Proet. micropyc/us. Cord
1847. Proetus micropycjus. Cord, Prodr. p. 78.
Ce nom spécifique a été donné à un pygidium isolé, dont la description suit. Nous y joindrons celle d’une tête, qui a été depuis lors découverte avec ce pygidium, dans une
qui paraît , d apres cette circonstance et par sa taille , appartenir à une
autre localité, et même espèce.
Cette tête est peu bombée. Son contour parabolique est formé par un bord mince, étroit, releve, déterminant à l’intérieur une assez large rainure. Ce bord conservant la même forme dans ouïe son etendue, se prolonge au delà de l’angle gênai, par une pointe peu longue, sillonnée au milieu. Le contour intérieur de la tête est un peu concave vers l’arrière. L’anneau occipital s eleve au niveau de la glabelle, dont il est séparé par un sillon bien prononcé. Le bord postérieur de la joue est mince, étroit et relevé. Il détermine un sillon, et se raccorde à angle aigu, avec le bord latéral, pour former la pointe de la joue.
La glabelle petite, peu bombée, a une forme conique, aigue au front. Elle dépasse peu par son re iet e niveau des joues. Le sillon postérieur est très-marqué et profond. Nous apercevons aussi une indication des deux autres sillons latéraux. Les sillons dorsaux étroits et profonds se joignent devant e front, laissant entr’eux et la rainure frontale, une grande surface inclinée, unissant les joues ixes. D apres cette disposition, la glabelle n’occupe guères plus de la demi-longueur de la tête.
Les yeux un peu éloignés du sillon dorsal, ne nous sont connus que par la trace de leur base. Us paraissent petits et ils n’atteignent pas le sillon occipital.
La joue mobile est assez inclinée vers le dehors.
L hypostôme et le thorax sont inconnus.
Le-pygidium un peu parabolique est assez bombé, et entouré d’un bord plat, étroit et horizontal. Il est caractérisé parmi tous les autres pygidium de ce genre, par le renflement des lobes latéraux, entre lesquels l’axe paraît comme encaissé. L’axe est d’ailleurs bien déterminé par des sillons dorsaux très-distincts. Il occupe près du thorax un peu plus de la demi-largeur de cftes’ et il s’amincit rapidement vers l’arrière, de sorte que son extrémité aigue n’atteint
pas le limbe horizontal. Nous distinguons sur sa longueur, huit articulations. Les lobes latéraux nous montrent, outre la demi-côte articulaire prononcée, trois à quatre côtes minces, peu saillantes, presque filiformes assez espacées. Elles disparaissent au contact du limbe. Cette conformation des cotes du pygidium semblerait indiquer une très-grande inégalité dans le relief des deux bandes de la plevre thoracique.
Le test dont nous apercevons quelques fragmens, paraît extrêmement mince et complètement lisse.
Dimensions. La tête a une longueur de . 2 m.m. et une largeur de 4 m.m. Le pveidium a une longueur de 2.50 m. m. et 4 m. m. de largeur.
Gisent, et local. Cette espèce quoique très-rare, a cependant traversé deux des étages de notre division supérieure Elle a été trouvée, - 1. - dans les bancs de l’étage calcaire inférieur E, près de Koledmk, au sud de Beraun, et près de Dworetz au sud de Prague ; — 2. dans les bancs du calcaire moyen F, aux environs de Lochkow, au sud de cette dernière ville.
Di aî?' ? dl^ér' LePygidium de cette espèce rappèle beaucoup celui de notre Phac. bulliceps.
■ 22. Le dernier se distingue: —1. par la saillie prononcée de l’axe au dessus des lobes latéraux aplatis; — 2. par le nombre des segmens de l’axe qui s’élève à 12; — 3. par un limbe beaucoup plus large sur tout le contour; - 4. par la forme générale alongée; - 5. Enfin par le nombre et la forme toute différente de ses côtes.
La tete de Pr. micropygus offre une telle ressemblance avec celle de Pr. Ascanius, que nous avons ce tente e reunir ces deux especes. Nous les laissons cependant subsister provisoirement: L pareeque le limbe frontal de Pr. Ascanius est proportionnellement beaucoup plus étendu- —
.■ P.ar(;ecfue nous connaissons de cette dernière forme que la pièce centrale de la tête, et’ qu’ainsi il peut y avoir de notables différences dans toutes les autres parties du corps. — 3. Ces deux formes appartiennent, il est vrai, à un même étage F, mais elles proviennent de deux points fort dc/Voe’Js ^ieman 6t Lochkow’ flui ne nous fournissent d’ailleurs aucune autre forme identique
GENRE PROETUS. STEININGER.