‹ Systême silurien du centre de la Bohême (volume 5)Chapitre 56 sur 140 · Forme générale des Æyolithes · texte numérisé non relu

Forme générale des Æyolithes

Toutes les coquilles, que nous rangeons dans ce type, ont la forme d'une pyramide, soit droite soit plus ou moins arquée.

Dans certaines espèces, telles que Hyol. discors (PI. 13), robustus (PI. 10) &e., si l'on fait abstraction de l'ouverture, la coquille figure, réellement une pyramide triangulaire, suivant le sens geométrique de ce nom. Il faut cependant remarquer, que les angles dièdres sont presque toujours un peu arrondis, et que les faces sont ordinairement un peu bombées en travers, au lieu d’être parfaitement planes.

La pyramide, telle que nous venons de la définir pour ce genre, se modifie de deux manières, c. à d. par des courbures, suivant deux directions différentes.

1. Dans Hyol. decipiens (PI. 12) et dans la plupart des spécimens de Æyol. adunceus (PI. 12) la partie supérieure de la pyramide est notablement arquée; mais on peut concevoir sa courbure comme ayant uniquement lieu dans le plan de la grande face. La coquille paraît donc arquée dans le sens latéral, c. à d. dans un plan perpendiculaire au plan médian.

GENRE HYOLITHES. EICHWALD. 61

2, Dans Hyol. magister et H. alter (PI. 15) &c. toute la coquille est arquée dans l'étendue de sa longueur. La courbure a lieu dans un plan perpendiculaire à la grande face, c. à d. dans le plan médian. Par conséquent, cette face, qui est plane dans les espèces courbes, dont nous venons de parler, devient aussi courbe. Nous trouvons une courbure semblable, dans Æyol. unguiformis Sandh. (Verst. Nass. 244. PI. 21. fig. 4.)

Ces courbures sont rares, si l’on considère le nombre des espèces connues. Cependant, il faut observer, que les espèces droites, en apparence, offrent souvent dans leur longueur une légère inflexion comme: {yol. nobilis (PI. 13) et Hyol. primus (PI. 11).

M. le Doct. Ernst Boll signale Æyol. contortus, comme offrant une courbure suivant deux sens. Voir ci-dessus. 1867. Ce serait un exemple de la coexistence des deux sortes de courbure, que nous venons de signaler parmi les espèces de la Bohême.

La courbure dans deux sens divers, que nous observons isolément dans les Hyolithes, n'est pas sans exemple dans le genre le plus voisin Conularia. Nous avons, en effet, signalé Conul. solitaria (PI. 6) et Con. cornu-copiae Boll., comme ayant une coquille arquée. De plus, Con. anomala (PI. 7—8—9) présente une torsion en hélice dans toute sa longueur.

L'apparence de chaque espèce résulte, au premier coup d'oeil, du rapport entre sa longueur et sa largeur, ou en d’autres termes, de l’angle au sommet de la grande face. Cet angle est le seul dont il convient de déterminer l'amplitude. Ainsi, dans nos descriptions spécifiques, nous aurons soin de l'indiquer, au moins approximativement.

Les variations de cet angle sont assez considérables, dans la série de nos ‘espèces. Nous signalons les plus contrastantes, sous le rapport de ce caractère:

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