‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 23 sur 140 · margaritifera Salt · texte numérisé non relu

margaritifera Salt

MCONUM SA:

. Homfrayi . . Salt.

1852. Salter.

. elongata . . . Portl.| . Cie ; + : : : 1843. Portlock. +

1866. Salter.

Répétitions à déduire dans chaque faune Espèces dans chaque faune Ne

| Réapparition à déduire entre les deux faunes Especes distinctes

En comparant les tableaux qui précèdent, nous observons les particularités et contrastes suivans:

1. En Angleterre, la première apparition connue des Conularia est signalée dans le groupe supérieur de Trémadoc, que nous considérons comme renfermant une subdivision de la première phase de la faune seconde, dans cette contrée.

Dans l'Etat de New York, les Conularia semblent ne se montrer que durant le dépôt du calcaire de Trenton, c. à d. vers le milieu apparent de la durée de la même faune.

2. En Angleterre, les Conularia sont représentées, par un petit nombre d'espèces, dans chacun des étages principaux de la faune seconde et de la faune troisième, à l'exclusion du Télestone. I y a une sorte de continuité dans l’existence de ce genre.

Dans l'Etat de New York. les 4 espèces du calcaire de Trenton sont complétement isolées dans ce groupe. Aucune forme de ce type ne se manifeste dans les phases subséquentes de la faune seconde. Il faut remonter dans la faune troisième jusqu'au groupe du Niagara, pour retrouver 2 nouvelles formes de ce genre. Nous en voyons ensuite 4 autres, distribuées dans la hauteur de la même faune. Ainsi, d'après les documens existans, l'existence des Conularia dans cette contrée parait intermittente.

3. Il résulte de la comparaison des chiffres, qu'en Angleterre, les espèces de la faune seconde prédominent sur celles de la faune troisième, dans le rapport de 6 :2.

Au contraire, dans l'Etat de New York, ce sont les espèces de la faune troisième qui prédominent sur celles de la faune seconde, suivant la proportion de 6 : 4.

Jetons maintenant un coup d'oeil sur les autres contrées du Nord.

4. La Russie est, parmi toutes les contrées de la zône septentrionale, celle qui a offert le plus de formés de Conularia, dans la faune seconde. Leur nombre s'élève à 11, selon les documens ci-dessus reproduits, d'après M. le Doct. Schmidt, 1858, et d'après M. le Chev. d'Eichwald, 1860. Presque toutes ces espèces proviennent du Calcaire à Orthocératites, qui correspond évidemment aux formations de la division silurienne inférieure en Angleterre, sans qu'on puisse établir une équivalence détaillée des formations, entre ces deux contrées. Il est remarquable, en effet, que les Ortho-

cères à large siphon, qui caractérisent surtout le calcaire dont nous parlons, sont à peine représentés en Angleterre par 2 espèces, qui appartiennent à l'étage de Caradoc. (Siluria p. 552. 1859.)

Une seule espèce de Conularia passe de la faune seconde dans la faune troisième, en Russie comme en Angleterre. C’est Con. Sowerbyi.

5. La Scandinavie, ce. à d. la Norwége et la Suède ne paraissent posséder ensemble que 4 espèces de ce type, dans la faune seconde, et une seule dans la faune troisième.

6. Il convient d'attribuer à la faune seconde des contrées du Nord de l'Europe, 3 espèces de Conularia, recueillies par M. le Doct. Ernst Boll, dans le diluvium du Meklenburg et qu'il considère comme différentes de toutes celles qui ont été décrites, dans les contrées d’où dérivent les blocs erratiques.

7. La Thuringe présente deux espèces, dans la faune troisième.

Nous avons rapproché dans le tableau qui suit tous ces documens relatifs aux faunes siluriennes, en groupant ensemble les contrées qui appartiennent à chacune des deux grandes zônes paléozoiques. Nous ferons remarquer, que quelques espèces sont communes à diverses contrées. Nous les indiquerons ci-après.

Tableau comparatif de la distribution verticale et horizontale des Conularia. durant la période silurienne, dans la grande zône paléozoique septentrionale et dans la grande zône paléozoique centrale.

Faunes siluriennes UE III.

nl

Auteurs

eue de coq.

ès à qu Grès de Schoharie Cale. Helderb. supér

Onondaga salifère Grès d'Oriskany

Groupe de Québec Waterlime

Grès calcifère Birdseye Black-River Hudson-River Gr

Couches à Paradoæides Grès de Potsdam

Contrées de la grande

Zùne septentrionale.

1847. J. Hall.

1852. J. Hall.

1859. J. Hall.

Etat de New York

Canada Terre Neuvef * ‘

Angleterre | ue Portlock.

Range TON T OS PE EE EVE Mio re rte nn Salter Morris. VOLWÉTE EE Tee | CAT OU PRE] EL NE OR éTUlE

Suede ne CN TT RE Li 2e Va . + . . . | Hisinger. Angelin. Russie . . La HE, LORS ne h 1 Lire ect . +: * … - | Schmidt.Eichwald.

Allemagne (bl. err.) Aa STE RTE RAS IE BONE Thurinse ele PAIE re one oo Richter:

Contrées de la grande idne centrale.

Bohême J. Barrande.

ne d’Archiac.

France lie Verneuil.

Espagne M. Rouault.

Portugal Sardaigne

GENRE CONULARTIA. MILLER. 29

Les principaux faits que nous constatons, d’après le tableau qui précède, peuvent être résumés comme il suit:

1. Les Conularia ne sont jusqu'ici représentées par aucune forme, dans la faune primordiale silurienne, ni sur la grande zône septentrionale, ni sur la grande zône centrale.

Nous verrons, au contraire, qu'un autre genre du même ordre, Hyolithes, s’est montré dans cette faune, avec une notable variété de formes distinctes, sur les deux zônes comparées.

2. La première apparition des Conularia paraît avoir eu lieu, sur chacune des deux grandes zônes, durant l'existence des premières phases de la faune seconde. Ce fait est constaté pour l’Angleterre, dans la grande zône du Nord et pour la Bohême dans la grande zône centrale. Mais, nous avons fait observer ci-dessus, que, dans les autres contrées de chacune des zônes, les espèces de ce genre n'ont été signalées jusqu'ici que sur des horizons, qui paraissent plus élevés dans la hauteur verticale occupée par cette faune.

3. La plus grande richesse du genre Conularia, en formes spécifiques, correspond à l'existence de la faune seconde, dans les deux grandes zônes comparées. Ce maximum relatif s'observe, non seulement dans chacune des deux zônes, considérée dans son ensemble, mais encore dans chacune des contrées siluriennes énumérées dans notre tableau, à l’exception de l'Etat de New York, où le plus grand nombre des espèces correspond à la faune troisième.

4. Les nombres bruts représentant les espèces de Conularia dans la faune seconde des deux grandes zônes comparées sont peu différens. L'un est de 28 pour la zône septentrionale et l'autre de 23 pour la zône centrale. Si l'on déduit du premier chiffie 5 espèces, qui se répétent dans diverses contrées, il se réduit aussi à 23. Ces 5 répétitions vont être indiquées ci-après. Il y a donc une égalité fortuite entre les nombres des espèces de Conularia, aujourd'hui connues dans la faune seconde, sur chacune des deux grandes zônes paléozoiques.

5. Dans les deux zônes, les Conularia éprouvent une réduction très considérable, sous le rapport de leur richesse spécifique, pendant la durée de la faune troisième. Il ne reste que 12 espèces pour la grande zône septentrionale et 8 pour la grande zône centrale.

6. Une seule espèce a été signalée dans la zône septentrionale, comme s'étant propagée de la faune seconde dans la faune troisième. Nous en connaissons deux qui sont dans le même cas, en Bohême, c. à d. dans la grande zône centrale. Ces espèces vont être énumérées tout à l’heure.

7. Une seule espèce paraît se trouver à la fois sur les deux continens, c. à d. dans l'Etat de New York et en Russie, savoir: Con. Trentonensis Hall. — Eichwald.

8. Aucune espèce n’a été reconnue comme commune aux deux grandes zônes, malgré la similitude habituelle entre les formes de ce type. Mais, il reste à faire une comparaison détaillée des espèces, d'après de bons spécimens. Ce travail n'a pas pu être entrepris par nous.

9. Selon les documens qui précèdent, il y aurait une remarquable harmonie et même une accord presque parfait, dans l'apparition et dans l’évolution successive du type Conularia, sur les deux grandes zônes siluriennes. Mais il est probable, que les rapports que nous indiquons en ce moment seront plus ou moins modifiés par le progrès des découvertes paléontologiques.

Il nous reste maintenant à exposer la distribution du genre Conularia, dans toutes les contrées paléozoiques , et jusqu'à sa dernière apparition, durant le dépôt des terrains secondaires. Tel est le but du tableau général qui suit.

Distribution verticale et horizontale des Conularia. dans les contrées paléozoiques.

Faunes siluriennes

Il. I.

Faunes

Perm.

Dévon. | Carbonif. | Dyas

Bohême

Angleterre

Irlande |

Ecosse .

Norwége

Suède

Russie SOLE Allemagne (blocs errat.) France .

Espagne

Portugal

Sardaigne . .

Belgique

Contr. Rhénanes . .

Harz .

Thuringe . .

Franconie .

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