‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 182 sur 469 · Harp. d'Orbignyanus Barr · texte numérisé non relu

Harp. d'Orbignyanus Barr

1846. Harpes d’Orbignyanus. Barr. Nouv. Trilob. p. 19.

1847. id. id, Cord. Prodr. p. 166.

Le limbe forme dans toute son étendue une surface inclinée à 45° et ses pointes semblent se rapprocher derrière la tête, comme pour fermer le contour ovale. Leur bord intérieur est un peu concave vers laxe, leur bord extérieur est tres-convexe. La largeur du limbe mesurée horizontalement dépasse celle de la joue , et elle augmente encore un peu au droit du front. Son profil est un peu bombé en dessus et sa ligne de jonction avec la tête est un peu creuse.

La glabelle en dos d’âne arrondi, conique, déprimée au front, occupe autant d’étendue que chacun des lobes latéraux. Nous apercevons avec peine sur ses flancs une trace très-faible de

lobation analogue à celle de H. ungida. Mais il n’existe aucune impression creuse sur la joue,

au droit du lobe postérieur. L'anneau occipital proéminent en arrière , déterminé par un faible sillon, porte un grain saillant sur l’axe. Les joues étroites s’unissent au front par une surface inclinée qui ne dépasse pas le tiers de la largeur du limbe. Elles sont médiocrement bombées, et leurs flancs ont une inclinaison de plus de 60°. Leur sillon postérieur est très-marqué. Les yeux placés presque au droit du front, sont à l’origine du penchant des joues. Nous apercevons sur leur surface trois petits lobes ovoides analogues à ceux de H. ungida.

Le reste du corps est inconnu.

Le test paraît avoir eu une extrême tenuité. Sa surface est lisse sur la glabelle et sur la haut des joues ; sur les flancs inclinés de celles-ci et sur le limbe , elle offre les cavités caractéristiques du genre. ■ Cependant, l’aspect de ces cavités sur la couche de calcaire intermédiaire entre les deux patois du limbe ne nous permet pas de croire, qu’il y eût perforation

complète à travers ce limbe, comme dans la plupart des autres espèces congénères. Nous voyons en effet des impressions très-superficielles, tandisque la couche intérieure est plus épaisse que dans la plupart des formes décrites. Les petites cavités sont uniformément semées sans figurer aucune série. Elles sont toutes égales, excepté sur la jonction du limbe et des joues, où il y a de plus gros points. Une ligne qui traverse le limbe rencontre 25 à 30 cavités.

Dimensions. La tête que nous avons figurée, paraît appartenir à un jeune individu, car nous connaissons au Musée Bohême d’autres fragmens dont la grandeur se rapproche de celle de H. unguia.

Gisem1,,. et local. H. d’Orbignyanus appartient exclusivement à notre étage calcaire supérieur G. Tous les exemplaires connus jusqu’ici et très-rares, proviennent des carrières de Dworetz aux environs de Prague.

Rapp. et différ. Nous distinguons cette espèce de toute autre forme Bohême, par le grand développement et l’inclinaison très-forte du limbe. H. Flanaganni Portl. (Report. Londond. 268. PI. V. fig. 5, 6, 7) a quelques rapports avec H. d’Orbignyanus, dans la .'figure du contour; mais sa glabelle porte trois lobes très-prononcés qui ne permettent pas de le confondre.

Amphitryon. Corda.

1843- Le genre Remopleurides est fondé par le Captü. Portlock sur cinq formes d’Irlande, unies par des caractères très-prononcés, mais dont quelques uns étaient encore ignorés, tels que la suture faciale et l’hypostôme. Il les nomme: Il Colbii, lateri-spinifer , dorso-spinifer , loiugicapitatus et longi-costatus. (Report, p. 254. PL 1.)

1847. M. Corda donne au même Trilobite de Bohême le nom de Amphitryon Mürchisoni. En fondant ce nouveau type, il en reconnaît cependant la grande affinité avec le type Irlandais. (Prodrom. p. 112. PL VI. fig. 58.)

Forme générale du corps ovalaire; la tête très-développée, le pygidium souvent tres-petit. Le contour frontal tantôt continu, arrrondi, tantôt interrompu en avant par la sadlie de la glabelle.

presque rectiligne fait une saillie de chaque côté, au delà des bords latéraux.

Onze anneaux au thorax, nombre constant dans toutes les espèces. L’axe plus ou moins bombé, est toujours plus large que les lobes latéraux, et déterminé par des sillons dorsaux distincts. Les lobes latéraux forment une surface tantôt plane, tantôt coudée. Les plèvres à large sillon, offrent une bande antérieure plus élevée que le reste de leur surface. Elles portent aussi

GENRE REMOPLEURIDES. PORTLOCK.

toujours une protubérance de forme variable, auprès du sillon dorsal. Elles se terminent en pointe courte, recourbée vers l’arrière.

Le pygidium très-peu développé ne porte sur l’axe qu’un ou deux segmens, derrière lesquels est une partie plate, plus ou moins prolongée, dont le bord postérieur est tantôt arrondi, tantôt découpé en pointes.

Test mince, d’un aspect corné, couvert de stries, sur ses deux surfaces supérieure et inférieure.

Enroulement imparfaitement constaté.

Distribution verticale et horizontale. Nous ne connaissons en Bohême qu’une seule espèce, qui appartient à la partie supérieure de notre étage des quartzites D, division Silurienne inférieure! Elle y est rare, mais elle s’y trouve cependant sur deux points très-éloignés , relativement à letendue de notre bassin.

Les cinq espèces décrites par le Captt. Portlock proviennent toutes des schistes grossiers de Desertcreat parish, Comté de Tyrone. Or, ce savant observe que ces schistes contiennent aussi les Trinucleus , Ampiyx , Phacops , Isotelus , Illaehus et divers mollusques; fossiles qui pour la plupart caractérisent les Garadoc Sandstones, mais qui sont cependant associés avec les genres G alymene et Bronteus , qu’il considère comme passant dans la division Silurienne supérieure. Il ajoute, que la formation qui couvre ces schistes, de moins en moins riche en fossiles, est caractérisée par Lept. sericea. ( Report . geol. Londond. 231.)

Ces faits constatés en Irlande concordent avec ceux que nous observons en Bohême. La ormation des schistes gris-jaunâtres qui seule nous offre notre Remopleurides, se trouve la plus elevée de notre division Silurienne inférieure, et elle couronne notre étage des quartzites D, que nous considérons comme l’équivalent des Garadoc Sandstones. Elle est aussi caractérisée par les genres Trinucleus, Ampyx, Dalmania = Phacops, Illaenus et Caly mene. Le genre Isotelus

y est représenté par notre 4s. nobilis. Le genre Bronteus parmi tous ceux qui forment le groupe

Irlandais dont nous parlons, est le seul que nous n’ayons pas découvert dans cet horizon. " Pour compléter la concordance parfaite, dans la succession géologique et paléontologique , nous ajouterons, que Lept. sericea, caractérise en Bohême comme en Irlande, l’étage supérieur à la formation qui renferme les Remopleurides. C’est notre étage calcaire inférieur E, apparemment représenté en Irlande par des conglomérats et des grès schisteux, que le CapU. Portlock n'a pas séparés des formations subjacentes, mais qu’il reconnaît cependant comme s’élevant au dessus des limites supérieures des Caradoc Sandstones. (Report, p. 232.)'

iNous croyons reconnaître les caractères du genre Remopleurides dans le Trilobite des en-

virons de St. Pétersbourg, nommé Nileus nanus et décrit par S. A. I. le duc de Leuchtenberg.

f Herr. d. Urivelt. p. 13. PI. I. fig. 12 et 13) Un exemplaire que nous avons sous les yeux, contribue beaucoup à confirmer cette opinion. Malheureusement il est incomplet, comme les figures citees. Ces fragmens provenant de Pulkowa appartiennent à un horizon géologique paraitement en harmonie avec celui que nous venons d’indiquer, pour les espèces congénères de Bohême et d’Irlande. v &

Rapports et différences. L’ensemble des traits du genre qui nous occupe, ne permet de le confondre avec aucun autre, et nous voyons même trop peu d’analogies avec d’autres types, poui quelles méritent, dêtre analysées. M. Corda a établi le genre Amphitryon en indiquant trois motifs pour le ^séparer de Remopleurides, savoir: le nombre des segmens thoraciques, la conformation de la .tête et celle du pygidium. Discutons ces élémens.

^ nombre des segmens thoraciques est exactement le même dans les Trilobites en question d Irlande et de Bohême. En, effet, le Capt!. Portlock dit (p. 254) dans la définition des caractères genenques. Thorax composé de 13 articulations , en y comprenant la première qui paro.ît un véritable segment thoracique, et la dernière qui est un petit segment caudal. Cette première articulation nest autre chose que 1 anneau occipital. Le savant que nous citons, préoccupé de analogie entre les Trilobites et les crustacés vivans, a cru retrouver dans les Remopleurides un < es caractères saillans du genre Cymothoa Fabric. ou Oniscus Linn. dans lequel la tête

est plus ou moins profondément enfoncée dans une échancrure du premier anneau thoracique. N’ayant pas reconnu l’oeil, appliqué autour de la glabelle, le Capt?,. Portlock été entraîné à méconnaître aussi la nature du lobe palpébral, qui recouvre l’organe de la vue. Ce lobe formant une bande étroite de chaque côté de la glabelle, lui a paru représenter la plèvre du premier segment, et reproduire la conformation observée dans les Cymothoa. Il a donc associé les lobes palpébraux à l’anneau occipital, et il a considéré cet ensemble comme le premier segment thoracique. (Report. 255.) Cette erreur avait sa source dans une savante préoccupation, et elle n’aurait pas eu lieu, si le Capt:. Portlock avait pu observer comme nous, la surface réticulée des yeux étonnamment prolongés de ces Trilobites.

Si nous déduisons ce segment, ainsi que l’articulation caudale, explicitement nommée par le savant cité, comme faisant partie du nombre 13, il reste réellement au thorax des Remopleurides onze segmens, c. à d. le même nombre qu’offre notre espèce Bohême. M. Corda a donné dans son Prodrome une figure de Remopleurides lateri-spinifer, (PI. VI. fig. 59) dans laquelle on compte 13 segmens au thorax et quatre au pygidium, ce qui provient sans doute dune interprétation erronnée du texte et des figures du géologue Irlandais, qui ne compte- que lo segmens dans tout le corps.

2. Conformation de la tète. Si l’on examine attentivement les figures des cinq espèces de Remopleurides représentées par Portlock (PI. I.) on y reconnaît tous les traits principaux de notre Trilobite : La languette frontale, saillante en avant de la glabelle; les yeux et lobés palpébraux entourant celle-ci, à partir de la languette jusqu’à l’anneau occipital; la suture faciale identique sur toutes ces têtes, contournant la languette, et aboutissant au sillon dorsal; la joue fixe nulle; la joue mobile plate, prolongée en pointe à l’arrière, dans toutes les espèces, mais variant en extension vers le front, suivant chaque forme spécifique. Par 1 effet de cette variation dans l’étendue de la joue mobile vers le front, la glabelle forme en avant une saillie plus ou moins grande, dans les espèces Irlandaises, tandisque dans l’espèce Bohême elle est toute entière entourée par le bord , qui unit les deux joues. Cette différence nous paraît peu importante sous le point de vue générique, car elle se présente dans d’autres types. Ainsi, dans Gheirurus globosus la glabelle se projette en avant du bord, tandisque dans Ch. claviger , elle reste enfermée dans le. limbe des joues. Entre ces limites extrêmes, nous voyons Ch. insignis , Ch. Sternbergi et divers autres, dans lesquels la saillie de la glabelle en avant du limbe est plus ou moins marquée. Jusque là, il n’y a donc dans les traits de la tête des Trilobites en question, aucune diversité générique. Mais on peut remarquer, que la glabelle des Remopleurides Irlandais ne montre aucun sillon, tandisque nous en signalons trois paires sur notre espèce. Cette différence peut d abord tenir à l’état de conservation, et à la nature de la roche, car nous trouvons aussi que ces sillons ordinairement assez faibles , disparaissent presque totalement sur certains exemplaires gisant à côté d’autres qui les ont maintenus. En second lieu , la disparition des sillons de la glabelle admise comme un fait, ne détruit pas les liens génériques entre les espèces. C est ce que nous observons sur les Phacops du groupe de Ph. latifrons, cette espèce typique montrant rarement les trois sillons que nous reconnaissons sur la plupart des espèces Bohèmes: Ph. foecundus, Ph. cephalotes, Ph. Rronni fc. Il en est de même parmi les Ampyx. Les uns, tels que Amp. rostratus, Amp. Sarsi, n’ont aucun sillon sur la glabelle, tandisque nous en voyons un sur Amp. Portlocki, deux sur Amp. nasutus et jusqu’à trois sur Amp. mammillatus. Nous citerons aussi notre genre Hydrocephalus, dans lequel Iiydr. Saturnoides porte constamment trois sillons transversaux, tandisque Hydr. carens en est presque complètement dénué.

L’absence de tout sillon sur la glabelle des Remopleurides Irlandais ne saurait donc être considérée comme un obstacle à leur réunion dans un même genre, avec 1 espèce Bohême qui en est pourvue. Il n’y a donc dans la conformation de la tête aucune différence générique , et au contraire nous y avons reconnu la concordance de tous les traits principaux.

3. Forme du pygidium. Parmi les trois formes de pygidium représentées par le Gapt„. Portlock, R. dorso-spinifer , nous montre un bord postérieur uni; les deux autres ont le bord postérieur

GENRE REMOPLEURIDES. PORTLOCK.

dentelé,^ ainsi que notre espèce Bohême. Cette dernière porte quatre pointes au lieu de deux qu’ont ses congénères d’Irlande, et sa surface plane est beaucoup plus alongée en arrière de l'axe. Ce sont des différences purement spécifiques. Laxe est court dans toutes les espèces; nous y distinguons deux articulations sur nos exemplaires, ainsi que' sur ceux qui ont été observés par M. Corda qui en admet trois. Or, d’après les figures données par le Captü. Portlock, on pourrait distinguer de un à trois élémens sur l’axe de ses espèces. Il y aurait donc encore concordance dans cette partie du corps, comme dans celles que nous avons précédemment comparées. Les paléontologues s’accordent d’ailleurs à regarder les variations dans le nombre des segmens de l’axe du pygidium, comme purement spécifiques.

Ces considérations que nous soumettons au jugement des savans, nous ont porté à réunir au genre Remopleurides, notre genre Caphyra, postérieurement nommé Amphitryon par l’auteur du Prodrome.

Remopleurides radians Barr.

1846. Caphyra radians. Barr. Not. prél. p. 32.

1847. Amphitryon Murchisoni. Cord. Prodr. p. 113.

La tête très-développée occupe près du tiers de la longueur totale; le pygidium très-étroit en occupe près du quart.

j Le contour arrondi de la tête, se termine par un bord plat, qui se prolonge en pointe à l’angle gênai. La glabelle forme une une sorte de plateau élevé au dessus du niveau des joues ; sa surface supérieure peu bombée est marquée de chaque coté, par trois sillons un peu courbes et concaves vers l’arrière. Elle s’étend en avant par une languette étroite, coudée à angle droit sur la paroi frontale , et atteignant le bord horizontal , sans le traverser. Les branches de la suture faciale se réunissent au devant de cette languette arrondie, suivent ses bords parallèles en remontant sur la surface de la glabelle, puis contournent celle-ci, en formant deux courbes fortement concaves lune vers l’autre. Vers l’arrière, elles aboutissent aux sillons dorsaux. L’oeil s’étend depuis la languette de la glabelle jusqu’au sillon dorsal; sa surface un peu inclinée vers le front, se relève successivement jusqu’à devenir verticale en arrière. Les lentilles dont elle est couverte sont très-petites; nous en comptons plus de cinq mille dans l’oeil qui a été figuré.

Nous avons dans notre collection un oeil isolé de la même espèce, appartenant à un plus grand

individu, et dont nous évaluons le nombre des lentilles à 15.000. Le lobe palpébral forme une

bande très-étroite /en avant, élargie en arrière de la tête, et limitée vers l’intérieur de la glabelle

par un sillon étroit, très-distinct, aboutissant au sillon occipital. Celui-ci également étroit et bien marqué, détermine un anneau occipital semblable aux segmens de l’axe, mais un peu moins étendu qu eux dans le sens transversal du corps. La joue fixe n’existe pas. La joue mobile est horizontale, et forme un triangle curviligne uni au devant de la glabelle, . par un bord plat, à la joue opposée. Son angle postérieur se termine en pointe large, presque parallèle à laxe, et atteignant la 5t. plèvre. Autour de la base de l’oeil, on voit une bande étroite, concentrique, déterminée par un sillon, et qui semble figurer un lobe palpébral inférieur, tracé sur la joue mobile.

Lhypostôme de forme sub-carrée, s’ajuste par une ligne arrondie, au contour intérieur du bord plat sous-frontal. Il n occupe que la partie médiane de la glabelle, qui le dépasse d’un tiers sur les , côtés et vers l’arrière. Son corps central peu bombé porte deux impressions courbes, Iransverses, lune vers le milieu, l’autre un peu plus loin vers la bouche. Le bord latéral détaché par un sillon concentrique , forme une saillie arrondie , un peu en arrière du milieu. Le bord buccal, presque rectiligne, se prolonge de chaque côté un peu au delà du bord latéral.

Il segmens au thorax. L’axe peu bombé est sensiblement plus large que chacun des lobes latéraux. Ses anneaux un peu concaves vers l’avant, ne laissent entr’eux quune rainure étroite. Leurs extrémités ne montrent aucun renflement. Les sillons dorsaux sont très-distincts, quoique peu profonds , sur tous les exemplaires , et surtout sur ceux qui ont conservé leur test. Chacun des lobes latéraux présente une surface plane, un peu inclinée vers 1 extérieur, sans aucun coude. Les plèvres se recourbent en arrière, et se terminent par une pointe appliquée sur le contour de la plèvre suivante. Elles sont conformées selon le type à sillon , mais elles offrent une apparence particulière. La bande antérieure , dans toute son étendue, est au dessus du niveau général, et s’élève de plus en plus en approchant du sillon dorsal. Elle occupe environ le quart de la largeur, en ce point, et elle s’élargit un peu en s’éloignant. Le, reste de la surface, à un niveau plus bas, nous représente le sillon, extrêmement large, et qui n est limité vers l’arrière, que par un fdet étroit et saillant. Près du sdlon dorsal, une protubérance en forme de pli parallèle à l’axe, s’étend depuis le filet postérieur en s’abaissant, jusques vers le milieu de la plèvre où il disparaît. Chacune des plèvres recouvre le bord antérieur de la suivante, taillé en biseau étroit depuis l’axe jusqu’au bout extérieur. Ce biseau n est point visible lorsque 1 animal est étendu. Nous n’apercevons à l’extrémité de la plèvre, presque aucune trace de la doublure du test.

Le pygidium a une forme très-alongée, sur laquelle l’axe n’occupe que le quart de la longueur. Il est saillant et montre deux segmens, dont le dernier s abaisse rapidement en s arrondissant. Le reste de la surface est plat et divisé par trois faibles sillons longitudinaux, dont l’un est au milieu, et les deux autres correspondent à la prolongation des sillons dorsaux. Ces sillons atteignent le bord postérieur et y détermiment quatre pointes, symétriquement disposées par rapport à l’axe. Les deux pointes extérieures sont plus longues de moitié que les deux autres. La doublure du test paraît s’étendre sous toute la partie plane du pygidium.

Le test bien conservé sur le grand exemplaire représenté PI. 45 a 1 aspect un peu corné. Son épaisseur ne dépasse pas le quart d’un millimètre. Il est orné dans toute son étendue, de stries serrées, sub-régulières , très-fines, de la nature de celles que nous avons nommées plissillons dans nos études générales. La direction de ces stries varie suivant les parties du, corps. Sur la tête d’un exemplaire non figuré, nous les voyons concentriques aux contours extérieurs Sur l’axe, elles sont transverses, courbes, et tournent leur concavité vers 1 arrière. Sur les plèvres, elles sont obliques, concaves vers l’avant. Sur le pygidium elles sont transverses, et forment une sinuosité au droit de chacun des plis longitudinaux. Quelques unes dentr elles sont beaucoup plus saillantes que les autres, et ce sont celles qui ont été indiquées sur le pygidium isolé PI. 43. Les autres ne peuvent être aperçues qu’à la loupe , sur cette partie du corps. Outre ces stries fines, nous voyons sur le limbe plat qui entoure la tête, plusieurs sillons longitudinaux, obliques, profonds, concentriques, qui partant du contour de la glabelle, vont aboutir au contour extérieur, vers l’extremité de la joue mobile.

La surface inférieure du test présente des stries analogues à celles que nous venons de décrire, mais moins serrées, beaucoup plus fortes, et dans une direction qui paraît différente sur certaines parties du corps. C’est ce que nous voyons principalement sur l'empreinte des plèvres enlevées.. Le moule porte de fortes stries parallèles ‘à l’axe du corps, creusées dans la roche. Au pygidium , les stries de l’empreinte inférieure sont plus fortes ; elles ont cependant la même direction que celles de la surface supérieure.

Nous avons trouvé quelques exemplaires dont le corps est ployé sous la tête ; mais 1 état de compression de ces fossiles dans les schistes qui les renferment, ne nous permet pas de juger si c’est un enroulement régulier, ou un effet du hazard.

Dimensions. L’exemplaire le plus grand dessiné PI. 43 a une longueur de 75 m. m. et une largeur maximum de 44 m. m. au droit de la première plèvre; nous nen connaissons pas de plus développé.

Gisent1,,, et local. Remopl. radians semble jusqu’à ce jour appartenir exclusivement à la formation des schistes gris-jaunâtres qui forme la partie la plus élevée de notre étage des

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