte pas de stries concentriques. Les points d’une grande finesse, que l’on remarque çà et là, doivent être probablement attribués à une cause secondaire, car ils apparaissent sur un grand nombre de fossiles provenant des nodules sphériques des environs de Rokycan.
Cette espèce se distingue de la précédente par son contour circulaire, la faible bordure de sa coquille, sa surface lisse et son apex central.
Gis' et local. Bande d1y. Osek.
Palaeacmaea discoïdes. Perner.
Pie Tele,
Contour de la coquille, circulaire; diamètre, 8””*; hauteur, 3””*; apex presque central, en forme de mamelon, légèrement incliné vers la partie postérieure. Sur la surface, on distingue 5 zones larges, plates, concentriques, entre lesquelles on ne voit aucune striation, là où le test est conservé. Ce caractère, ainsi que le contour circulaire, différencie l’espèce Pal. discoïides des formes Pal. incerta, Barr. sp. et Pal. laevigata, Perner, qui apparaissent dans le même horizon. Cette dernière est beaucoup plus grande, possède un apex central arrondi, et un contour large et elliptique.
Gis' et local. Bande e2. Lochkov.
Palacacmaea ovoidea. Barr. sp. (= Pal. ovalis. Barr. sp.) Pl fie 46;
Coquille peu élevée, au contour large et ovale, de 15” de longueur sur 12 de largeur. L’apex arrondi, est légèrement rapproché du côté apical.
La surface porte des stries fines, serrées, concentriques, mais bien nettes, entre lesquelles, à l’aide d’une forte loupe, on en distingue de plus fines, également concentriques.
L'espèce Pal. ovoidea contraste avec Pal. incerta, du même horizon, par son contour ovale et plus large, ainsi que par le peu de hauteur de la coquille. La structure rappelle les jeunes stades de certaines espèces de Hercynella (Pilidion), qui ne sont pas rares dans la bande f1; mais il lui manque l’échancrure caractéristique du bord de la coquille, ainsi que le pli en forme de carêne, déjà fortement développé chez ces grands stades de Hercynella.
Dans les explications provisoires des figures, Barrande avait donné à cette forme le nom de Patella ovalis; mais, sur les étiquettes des années précédentes, elle est désignée par le nom de Patella ovoidea. Nous lui conservons cette dénomination spécifique.
Gist et local. Bande f 1. Kosor.
Palaeacmea incerta. Barr. sp.
PPS fe, 1517
Coquille médiocrement bombée, au contour elliptique, régulier et étroit, de 15" de long sur 10" de large. Apex central, d’une hauteur d’environ 5-5”, allongé et en forme de mamelon.
Sur la surface, on observe plusieurs rides irrégulières et concentriques, et, en outre, des stries très fines, serrées et également concentriques.
Cette espèce diffère de Palaeacmaea ovoidea, Barr. sp. (= P. ovalis, Barr.), du même horizon, par le contour elliptique, étroit et régulier de la coquille, par sa hauteur plus grande et par son bombement.
Barrande désigne cette forme par le nom de Capulus incertus.
Gist et local. Bande f1. Xosor.
Palaeacmaea? porrecta. Barr. sp.
PI. 5, fig. 4—6.
Sous le nom provisoire de Capulus porrectus, Barrande figure, PI. 5, fig. 4—6, un fossile provenant des nodules siliceux renfermés dans les schistes de la bande d 1, Osek. Malgré toutes nos recherches, il nous a été impossible de retrouver ce spécimen dans la Collection Barrande. L’auteur, dans une de ses remarques sur la planche en question, qui a été dessinée en 1869, écrit au sujet de ce fossile: , Mal figuré; reporté à une nouvelle planche (PI.? 1879).“ Malheureusement, nous ne trouvons sur aucune des planches suivantes une seule figure que l’on pourrait attribuer à l’original qui nous occupe. Peut-être devait-il être reproduit sur la PI. 249 de la série, et qui n’a pas été exécutée par suite de la mort de Barrande*).
Les figures nous montrent que ce petit fossile, par la position excentrique de la pointe de l’apex, représente plutôt une forme du genre Palaeacmaea ou d’un autre genre rapproché, qu'un Capulus. Le contour étroit et elliptique, le bombement tectiforme du dos, qui court le long de l’axe principal, sont des particularités qui n'apparaissent chez aucun représentant des Patellidae de la Bohême. La fig. 6 semble indiquer aussi des stries concentriques. Notre opinion que ce fossile pourrait bien appartenir aux Brachiopodes, semblerait infirmée par cette remarque que Barrande écrit en 1871: Les espèces de Wosek, fig. 4—6, 9—11, 18—19, doivent rester ici parmi les Gastéropodes.“ On voit par là que Barrande a eu un moment quelque doute sur la place à attribuer à ces fossiles. Cependant, au mois de janvier 1879, il ajoute à la remarque ci-dessus: ,Les spécimens fig. 4—6, (et 9—11) ont été enlevés du paquet Gastérop. 5 et placés dans la boîte des Gastéropodes à figurer.“ On peut donc en conclure que Barrande était, cette fois, convaincu que cette forme appartenait aux Gastéropodes.
*) Le même cas se représente pour l'original figuré sur la PI. 5, fig. 9—11, ainsi que pour plusieurs spécimens mal dessinés sur d’autres planches, et que Barrande conservait à part pour les faire refigurer.
Palaeacmaea? horizontalis. Barr. sp.
PI. 104, fig. 6—7.
Coquille peu élevée, au contour long et elliptique, de 15"" de long sur 10” de large, légèrement comprimée sur les côtés. L’apex est indistinct; en tout cas, il a dû être légèrement subcentral. La coquille est médiocrement bombée. Sur la surface se trouvent quelques rainures concentriques, onduleuses, au cours irrégulier, et çà et là indistinctes, distantes les unes des autres de 1** environ et produisant plusieurs arêtes sur le dos de la coquille.
Nous n’associons que provisoirement cette forme au genre Palaeacmaea, 1° parce qu’elle ne montre pas d’impressions musculaires, 2° parce que son aspect général contraste avec les formes décrites jusqu'ici sous cette dénomination générique. Les spécimens que Koken range dans le genre Palaeacmaea sont coniques, à apex élevé, tandis que celui qui nous occupe n’est pas haut et ne permet pas de distinguer l’apex. Ullrich et Scofield figurent (4. c. PI. LXT, fig. 45—48) une forme basse, à peu près semblable, qui possède un apex distinct, mais, sur la surface, des rainures concentriques, onduleuses.
Gist et local. Ce spécimen unique a été trouvé à Konëprus, bande f2.
Genre ArchinaGella. Ulrich et Scoñeld.
La diagnose du genre est exposée dans l’ouvrage d’Ullrich et Scofield, 7. c. p. 821 et 828.
Archinacella modesta. Barr. sp.
PI. 1, fig. 25 —928: 4945,
Le contour de la coquille représente une ellipse large, régulière chez les spécimens adultes, nulle part tronquée ou aiguisée. En revanche, les jeunes spécimens atteignent leur largeur maximum au premier tiers, sur la partie antérieure, près de l’apex. Les individus adultes possèdent sur l'extrémité postérieure de la coquille une bordure large, plate, qui s’avance jusqu’à un quart du rayon de la coquille. Chez les spécimens aplatis, la bordure semble suivre le bord entier de la coquille. Les coquilles bien conservées, qui ne sont pas aplaties, sont très rares. Leur bombement est loin d’être uniforme. A partir de l’apex, qui est arrondi, submarginal et dirigé vers le bas, on voit s'étendre, vers l'extrémité antérieure de la coquille, une carêne médiane, fortement saillante, qui s'aplatit petit à petit à mesure qu’elle se rapproche de l'extrémité antérieure. Cette carêne, à arête presque vive dans le voisinage de l’apex, est encore assez étroite au centre, et s’élargit lentement vers la partie antérieure de la coquille. Chez les jeunes spécimens, la carêne est étroite, et s’observe très distinctement. Les stries d’accroissement sont très distantes les unes des autres, et forment quelquefois, surtout sur le bord de la coquille, des plis ronds et peu saillants; vers l’apex, elles sont moins nettement marquées.
Les plus grands spécimens atteignent une longueur de 34"”, et une largeur de 23”, L’apex est submarginal.
En ce qui concerne les connexions de cette grande espèce avec les autres, plus petites, qui apparaissent également dans la bande 45, on pourrait se demander si les exemplaires de taille moyenne, de la bande d5, figurés sur la PI. 1, ne seraient pas des représentants non encore adultes de l’espèce Archinacella modesta, Barr. Cependant la forme et la position de l’apex, le genre de
bombement de la coquille, nous démontrent suffisamment que nous sommes en présence d’espèces entièrement différentes.
Il existe, parmi les espèces d'Amérique, des formes très semblables à l'espèce Archin. modesta, Barr. Celle qui s'en rapproche le plus est Arch. valida, Sardesson (Ulrich et Scofield, L. c. PI. LXT, fig. 14—15); elle possède à peu près les mêmes contours et le même bombement:; mais elle est relativement plus haute, et l’apex, dirigé horizontalement, s’étend jusqu'à la hauteur du bord de la coquille. Chez les représentants de l'espèce Arch. simulatrix, Ulrich et Scofield (4. c. PI. LXTI, fig. 10—11), les contours du bord de la coquille, ainsi que le bombement, ressemblent beaucoup à ceux des jeunes spécimens de Arch. modesta. Toutefois leur apex surplombe le bord de la coquille, et la saillie dorsale, qui s’étend depuis l’apex jusqu’à ia partie antérieure de la coquille, n’est pas bombée. Parmi les spécimens de grande taille appartenant au genre Archinacella, on pourrait encore comparer tout au plus Arch. cingulata, Ullr., du groupe de Black-river (Ur. et Scof. 1. c. PI. LXI, fig. 1—2); mais le bord de sa coquille est tronqué presque en ligne droite à la partie postérieure, et l’apex surmonte le bord de la coquille. Les spécimens de Metoptoma, figurés par Billings (Palaeozoic fossils. Vol I), ressemblent également aux représentants du genre Archinacella, malgré cela, il serait plus à propos, ainsi que le fait observer Koken*), de les associer aux Bellerophontidae parmi les Carinariopsis.
Les espèces Metoptoma Niobe, Met. Nycteis, Met. Hyrie, différent sous plus d’un rapport.
(ist et local. Les représentants de cette forme apparaissent dans la bande d5, dans les localités de Lejskov et de Chodouï. Ils y sont rares. D’après les indications de Barrande, on les trouverait aussi dans la localité de Künigshof.
Archinacella ovata. Barr. sp. (= Capulus ? ovatus. Barr.; Crepidula ovata. Barr. èn litt.)
PI. 2, fig. 1—10; PI. 104, fig. 30—31. Fig. 3—7 dans le texte.
Barrande avait réuni sous le même nom spécifique plusieurs formes, qu’il considérait comme divers stades de la même espèce. En comparant un grand nombre d'exemplaires associés par lui à cette espèce, nous avons acquis la conviction que nous sommes en présence d'au moins 5 formes différentes, dont nous possédons également des stades de croissance, et que nous distinguons, comme variétés, chacune par un nom particulier. Quoique la majorité des individus provienne du même horizon et de la même localité, nous n’avons pu parvenir à trouver quelques formes de transition qui eussent rendu superflue la distribution des spécimens en variétés.
Nous décrivons d’abord la variété typique, à laquelle appartient le plus grand nombre des spécimens de Barrande. Quant aux autres variétés, si l’on arrive à en posséder de meilleurs exemplaires, pourvus de leur test, il deviendra peut-être nécessaire, un jour, de les traiter comme des formes spécifiques indépendantes. Pour le moment, nous nous contenterons d'indiquer, comme caractères, la diversité que présentent l'aspect et la hauteur du bombement, ainsi que la forme de l’apex, qui en dépend; de plus, le contour peu variable de l’ouverture. Chez un certain nombre de savants, l’énumération de ces caractères suffit souvent pour établir une forme spécifique. Cependant, les contrastes entre ces variétés ne sont pas assez prononcés pour que nous puissions les regarder comme des espèces indépendantes. Nous les considérons comme variétés dans le sens de Barrande et de Waagen, et non comme mutations ou variantes. (Voir pour l'explication de ces termes les remarques de Hall et de Clarke dans le Geol. Survey of N. York. Vol. VIIT, 1894, p. 167, note; Barrande, Syst. silur. Vol. V. Brachiopodes, p. 4.)
*) Koken, Gastrop. d. balt. Untersilurs. Bullet. Acad. Pétersb. 1897. No 2. p. 139.
O2 Le]
Archinacella ovata. Barr. sp.
A. Var. typica m.
PI. 2, fig. 3—10; fig. 3 dans le texte.
Coquille au bombement sphérique; ouverture au contour circulaire. La hauteur maximum de la coquille est au centre. L’apex est très court, arrondi, obtus; chez les exemplaires adultes, il saille de 1°5””* au-dessus du bord de la coquille, et sa pointe est élevée de 2:57. Il passe rapidement, de tous les côtés, dans le bombement sphérique de la coquille, qui est partout régulier. Le diamètre de l'ouverture cest de 187” chez les plus grands spécimens, et la hauteur de la coquille s'élève à 9-5#"*), c’àd. un peu plus de la moitié du diamètre.
ik à
Fig. 3. Archinacella ovata. Barr. «p.
var. typica. Perner.
Grossi 2 fois. Osek, d 17.
a) Vue latérale.
b) Vue de l’apex (côté postérieur).
La même proportion du diamètre à la hauteur (2:1) se retrouve sur les spécimens plus jeunes, qui ont 8 à 10” de longueur. Nous pourrions exposer une série de stades de développement avec les représentants de cette variété, qui contraste avec toutes les autres par son bombement sphérique. Le test n’est pas conservé, ce qui est à peu près le cas pour tous les à fossiles renfermés dans les nodules siliceux de la bande d 1 y. à: 2
On distingue cependant, sur plusieurs spécimens, des stries con- Fig. 3 bis. centriques, plus ou moins nettes, inégalement distantes, et déve- Archinacella ovata. Barr. sp. loppées parfois en forme de rides aplaties. CONS EEE EE
Osek, D—d1Y7.
La variété que nous décrivons est assez rapprochée des an nier
formes de l'Amérique, Archinacella cingulata. Ullr. (Voir Ultr. et Scof. 1. c. PL. LXI, fig. 1—2) et Arch. valida, Sardesson (Ibid. PI. LXT, fig. 14—15). Elle diffère de la première par son ouverture plus large, et par son bombement, dont le point le plus élevé se trouve au centre de la coquille, tandis qu’il est situé dans le premier tiers chez l'espèce Arch. cingulata. L'espèce Arch. valida possède, comme Arch. cingulata, un apex plus aigu, dirigé horizontalement; sa hauteur maximum ne se trouve pas non plus au centre. Le bombement des deux formes américaines n'est pas aussi sphérique que dans Arch. ovata, Barr. On pourrait encore comparer avec celle-ci une forme analogue provenant du Cambrien supérieur (?), et décrite sous le nom de Zryblidium corpulentum, Berkey.**) Elle possède une ouverture ovale, et son apex est plus élevé que dans la forme de la Bohème.
Gis' et local. Les représentants de cette variété se rencontrent fréquemment dans la bande d17, à Osek.
*) La partie supérieure de la coquille du spécimen de Barrande, PI. 2, fig. 9—10, est rongée et fortement usée, de soite que le dessin, tout en présentant les proportions exactes, ne saurait servir de règle. Nous avons pu nous assurer, en comparant d’autres spécimens adultes de taille semblable, que tous possèdent la même hauteur de 9-5", et montrent, par conséquent, la même proportion que l'individu plus jeune, figuré PI. 2, fig. 7—8.
**) Ch. P. Berkey: Geoloyy of the St Croix Dalles. III. The Amer. Geologist. Vol. XXI. 1898. May. FI. XX, fig. 21—22, p. 281.
B. Var. rostrata m.
PI. 2, fig. 1—2, et fig. 4 dans le texte.
La coquille est beaucoup plus plate que dans Ja forme typique précédente. L'ouverture, chez les jeunes spécimens, est elliptique, très faiblement rétrécie vers l'avant; chez les spécimens adultes, le contour elliptique est régulier. Le point le plus élevé est situé au tiers antérieur de la coquille. L'’apex est long, pointu, en forme de bec, et, comme pour participer à son développe- so : ment, la partie supérieure de la coquille se rétrécit peu : nr Fo NC à peu à partir du centre et de chaque côté. La coquille b) Vue de l’apex (côté postérieur). est, Sur sa partie antérieure, moins bombée qu’à l’extrémité postérieure. La hauteur maximum est de 5°" sur une longueur de 145”, cad. qu’elle atteint à peu près !/, de cette dernière dimension.
Fig. 4 Archinacella ovata. Barr. sp. var. rostrata. Perner.
Cette variété se rapproche beaucoup de Arch. valida, Sardesson sp., du Trenton-group; mais l'espèce étrangère possède un apex plus court, marginal, non saillant, plus élevé; elle est également un peu plus plate. Il existe encore une plus grande analogie entre la var. rostrata et Arch. cingulata, Ullrich, du groupe de Black-River: à peine pourrions-nous les distinguer l’une de l’autre, si le contour de l'ouverture n’était régulièrement elliptique dans notre variété, et si, au-dessous de l’apex, le bord plat de la coquille ne formait un limbe étroit. Ces particularités sont les seules qui nous empêchent de voir deux formes identiques dans la var. rostrata et l'espèce Arch. cingulata.