C. Mayeri . Rou. Faune seconde silurienne
(Bull. Soc. géol. VIIL. p. 361—386.)
1851. Le Prof. Quenstedt classe le genre Conularia parmi les Ptéropodes et il énumère les principales espèces appartenant aux systêmes: silurien, dévonien et carbonifère. (Handb. der Petref. II. p. 398.)
1852. Le Prof. M'Coy classe les Conularia parmi les Ptéropodes. Après avoir indiqué la confusion de diverses formes sous le nom de Con. quadriculata par J. Sowerby, il adopte la nomenclature proposée en 1847, par le Doct. Guido Sandberger. (Voir ci-dessus.) Il reproduit la description des deux espèces suivantes:
Con. cancellata . . Sandb. = C. quadrisulcata Sow. Sil. Syst. PI. 12. fig. 22. C. subtilis . . . Salt. décrite dans /’Appendiæ. Le Prof. M'Coy constate que la première espèce se trouve dans Ja division silurienne inférieure (Bala) comme dans la division supérieure, tandisque la seconde appartient exclusivement à l'étage de Upp. Ludlow, (Synops. Brit. Foss. II. p. 287. PI. 1. L.)
M. J. W. Salter, dans l’Appendix qui accompagne ce volume (p. V), s'exprime ainsi:
,Si nous considérons que, dans les espèces dont la section transverse est comprimée, les deux angles opposés des côtés les plus plats représentent le côté ventral et le côté dorsal, nous aurons je pense, un caractère qui nous permettra de déterminer ces parties dans les espèces plus carrées, et dans quelques unes qui sont probablement comprimées latéralement; car je trouve que la ligne sur laquelle les côtes habituelles, transverses, sont brisées ou arquées, vers le milieu de chaque lobe, n'est pas réellement au milieu dans tous les cas, mais elle est plus rapprochée des angles ventral et dorsal que des angles latéraux; et en outre, les deux lobes formant le côté dorsal sont quelquefois plus larges que ceux qui forment la face ventrale. Sans doute, ceci s’appliquera seulement aux espèces symétriques, et non à celles qui ont été décrites et figurées comme rhomboïdales, et dont les côtés opposés seulement sont égaux. Il y a aussi diverses autres formes de ce genre remarquable.“
À la suite de ces observations, M. Salter décrit, sous le nom de Con. Sowerbyi Defrance, l'espèce silurienne décrite dans le texte du même volume, par M. le Prof. M'Coy, sous le nom de Con. cancellata Sandb. en lui adjoignant comme variété: C. Gerolsteinensis À. V. Il constate la présence d’une cloison finement striée suivant le grand diamètre, et portant une protubérance centrale, qui aurait pu étre percée par un siphon. Il propose l'explication de ce phénomène, dans les termes suivans:
»Le sommet de la coquille avait été brisé et la cloison a été construite par le mollusque pour fermer le trou, comme dans Cuvieria; cela peut rendre compte des ornemens de la surface et peutêtre la saillie du point central. Mais Hall mentionne positivement une cloison et un siphon excentrique dans cette espèce, de sorte que la question exige de nouvelles observations. Con. teres Sow. qui a de véritables cloisons, est considérée d’un commun accord comme un Céphalopode.‘*
En décrivant ensuite Con. subtilis, nouvelle espèce de l'étage de Ludlow, figurée dans ce volume (PI. 1. L fig. 24), M. Salter fait ressortir: l'inégalité des lobes et l'existence d’une compression latérale, non dorsale, dans cette forme. D’après cette conformation, la ligne submédiane est considérablement plus rapprochée des sillons qui indiquent le dos et le front. L'observation de ce caractère nous permettra probablement, dans tous les cas, de reconnaître quelle est la partie du corps que nous observons.“
Nous regrettons vivement de ne pouvoir pas distinguer, sur la figure de C. subtilis, les particularités de conformation que le texte de M. Salter rend très intéressantes. Nous ne pouvons pas même nous rendre compte de la forme de la coquille, parceque sa section transverse n’a pas été figurée.
1852. Le Prof. J. Hall décrit et figure deux espèces nouvelles: Con. Niagarensis et Con. longa, trouvées dans le groupe de Niagara, c. à d. dans la faune troisième silurienne, aux Etats-Unis d'Amérique. (Pal. of N. York II. p. 294. PI. 65.)
1852. Le Prof. Fr. A. Roemer décrit et figure, sous le nom de Conul.? pinnata, une forme douteuse, provenant des formations dévoniennes du Harz. (Beitr. IL. in Palaeontogr. p. 75. PI. 11. fig. 24.) Nous retrouvons cette espèce indiquée par l’auteur, sur son tableau général. (Beitr. V. in Palaeontogr. XIII. p. 23. 1866.)
1853. Le Prof. Geinitz décrit et figure Conul. Hollebeni, découverte à Ilmenau par M. de Holleben, dans la formation du Zechstein. (Zeitschr. d. deutsch. geol. Ges. V. p. 465.)
Cette espèce est une de celles qui présentent une carène, au lieu d’une rainure, au milieu des faces.
1853. Steininger décrit, sous le nom de Comul. Eïfeliensis Schnur, une espèce dévonienne de l'Eifel, rapprochée de C. Gerolsteinensis A. V. mais distinguée par ses stries transverses simples, aigues et sans tubercules. Le spécimen original, appartenant à la collection Schnur, a été trouvé à Waxweiler, dans la Grauwacke. (Geogn. Beschr. d. Eifel. p. 44.)
1854. Le Prof. J. Morris énumère toutes les espèces du genre Conularia alors connues dans les Iles Britanniques, savoir:
1. Conul. quadrisulcata Sow. . . . . Terrain carbonifère. DAC: subtilis Salt. . . . . Silur. supérieur.
9 C. Sowerbyi Defrance . . . Silur. supér.
MC id. TO RS UIUT INT.
AC! elongata Porte Sur enter:
(Catal. of Brit. Foss. p. 231.)
1855. Nous constatons l'existence d'un dépôt organique dans notre Conul. fecunda, et la présence des cloisons dans nos espèces: C. Bohemica, C. consobrina, C. anomala. (Bullet. 2 Sér. XII. p. 447.) (Jahrb. v. Leonh. u. Bronn. p. 388.)
GENRE CONULARIA. MILLER. 7
15535. Le Prof. G. C. Swallow constate la présence d’une espèce nouvelle, non nommée, du genre Conularia, dans l'Etat du Missouri, sur l'horizon dévonien du groupe de Chemung. (First and Sec. Ann. Rep. geol. Surv. of Miss. Append. p. 218.)
1855. Le Prof. M'Coy décrit Con. quadrisulcata (Miller. Mss.) provenant du calcaire carbonifere, en restreignant ce nom à cette espèce, figurée par Sowerby, Min. Conch. PI. 260. fig. 5, et nommée C. tubericosta par Sandberger en 1847. (Syn. Brit. Foss. III. p. 520.)
1856. Le Prof. J. Hall décrit Conul. subulata, trouvée dans la formation Carbonifère des Etats- Unis. (Trans. of the Albany Instit. IV.)
1856. M. Angelin nous signale verbalement l’existence de diverses formes de Conularia, dans le terrain silurien de la Scandinavie et nommément: une ou deux espèces trouvées à Büda, dans l'ile de Oeland, c. à d. dans la faune seconde et au moins une autre forme, de la faune troisième, dans l'île de Gothland. (Parall. Boh. et Scand. p. 52— 59.)
1856. M. Argéliez constate la présence d'une espèce de Conularia, qu’il nomme C. cancellata, dans les couches du Lias moyen de Milhau, dans le Dépt. de l'Aveyron, en France. (Bullet. Soc. géol. XIII. p. 186.)
1857. Le Prof. Ferd. Roemer place le genre Conularia parmi les Ptéropodes, en admettant qu'il peut y avoir encore quelque doute au sujet de cette classification, à cause de la différence notable qui existe entre ce type fossile et le type vivant Cleodora, qui est le plus analogue.
A cette occasion, ce savant réfute l'opinion du Prof. J. D. Dana (Unit. States Explor. Expedition p. 709) qui considérait les Conularia comme des Céphalopodes, d'après les observations faites par le Prof. J. Hall, sur Con. Trentonensis. (Voir ci-dessus 1847.)
Après avoir indiqué l'extension verticale du genre Conularia, à partir de la division silurienne inférieure jusques dans le Zechstein, le Prof. Roemer décrit et figure, sous le nom de Con. grandis, une nouvelle espèce dévonienne, du groupe de Hamilton, dans l'Etat de New York. Il reproduit aussi la description et la figure de Con. pyramidata Hoeningh. (Leth. Geogn. IT. Lief. p. 434. PI. III. fig. 21. eh PTT "9. 12.)
Les caractères principaux attribués par le Prof. Roemer à Con. grandis, savoir: sa grande taille, et la ténuité de ses stries transverses, très serrées, sont aussi signalés dans Con. undulata, décrite par le Prof. J. Hall. (Voir ci-après 1862.) Comme les fossiles qui ont reçu ces deux noms proviennent de Cazenovia, il est probable qu'ils appartiennent tous à une même espèce.
1857. Le Chev. d'Eichwald décrit Conul. lineata et il énumère aussi C. Sowerbyi Defr. et C. Buchi Eichw. appartenant au terrain silurien de la Russie. (Beitr. in Bull. de la Soc. des Natur. de Moscou. p. 147.)
1858. Le Doct. Schmidt indique l'existence de plusieurs formes de Conularia dans les dépôts siluriens des Provinces Russes de la Baltique, savoir:
Con. Sowerbyi. . . Defr. Faune troisième.