‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 25 sur 140 · csv · texte numérisé non relu

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Morris.

Les résultats les plus importans des documens que nous venons de rapprocher dans notre tableau

général, sont les suivans:

1. Le chiffre brut des espèces de Conularia, jusqu'ici introduites dans la science, s'élève

à environ 93.

GENRE CONULARIA. MILLER. ‘ 31

De ce chiffre, il faut déduire les espèces qui se répétent horizontalement dans diverses contrées, sur un même horizon, ou qui reparaissent dans deux faunes successives, soit dans un même pays, soit dans diverses contrées, savoir:

à déduire.

Angleterre espèces communes aux Con. Sowerbyi . . 9 Russie . | deux contrées . C. subtilis At) LC Angleterre | Répétitions dans les Allemagne id id. C. Sowerbyi real faunes II—III (blocs. erat.) 5 siennes ns ARe id. id. de Sowerbyi . . L ; i Norwége DURS id. id. C. Trentonensis . | FAT Russie Répétition dans le Thuringe . [ espèce du Zechstein com- ASE Te L'URSS 1 syst. permien Russie. \ mune aux deux contrées : espèces communes aux C. grandissima .

ne 7 BoReme faunes siluriennes III CNProfeicars l er : DDPTEONRLS Angleterre { id. id MC SONDE Tee Qi Russie . .{ id. id. {C. Sowerbyi Ve Al Nombre total des repétitions et réapparitions à déduire. . . . . . . 10

Aucune espèce ne paraît se propager entre les divers systêmes paléozoiques.

En déduisant ces 10 répétitions et réapparitions du chiffre brut, le nombre total des espèces distinctes, aujourd’hui connues, serait d'environ 83.

2. La série des totaux, au bas des colonnes, montre que le maximum du développement du genre Conularia, en formes spécifiques, a eu lieu dans la faune seconde silurienne, €. à d. dans la faune même, durant l’existence de laquelle il a fait sa première apparition, du moins d’après les documens existans.

3. Ce maximum est représenté par 51 formes dans l’ensemble de la faune seconde silurienne, considérée dans toutes les contrées explorées. Il dépasse dans le rapport de 5 :2, le nombre des 20 espèces congénères, qui sont connues dans la faune troisième silurienne, sur tout le globe.

4. En outre, nous voyons, par la taille comparée des espèces de la Bohème, que les Conularia de la faune seconde, même dès son origine, dans la bande d 1 et principalement vers le milieu de sa durée, c. à d. pendant le dépôt de la bande d 4, offrent des dimensions bien supérieures à celles des espèces de la faune troisième et des autres faunes postérieures quelconques.

Le maximum de la richesse spécifique a donc coincidé avec le plus grand développement de la taille des Conularia, pendant la durée de la faune seconde silurienne.

5. Enfin, si nous en jugeons par nos observations en Bohême, la fréquence des individus est incomparablement plus grande pour les espèces de Conularia de la faune seconde que pour celles de la faune troisième.

Ainsi, la faune seconde présente le développement maximum des Conularia, sous le triple rapport : du nombre des espèces, de la taille des coquilles et de la fréquence des individus.

6. La réduction du nombre des espèces de Conularia, après s'être manifestée si brusquement durant la faune troisième silurienne, se continue, aussi rapidement, pendant le dépôt du terrain dévonien, dans lequel on ne connaît en ce moment que 14 formes de ce type, réparties dans la hauteur de ses trois subdivisions, suivant les nombres décroissans: 7—4—3. Voir ci-après p. 161.

7. Le nombre des espèces se réduit à 5, dans le terrain Carbonifère, qui a fourni la premiere espèce connue, Con. quadrisulcata Miller.

8. Une seule espèce, Con. Hollebeni Gein. a été jusqu'ici signalée dans le Zechstein inférieur, à d. dans le système permien, ou Dyas, en Thuringe et en Russie.

9. À partir de cet horizon, il semble qu'il y a une intermittence dans l'existence du type Conularia, dont aucun représentant n’a été découvert dans les dépôts triasiques. Cette intermittence pourraît n'être qu'apparente.

10. La dernière apparition connue du genre Conularia semble avoir eu lieu dans la formation du Lias moyen, en France. Mais, il n'existe à ce sujet que la seule indication reproduite ci-dessus, d’après le Bulletin de la Société géologique de France. 1856.

Bien que l'annonce de cette découverte, sans description ni figure du fossile, nommé Conul. cancellata Argéliez, laisse encore quelque doute sur l'existence de ce type paléozoique dans le Lias, nous concevons la possibilité de cette apparition tardive. Elle ne devrait pas plus nous étonner que celle d'un Orthocère, dont la présence sur le même horizon, dans le Würtemberg, a été signalée par M. le Prof. Fraas. (Wärt. Naturw. Jahresh. III. 1847. p. 218. PI. 1. fig. 13.)

Indépendamment de ce fait, dont nous attendrons la confirmation, le type Conularia doit être considéré comme caractéristique de l'ère paléozoique et surtout de la période silurienne, durant laquelle il a présenté son plus grand développement, sous tous les rapports énumérés ci-dessus.

Description des espèces de la Bohême.

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