‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 213 sur 469 · Proet. myops. Barr · texte numérisé non relu

Proet. myops. Barr

1846. Proet. myops. Barr. Not. prél. p. 74.

1847. Proet. id. Cord. Prodr. p. 73. (tête).

Proet. Asaphoïdes. Cord. ibid. p. 78. (pygidium).

La tête est médiocrement bombée. Son contour extérieur semi-circulaire est formé par un bourrelet étroit, peu épais, uniforme, déterminant une faible rainure concentrique. L’angle .gênai est arrondi. Le contour intérieur est presque rectiligne. L’anneau occipital s’élevant au niveau de la glabelle, surpasse à peine la longueur, suivant l’axe, des anneaux thoraciques. Il porte au milieu un petit grain saillant et il est séparé de la glabelle par un sillon étroit. Le bord et le sillon postérieur de la joue sont marqués, et se raccordent presque à angle droit, avec le bourrelet et la rainure du contour extérieur.

La glabelle ovoide, obtuse au front, tronquée vers l’arrière, aplatie, s’élève à peine au dessus du niveau des yeux. Les sillons dorsaux peu profonds se réunissent au devant du lobe frontal, en se fondant avec la rainure du contour.

Les yeux très-développés sont enflés, et lorsqu’on regarde la tête d’en haut, ils paraissent atteindre le contour extérieur. Leur surface est complètement lisse. Le lobe palpébral horizontal, couvre à peine la moitié de la surface oculaire, et s’étend depuis le sillon occipital, jusqu’au delà du milieu de la glabelle.

La joue mobile est abrupte, peu étendue.

L’hypostôme ne peut être distingué parmi ceux que nous figurons.

10 segmens au thorax, d’après un exemplaire unique, appartenant à M. Hawle. L’axe peu bombé, déterminé par de faibles sillons dorsaux, occupe une largeur d’un tiers plus grande que chaque lobe latéral. Ses anneaux régulièrement arqués sont séparés par des rainures très-distinctes. Les plèvres offrent près de l’axe une partie horizontale très-courte, puis elles se coudent brusquement à 60°, et forment un arc légèrement concave vers l’avant. Le sillon peu oblique, disparaît à peu de distance au dessous du coude, ainsi que la bande antérieure, qui, quoique trèsétroite , présente cependant la saillie angulaire. L’imbrication a lieu sur tout le talus. L’extrémité de la plèvre est arrondie.

Le pygidium fortement convexe, comme un quart de sphère, montre dans beaucoup d’exemplaires, la fusion presque complète de l’axe avec les lobes latéraux. . On distingue cependant la trace de laxe par une faible dépression. On voit qu’il atteint les quatre cinquièmes de la longueur totale, et que sa largeur égale celle des flancs. Ses articulations très-faiblement marquées ne s’aperçoivent qu’en faisant jouer la lumière sur la surface. Nous en comptons ainsi 8 sur les meilleurs exemplaires. Les cotes ne montrent que de faibles traces de division segmentaire. La demi-côte articulaire est toujours marquée.

GENRE PROETUS. STEININGER.

Le test bien conservé paraît lisse sur tout le corps. La surface de la glabelle est cependant quelquefois un peu rugueuse.

La faculté d’enroulement n’-est pas constatée.

Dimensions. L’exemplaire complet a 15 m. m. de longueur, sur 10 m. m de largeur maximum, au droit du sillon occipital. Nous jugeons par des têtes isolées, que cette espèce atteint des dimensions à peu-près doubles.

Gisem'c et Local. Pr. jnyops se trouve aux environs de Mnienian, dans les bancs de notre étage calcaire moyen F. Il est associé avec Pr. unguloides , Bront. Dormitzeri, et divers autres fossiles caractéristiques de cet étage.

Rapp. et différ. Les formes analogues de la section des Proetus lisses, se distinguent comme il suit:

1. Proet. orbitatus a la partie horizontale de la plèvre beaucoup plus longue, et l’axe du thorax plus bombé. Son pygidium d’ailleurs très-semblable, présente un axe bien déterminé par des sillons dorsaux, et dominant les côtés.

2. Proet. unguloides a devant la glabelle un large bord aplati. Son pygidium quoique analogue à celui de Pr. myops , présente un axe bien séparé des flancs, et beaucoup plus étroit que ceux-ci.

Les autres espèces de Proetus lisses ont un axe distinct et des côtes plus ou moins nombreuses sur les lobes latéraux du pygidium.

M. Corda a décrit séparément comme nous, la tête de Pr. myops sous le même nom, et comme il ne connaissait pas d’individu entier, il a donné au pygidium de cette espèce, le nom de Pr. Asaphoïdes. C’est ce que nous reconnaissons d'après les exemplaires de la collection Hawle que nous avons sous les yeux.

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