GENRE C0S0CEPIL4 L1TES. ZENKER
dirigée vers le pygidium. Celui-ci est très— petit 5 nous y distinguons deux segmens sur 1 axe, qui °n’ atteint pas le bord. Les lobes latéraux ne présentent que deux côtes, séparées par un sillon intercostal.
L’hypostôme de cette espèce est inconnu. — Divers exemplaires nous offrent un enroulement plus ou moins complet, et nous remarquons sur beauconp d’autres le reploiement du pygidium et des derniers segmens sous le thorax, comme cela a lieu fréquemment dans Con. Sulzeri.
Le test nous présente exactement la double granulation que nous avons longuement décrite, au sujet de l’espèce précédente. Elle est très-visible sur toute la suiface du coips et surtout sur la tête , et la paroi verticale de son contour. Les gros grains sont visibles à l’oeil nu, mais les petits grains ne s’aperçoivent qu’à la loupe. Ils sont disposés comme le montre le fragment grossi de l’empreinte externe, (fig. 2 6.)
Dimensions. L’exemplaire complet figuré, a une longueur de 35 m. m. 5 et une largeur maximum de 20 m. m. derrière la tête.
Gisent, et local. Schistes de Skrey. Etage C.
Rapp. et différ. La conformation de la tête et son bord vertical distinguent Con. coronatus , dont le pygidium est aussi plus petit que celui de toutes les espèces congénères.
M. Corda a fait de cette espèce un genre nouveau, Ctenocephalus , que nous ne croyons pas devoir admettre, parceque nous y trouvons tous les caractères qui distinguent Conoc. Sulzeri et tous à un haut degré d’exagération. Ainsi, devant la glabelle s’élève une protubérance isolée, qui est faiblement indiquée dans C. Sulzeri. Le filet qui traverse obliquement la joue de ce dernier, est devenue dans C. coronatus une lame saillante, dans la même direction, de l’angle postérieur de la joue vers l’extrémité antérieure de la glabelle. Les sillons de celle-ci sont plus marqués, mais ils ont exactement la même forme. Le thorax et les plèvres sont pour ainsi dire identiques, et la différence de grandeur du pygidium ne peut avoir aucune importance générique. Les ornemens du test sont identiques dans les deux espèces. La différence dans le nombre des segmens thoraciques, 15 au lieu de 14, n’est pas de nature à exiger la fondation d’un nouveau genre, puisque nous cité dans uos études générales, 12 types génériques, dont les espèces présentent des variations analogues, dans le nombre des anneaux du corps. (Tableau p. 19 2.)
Sect. II. Espèces pourries d’yeux.
Pour faire concevoir les motifs qui nous ont déterminé à conserver dans un même type générique des Trilobites que l’auteur du Prodrome a séparés en 3 genres, nous résumerons en peu de mots les élémens qui rapprochent les espèces composant nos deux sections, et ensuite les différences qui les distinguent.
I. Les élémens de la conformation que nous trouvons semblables dans les deux sections,
sont :
1. La forme générale de la tête, déterminée par les contours, le bourrelet et la rainure du bord, les pointes génales, la figure des lobes latéraux, leur hauteur et leur étendue par rapport à la glabelle.
2. Le bourrelet situé entre la glabelle et la rainure du bord, se trouve dans Con. striatus r, aussi bien que dans les deux espèces de la lc<r,e. section; il manque, il est vrai, dans Con. Emmrichi.
3. La forme de la glabelle et de sa lobation. Les sillons sont ordinairement au nombre de trois paires; nous en trouvons une quatrième sur quelques individus seulement de Con. striatus. La position, la direction, l’espacement et la profondeur de ces sillons sont identiques , dans les deux sections.