‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 37 sur 140 · Conularia imperialis Barr · texte numérisé non relu

Conularia imperialis Barr

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La coquille est droite et nous attribuons à la pression les légères irrégularités, que présentent les lignes de ses arêtes saillantes.

La section transverse ne peut être bien observée que dans la partie supérieure, qui est libre. Sa forme (fig. 13) paraît dériver d'un rectangle, dont les côtés sont presque égaux. Les deux plus petits ont conservé leur apparence originaire, rectiligne, tandisque les deux plus grands sont devenus courbes par l'effet de la compression et tournent leur concavité vers l’extérieur.

Les faces de la pyramide sont égales deux à deux. Les plus larges ont un angle d'environ 18° à leur sommet. Leur surface, plus ou moins concave, par suite de la pression subie, est divisée dans sa longueur par une rainure médiane bien marquée.

Les arêtes de la pyramide sont sillonnées par une forte rainure, dont les deux bords sont saillans.

L'ouverture de la coquille ne peut être observée. Nous n’apercevons aucune trace de cloison vers son sommet.

Le test, en partie conservé, présente une très faible épaisseur, qui ne dépasse pas 7, mm. On peut distinguer les deux lamelles qui le composent et qui reproduisent la même ornementation, plus ou moins prononcée.

Sa surface est ornée de filets transverses, qui, sur chaque face, figurent un are un peu convexe vers l'ouverture. Au jeune âge, ©. à d. vers la pointe de la coquille, on ne voit que des lignes faiblement marquées et dont la surface est à peine dentelée par des lignes longitudinales. Un peu plus bas, les filets transverses montrent leur surface décomposée en une rangée de tubercules, dont le sommet est arrondi. À mesure qu’on avance vers l'ouverture, ces tubercules s’enflent graduellement et ils finissent par s'ouvrir au sommet. Nous avons montré, par divers grossissemens, ces transformations successives des ornemens. On peut remarquer, que les tubercules formant les rangées les plus voisines de l'orifice tendent à diminuer de volume.

Dimensions. La longueur du spécimen figuré est de 135 mm. et elle représente presque celle de la coquille entière. La plus grande largeur des grandes faces est d'environ 42 mm.

Rapp. et différ. L'espèce la plus rapprochée est Conul. exquisita (PI. 4—14). Elle se distingue par la ténuité relative de ses ornemens, qui ne sont pas distinctement visibles, sans le secours

GENRE CONULARIA. MILLER. 43

de la loupe. Cette différence est très frappante, si on compare Con. imperialis avec un spécimen de même taille, de Con. exquisita, figuré sur la PI. 14, fig. 18.

La même observation s'applique à Con. consobrina (PI. 1).

Gisem'. et local. D’après les indications verbales de M. Dionys Stur, géologue de l’Institut Impérial géologique, à Vienne, qui a bien voulu nous confier ce beau spécimen, il aurait été donné à cet Institut, comme trouvé aux environs de Karès, entre Mauth et Czerhovitz. Mais, n'ayant aucune donnée plus précise sur son gisement, nous ne pouvons pas savoir exactement, s’il appartient à la bande d 4 de notre étage des quartzites D, à laquelle nous l’attribuons provisoirement. Il pourrait aussi provenir de la bande d 1, qui se trouve dans cette contrée.

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