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Conocephalites. Zenk

Genre Paradoxides. Brongniart.

. PI. 9 à 14.

Entomolithus. Linné. Kinsky. Born.

En tomostra cites. Wahlenberg.

D,3JLBrLE“ï, tS: c»*

Paradoxites. Goldfuss.

Trilobites. Schlottheim. Boeck. Sternberg.

Aperçu historique.

ohservéI5nn LTa.premi^e .f‘0rm|e ’ fpii, est reftée le type mal connu du genre Paradoxides , est observée par Linné décrite et figurée par lui, sous le nom de Enlom. paradoxus, avec d’autres

î ointes constituant le genre Olenus fondé postérieurement. (Mus. Tessin. p. 9 S. PL S. fi g 1 J

LithÿZi^^. ÜlVp. 6°” “Um"e “ f<>liSile S“"S ‘e «• M*

t ' AVi5i ,Le,Gorfte Kmsky découvre à Ginetz en Bohême, parmi d’autres espèces, un Trilobite tres-semblable a celui de Suède, que nous venons de mentionner. 11 les indique tous par la meme, denommation de Enlom. paradoxus. Le Chev. de Born ne les distingue pas davantage ( Born s Abhandl. em. priv. Gesells. I. p. 243. J & ^ ®

SYSTÈME SILURIEN DU CENTRE DE LA RUtlÊME.

1321. Wahlenberg décrit et figure l’espèce Suédoise, sous le nom de Entomostrac. paradoxissimus, en se bornant à constater, qu’elle a plus de 20 segmens au thorax. Il considère l’hypostôme comme la tête d’une espèce particulière qu’il nomme Entom. bucephalus. f Nov . Act. soc. sci. Ups. p. 34 et suiv. PL I. fuj. 1 et 6.J

1822. Alex. Brongniart fonde le genre Paradoxides pour renfermer les espèces décrites par Linné sous le nom d'Entomolithus paradoxus. Il prend pour type, avec le nom de Parad. Tessim, la forme nommée Eut. paradoxissimus par Wahlenberg, dont il reproduit la figure, avec 22 articulations au thorax. (21 anneaux sur l’axe et 22 plèvres composant l’abdomen et le post-' abdomen.) Il reconnaît en outre une queue composée de trois anneaux. Mais on en distingue 5 dans la figure de l’auteur Suédois. Les formes analogues de Bohême étaient inconnues

au savant Français.

Au type Par. Tessini, Brongniart adjoint Par. spinulosus , Par. gibbosus , Par. scarabeoides et Par. laciniatus , c. à d. 4 formes de Suède décrites par Wahlenberg , dont il , reproduit les figures. fOrust. foss.J Nous ferons remarquer, que ces Trilobites ont servi postérieurement à constituer les genres Olenus, Peltura et Lichas.

1823. Schlottheim énumère Trilobites Tessini, d’après Brongniart, sans donner aucune figure. (Nachtr. z. Petref. IL p. 23 et 35.J II représente sous le nom de Tril. sphaerocephalus un fragment de l’hypostôme. fïbid. PL 22. fig. 4.J

1825. Le Comte Gaspard Sternberg décrit et figure sous le nom de Trilob. Tessini une des formes de Bohême découvertes par le Comte Kinsky. Il signale entrelle et celle de Suède figurée par Wahlenberg, des différences provenant la plupart de l’état incomplet des, fragmens sous ses yeux. Il croit remarquer, qu’au jeune âge la queue (pygid.) n’est pas encore développée ; observation fondée sur un individu mutilé, qu’il figure. fVerh. d. vaterl. Mus. p. 83. PL I. pg. 4. J

1826. Dalrnan admettant le genre fondé par Brongniart, lui impose le nouveau nom d Olenus, sans en mieux définir les caractères , ni fixer le chiffre des segmens , qu’on trouve au nombre de 20 sur la figure qu’il donne, avec 21 plèvres. Il reproduit les quatre espèces: Tessini, spinulosus, qibbosus et scarabeoides, auxquelles il adjoint, Par. bucephalus. Il transfère l’espèce laciniatus parmi les Asqphus et établit pour elle la IVL section de ce genre, sous le nom de Lichas, qui est devenu celui d’un type générique. fPalae. p. 54 fc.J

1827. Ch. Boeck ayant eu occasion d’étudier les Trilobites de Bohême, à Prague et à Berlin, reconnaît qu’ils différent de ceux de Suède. Dans son texte, il maintient cependant le nom de Tril Tessini à l’espèce Bohême, dans laquelle il constate 20 segmens thoraciques au lieu de 21 qu’il suppose au type Suédois. Il établit ensuite les espèces Tril. minor et Tril. qracilis à 18 segmens, d’après des exemplaires de Ginetz. Enfin, il reconnaît que Tril. bucephalus est la pièce inférieure de la tête de Tril. Tessini. Ce travail mûri par la réflexion a été notablement modifié plus tard, mais seulement par des notes au crayon, sur la planche dun exemplaire communiqué par l’auteur, au Comte Sternberg. C’est ce que nous apprend ce dernier par son mémoire de 1853 dont nous allons parler. Dans ces notes, l’espece Boheme a 20 segmens est nommée Tril. Bohémiens ; celle qui a 18 anneaux, est .appelée Tnl. spinosus, dont Boeck distingue deux variétés, major et minor. Enfin, le nom spécifique Tr. gracihs est conserve à une forme qui a aussi 18 segmens, mais qui, d’après la figure, nous paraît un individu tautit de Tr. Bohemicus. Ce travail de Ch. Boeck, ainsi modifié, est la véritable base des distinctions à faire, d’un côté entre le type Suédois et les formes de Bohême, et de l’autre côte entre les deux formes les plus communes de notre terrain. Malheureusement, la plupart des auteurs ignorant ces documens, ont continué à confondre les Trilobites des deux contrées, sous un meme nom. C’est ce qui nous est arrivé également, faute de pouvoir consulter le mémoire de Boecv, que diverses circonstances nous rendaient inaccessible, malgré l’existence à Prague, de 1 exemplaire envoyé au Comte Sternberg. (Notits. til. laeren om Trilob. — Magaz. for Naturwidensk. I. Bd. 1. Heft.J

GFNRE PA K A DOXIDES. BRONGNIART.

1831. Fr. Holl reproduit uniquement le travail de Dalman, c. à d. le genre Olenus avec les 4 espèces Suédoises, auxquelles il ajoute 0. Fischeri = As. Fischeri Eichw. (Handb. d. Petref. p. 171. J

1833. Zenker adoptant le nom Olenus, élimine' d’abord de ce genre les deux espèces: spinulosus et gibbosus. Ignorant le travail de Boeck, et jugeant le type 01. Tessini de Suède, par le traité de Dalman, il reconnaît cependant l’indépendance spécifique des formes de Bohême. Il établit d’abord l’espèce 01. longicaudatus ■ de Ginetz à 20 segmens thoraciques, et montre qu’elle diffère de 0. Tessini, par ce nombre et par divers détails de la tête. L’exemplaire qu’il figure représente la forme large. Ainsi, 01. longicaudatus Zenk. = Tril. Bohémiens Boeck. Zenker décrit ensuite sous le nom de 01. pyramidalis , un jeune exemplaire de la même espèce, forme longue, très-reconnaissable d’après le texte et sur les figures, par la conformation des plèvres et

du thorax. Enfin, il donne le nom de 01. latus à un jeune individu encore de la même espèce,

forme large, qui, quoique incomplet, lui montrait 19 segmens au thorax. Il suppose que l’espèce doit en avoir 22. Ce travail confirme celui de Boeck sous le rapport de la distinction de Parad. Tessini et de Par. Bohémiens. Il a aussi le mérite d’être le premier à indiquer la différence générique entre ces Trilobites, et ceux qui portent aujourd’hui les noms de: 01. spinu¬

losus et 01. gibbosus. ( Beytr . zur Naturgesch. cler Urw. p. 36.J

1833. Le Comte Gaspard Sternberg ayant reçu de Ch. Boeck la Notice ci-dessus analysée, et accompagnée d’une planche, portant le changement de divers noms spécifiques indiqué au crayon, compare ce travail ainsi modifié, à celui de Zenker. Il reconnaît, que Olen. longicaudatus Zenk. est identique à Tril. Bohémiens Boeck. Il admet l’espèce Tril. spinosus Boeck, provenant de Ginetz et caractérisée par 18 segmens au thorax. Il n’élève aucune objection contre l’indépendance spécifique de Tril. gracilis Boeck. auquel il identifie 01. pyramidalis et 01. latus de Zenker. ( Verhandl . d. vaterl. Mus. p. 46.)

1835- Le Profit. Bronn adopte le nom générique Paradoxales, et indique la différence entre le type Suédois et la forme Bohême longicaudatus Zenk. (Leth. geogn. I. p. 120.)

1837- Hisinger reproduit sans modification, la description du genre Olenus et des 5 espèces admises par Dalman. (Leth. Suec. p. 18. PI. IV.)

1837. Buckland figure Parad. Tessini, d’après Brongniart. (Brulg. Treat. II. PL 46. fig. 8.)

1837. Quenstedt dans son essai de classification, range les Paradoxides — Olenus parmi les Trilobites dont le nombre des segmens est encore indéterminé, pareequ’il ne trouve pas des documens suffisans dans les auteurs qui précèdent. fWiegrh. Arch. 3. Jahrg. 4. Heft. p. 348.)

1839- Emmrich adopte le nom de Paradoxides, mais au lieu de restreindre le genre comme Zenker, il admet de 12 à 21 segmens au thorax. Il ajoute aux espèces de Dalman des formes térangères à ce type, comme Par. tetragonocephalus et Harlani, Green. Il reconnaît l’indépendance d’une seule espèce de Bohême, sous le nom de Par. longicaudatus. Zenk. (de Trilob. dissert. p. 45.)

1840. Milne Edwards décrit 5 espèces de Paradoxides sous les noms : Tessini Brong. longicaudatus Zenk. latus Zenk. pyramidalis Zenk. et spinulosus Wahl. Il considère toutes les autres formes associées à ce genre, comme trop imparfaitement connues, pour en fixer la nature générique. Il fonde le genre Peltura sur la forme Suédoise, 01. scarabeoides. (Grust. III. p. 338.)

1843. Goldfuss dans sa classification des Trilobites, met à exécution l’idée de Zenker et sépare les genres Paradoxides et Olenus. Décrivant le premier sous le nom de Paradoxites, il reconnaît de 16 à 21 segmens au thorax, et 2 sans plèvres. Il énumère 9 espèces sans discuter leur valeur, savoir : Tessini , longicaudatus, pyramidalis, latus, spinulosus, Boltoni, Harlani, Actinurus, spinosus. Nous avons déjà cité la plupart d’entr’elles. On sait que P. Boltoni Green, est un Fichas; P. Harlani Green nous est inconnu, et la figure de Cal. aelinura Daim, donnée par Hisinger, est trop incomplète, pour nous permettre un jugement sur la nature de ce Trilobite. Quant au genre Olenus, dont l’espèce gibbosus est prise pour type, Goldfuss énumère 8 formes, qui auraient besoin d’être discutées. (Syst, Uibers. d. Trilob. — Jahrb. f. Min. V. Hft. p. 544 et 546.)

1843. Burmeister écrivant son ouvrage, sans connaître le mémoire de Goldfuss, sépare aussi Paradoxides et Olenus. En donnant une exacte définition de leurs caractères, il les distingue principalement par la forme du pygidium , et par le nombre des anneaux du thorax , qu’il admet de 14 pour Olenus, et de 16 à 20 pour Paradoxides. Ce dernier genre est réduit à deux espèces. L’une sous le nom de P. Tessini comprend le type Suédois et toutes les formes Bohèmes. L’autre est P. spinulosus. Les espèces nommées gibbosus, forficula et scarabeoide s composent le genre Olenus. Tous les savans ont admis la distinction des deux types génériques. Quant à la fusion de tous les Paradoxides de Bohême avec le type de Suède, c’est un sujet que nous avons déjà touché au sujet de Boeck, et sur lequel nous aurons occasion de revenir. ( Organ . d. Trilob. p. 7 7.)

1845- Emmrich ayant écrit son second travail, avant la publication du traité de Burmeister, a aussi séparé les Paradoxides des Olenus. Malheureusement, il a appliqué ces noms d’une manière inverse, de sorte que le type des Paradoxides est devenu 01. Tessini, tandisque le type de l’autre genre est Paradoxides gibbosus. En définissant le premier, Emmrich indique 20 segmens au thorax, au moins dans l’âge adulte, expressions qui supposent que l’auteur admettait en principe des métamorphoses, que le fait n’a pas confirmées pour ce cas particulier. (Uib. die Trilob. — Jahrb. f. Miner. /. Hft. p. 43 et 45.)

1846. Dans notre premier opuscule, nous distinguons quatre formes de Paradoxides en Bohême, sous les noms: Tessini, Linnaei, rotundatus et pusillus. Les deux premières ne sont autre chose que Par. Bohemicus et Par. spinosus séparés par Boeck du type Suédois. . Si nous n’avons pas reconnu ce fait, à l’époque de notre publication, c’est uniquement pareequ’il nous à été impossible de consulter à temps le mémoire du savant que nous venons de .citer, f Notice prélim. p. 1 0 .)

1847- M. Corda adoptant le genre Paradoxides tel qu’il a été défini par Burmeister, en restreint seulement le nombre des segmens de 17 à 20. Il annonce avoir trouvé les pattes branchiales et le suçoir de ces Trilobites; découvertes dont nqus avons déjà parlé ci-dessus

(p. 228) et qui se sont bientôt évanouies. Il distingue 7 formes Bohèmes, sous les noms:

Bohemicus, rotundatus, Dormitzeri, latus, pusillus, rugulosus, inflatus. Deux de ces dénominations doivent disparaître. Par. Dormitzeri est l’espèce nommée spinosus par Boeck, dont la Notice,

ainsi que le mémoire dé Sternberg, étaient entre les mains de M. Corda, mais paraissent avoir

peu fixé son attention. Par. latus est le nom inutilement donné par Zenker à un exemplaire incomplet de Par. Bohemicus, sur lequel il comptait 19 segmens. M. Corda n’ayant pas pris sans doute la peine de lire le texte de cet auteur , décrit la même espèce avec 1 7 segmens. Prodrom. p. 29 et suiv.)

Caractères génériques.

La forme générale des Paradoxides est toujours longue, distinctement trilobée. Comme leur pygidium est très-petit et très-étroit, il en résulte un aspect triangulaire alongé. On peut distinguer dans diverses espèces, la forme longue et la forme large.

La tête quoique bien développée, occupe à peine la moitié de la longueur du thorax,, et parfois un peu moins. Son contour extérieur semi-circulaire est formé par un limbe épais, creux à l’intérieur, assez large le long des joues, mais réduit au droit du front, prolongé en pointe très-fortes jusques vers le milieu du thorax, avec une courbure un peu concave vers l’axe. Le contour intérieur rectiligne dans son ensemble, est formé par un limbe plus étroit, qui se courbe vers l’avant, à chaque extrémité, pour se raccorder au limbe extérieur. Il en résulte à leur jonction, une échancrure plus ou moins prononcée, mais toujours marquée. Chacun de ces limbes détermine à l’intérieur une rainure concentrique, toujours très-distincte, plus ou moins large, dont la profondeur est difficile à juger, à cause de la pression subie. Le sillon et l’anneau occipital sont toujours prononcés.

GENRE PARADOXIDES. BRONGNIART.

La glabelle n’a un très-fort bombement, que dans un petit nombre d’espèces, comme Par. inflatus et Pur. spinosus. (PI. 13.) Le plus souvent elle est assez aplatie, beaucoup plus dilatée vers le milieu du lobe frontal qu’à sa base. Son contour est déterminé par des sillons dorsaux bien marqués. Le nombre des sillons latéraux varie de 2 à 4 paires. Nous trouvons le minimum dans Par. Bohemicus et Sacheri, tandisque Par. spinosus et rugulosus montrent le maximum. Lorsqu’il n’existe que deux sillons de chaque côté, nous les voyons unis par paires, sur laxe, en formant une courbe concave vers le front. Il en est de même des deux dernières paires, ou du moins d,é la dernière, lorsqu’il en existe 4, mais on remarque toujours, que les deux paires antérieures restent isolées, et se réduisent de plus en plus vers l’avant. Ces sillons ont peu de profondeur, et les lobes qu’ils déterminent n’ont qu’une insignifiante saillie. — Le sommet de la grande suture est marginal. Ses branches faciales à peu près parallèles à l’axe, dans l’ensemble de leur cours, divergent cependant vers l’arrière, en présentant l’une à l’autre leur convexité. Le point où elles coupent le bord frontal, oscille un peu de chaque côté de la projection antérieure du centre de l’oeil. Elles atteignent le bord postérieur, dans l’intervalle entre la projection oculaire et l’angle gênai. — La suture hypostomale devient marginale, par sa position sur l’arête du limbe, où elle coincide avec le sommet de la grande suture. On voit par les figures de l’hypostôme, (PI. 10 et 12) que celte pièce porte ordinairement la doublure sous-frontale , ce que démontre la position de la suture comme nous venons de l’indiquer. On trouve quelquefois il est vrai, l’hypostôme sans le limbe, mais il nous semble que c’est par suite d’une fracture, que détermine aisément l’angle rentrant qu’on remarque entre la doublure du limbe et J’hypostôme.

D'après la forme des branches faciales, la joue fixe et la joue mobile ont une superficie à peu près égale, mais une forme très-différente.

Les yeux sont très-développés en longueur, et figurent un arc de cercle, qui occupe quelquefois plus de la moitié de 1 étendue de la tête, comme dans les espèces inflatus, rugulosus. (PI. 13.) Leur relief parait peu considérable et ne peut pas être bien apprécié, à cause delà pression subie. Leur surface visuelle n’a jamais permis de distinguer aucune réticulation. Le lobe palpébral est horizontal, et ordinairement sa surface est un peu creuse.

La largeur de la doublure, autour de la tête, parait correspondre à celle du limbe. (PI. 10.)

L’hypostôme, que nous connaissons dans la plupart des espèces, a une forme très-caractérisée. Le corps central, plus ou moins bombé, est subcarré 5 il porte vers (arrière deux impressions musculaires profondes, et un bord buccal peu large, déterminant vers (intérieur une rainure parallèle au contour. Il est orné d’une pointe à chaque extrémité. Sa superficie est toujours couverte de nervures ou plis-sillons, plus ou moins prononcés suivant (âge, et d’une forme à peu-près concentrique aux contours.

16 à 20 segmens thoraciques dans les espèces de Bohême; le type, P. Tessini de

Suède n’aurait aussi que 20 segmens, suivant Angelin. (Pal. Suec. p. 1 PL /.) L’axe

est saillant en demi-cercle et déterminé par des sillons dorsaux bien marqués. Sa largeur

relative varie suivant les espèces. Les anneaux sont séparés par une rainure étroite; leurs extrémités ne montrent qu’une faible tendance à se projeter en avant. Les plèvres ont peu de bombement, et paraissent presque planes dans quelques formes, comme P. Bohemicus. Elles

suivent le type à sillon, et offrent beaucoup de variétés, dont nous avons figuré 9. (PI. 4.) Le sillon se prolonge toujours plus ou moins sur la pointe pleurale, qui, par sa largeur et sa courbure, contribue beaucoup à caractériser les espèces. De plus, dans un même individu, les pointes des plèvres varient dans leur développement, d’une manière régulière, à partir de la tête, jusqu’au pygidium, mais diverse et constante dans chaque forme spécifique. Enfin, la seconde plèvre olfre toujours en Bohême, une longueur exceptionnelle, qui, au jeune âge, dépasse celle du corps, mais se réduit peu à peu dans l’adulte, sans cesser cependant, d’être sensible. Les espèces Suédoises ne présentent pas cette particularité, du moins, d’après les figures publiées.

La doublure des plèvres, ordinairement très-apparente sur les empreintes, s’étend jusques près du coude, et se remarque par les stries dont elle est ornée. (PI. 4.)

Le pygidium, caractérisé par son exiguïté, n’a souvent que 2 segmens; nous en comptons 3 dans P. rugulosus } 5 dans P. Bohemicus et jusqu’à 8 dans P. desideratus (PI. 10). Les lobes latéraux sont peu développés, ou réduits à une sorte de limbe autour de l’axe. Le contour est tantôt uni, tantôt orné de pointes. La doublure du test correspond à la largeur du limbe.

Le test, le plus souvent, ne s’est pas conservé, mais il parait avoir été très-mince, d’après certains vides que nous observons. Dans les exemplaires de Skrey, il est transformé en une couche d’oxide jaune de fer, presque pulvérulent. Nous pouvons cependant distinguer, à la surface de quelques fragmens, la granulation très-fine qui ornait P. spinosus (PI. 13) et P. rotundatus (PL 14). Nous voyons aussi, sur des morceaux trouvés près du moulin de Slap, que cette ornementation se transforme en stries sur la tête de P. rugulosus , que nous avons déjà cité (p. 2 34). Les autres espèces paraissent lisses. La doublure de toutes les parties du corps est constamment ornée de plis sillons, qu’on voit aussi sur la surface de l’hypostôme.

La faculté d’enroulement n’est constatée pour aucune espèce.

Dimensions. Le plus grand des Purudoxides de Bohême, Par. Bohémiens , atteint une longueur de plus de 2 5 centimètres, sur 14 à 15 de largeur, tandisque Par. inflalus ne parait pas dépasser 6 à 7 millirn. de longueur.

Distribution verticale et horizontale. En Bohême, le genre Paradoxales caractérise exclusivement la Faune primordiale; il ne s’étend donc pas au delà des limites de notre étage des schistes protozoiques C. Les 12 espèces que nous distinguons, sont réparties à peu-près également entre les deux bandes schisteuses de Ginetz et de Skrey; deux sont communes à l’une et à l’autre, comme le montre le tableau suivant:

Bande de

Ginetz. j Skrey. 1

Paradoxides Bohemicus.

Sacheri.

spinosus .

rotundatus.

Lyelli.

rugulosus.

i nflalus .

imperialis.

desideratus.

orplianus.

piisi/lus.

expectans.

Sur les deux bandes, P. spinosus se trouve dans toutes les localités qui ont fourni des fossiles, tandisque chacune des autres espèces est restreinte à un petit nombre de gîtes, et principalement à ceux de Ginetz et de Skrey.

En Suède, les Paradoxales appartiennent exclusivement aux étages locaux nommés par Angelin, Begio A et Begio B, représentant ensemble notre étage des schistes protozoiques C. La Regio A est la formation fossilifère la plus basse de Suède, car elle repose immédiatement sur les roches azoiques. Elle consiste dans les schistes alunifères d’Andrarum, renfermant Farad. Tessinij l’espèce la plus rapprochée de Parad. Bohémiens. — En Angleterre, nous savons d’après des communications de M. Salter, qu’un Paradoxidcs a été trouvé dans le Tr appeau group considéré comme offrant les couches fossilifères les plus anciennes du pays de Galles, et reposant sur les grès azoiques de Ifarlech et de Barmouth. Il y a donc parfaite concordance, dans ces trois régions, sous le rapport de la hauteur géologique occupée par le genre que nous décrivons. Celte harmonie acquiert un nouveau degré d’importance, par les affinités que montrent également partout, les autres types accompagnant les Paradoxides^ savoir, en Suède: Olenus et Conocephalites (Calym. Angel.) j en Angleterre: O tenus, aussi reconnu dans le Trappean group.

GENRE PARADOXIDES. BRONGNIART.

La présence des Paradoxides n’a été suffisamment constatée dans aucune autre réa-ion tellurienne, bien que ce nom générique ait été appliqué à des formes de l’Amérique du Nord telles que Par. Boltoni, Par. Harlani *c. On sait que la première est un Lichas. et nous ne connaissons pas les autres. Le soin avec lequel J. Hall a décrit les Trilobites de la division Silurienne inferieure des contrées en question, suffit pour nous prouver, qu’il n’y avait découvert aucune trace des Paradoxides , à l’époque où a paru le premier volume de la Paléontologie de New York. (1847.)

Rapp. et dijfér. En établissant la famille à laquelle nous avons donné pour type Paradono!Js avons indi(P,é les caractères communs aux genres qui la constituent. Malgré ces annules , il est aise de reconnaître au premier coup d’oeil, que les Paradoxides se distinguent: par le grand nombre de leurs segmens, la forme des plèvres, l’hypostôme, le grand prolongement du limbe céphalique, les yeux très-alongés , et l’ensemble de leur fades. Le seul type avec lequel il est difficile d’établir une ligne tranchée de démarcation, est Olenus, surtout si on considéré 01. spinulosusj qui se rapproche Je plus des Paradoxides, et que Burmeister a aussi lange paimi eux. N ayant pas à notre disposition les matériaux nécessaires, pour bien préciser la distinction de ces deux genres, nous nous bornerons à faire remarquer: — 1. que dans les Olenus , la glabelle a une forme constamment amincie au front, et qui contraste avec celle des Paradoxides. 2. Les sillons latéraux des Olenus sont très-inclinés, et rarement unis par paires, sur l’axe. Ceux des Paradoxides sont presque horizontaux, et les 2 dernières paires forment ordinairement 2 rainures parallèles à travers la glabelle. - 3. Le nombre des segmens thoraciques dans les premiers paraît ne pas s’élever au dessus de 15 à 16 ce qui est la limite inférieure observée dans les seconds. 4. Le pygidium des Olenus se distingue généralement de celui des Paradoxides par un plus grand développement relatif des lobes latéraux. Nous espérons que les savans de Suède achèveront de poser les limites entre

ces deux genres. La decouverte de l’hypostôme des Olenus pourrait beaucoup contribuer à atteindre ce but.

Subdivisions du genre Paradoxides.

Contour du Pygidium.

uni.

orné de pointes.

Espèce

Segmens au

Parties

Planche.

thorax.

| pygidium.

connues.

/ * Par.

Tessini.

Brongn.

ent.

Bohemicus.

Boeck.

ent.

Sacheri.

Barr.

ent.

Forchhammeri Angel.

spinosus. ,

Boeck.

ent.

rotundatus.

Barr.

ent.

Lyelli. . .

Barr.

ent.

inflatus.

Cord.

ent.

imperialis.

Barr.

orphanus.

pusillus.

Barr.

rugulosus.

Cord.

ent.

desideratus.

Barr.

expedans.

Barr.

ex peclans

Lovéni.

sont décrites

Angel, à la fin du

volume, p.

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