‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 237 sur 469 · Proet. complanatus. Barr. Nouv. Tril. p · texte numérisé non relu

Proet. complanatus. Barr. Nouv. Tril. p

1847. Proet. Buchii. Cord. Prodr. p. 74.

Proet. Dufresuoyi Cord. ibid. ibid-

Xiphogonium declive. Cord. ibid. p. 71.

La tête est fortement bombée. Son contour extérieur présente une forme parabolique, qui par son sommet .souvent aigu, passe à celle d’une ogive. Le bord épais, large, saillant, très-convexe, diminue ordinairement un peu de largeur à partir du front, jusqu’à l’angle gênai. Il varie aussi très-sensiblement dans ses dimensions, au droit du front, mais nous trouvons des formes intermédiaires entre les extrêmes, qui ont été nommées comme espèces distinctes dans le Prodrome. Ce limbe détermine à l’intérieur une rainure toujours très-marquée, dans toute la longueur, mais qui varie aussi au droit de l’axe, augmentant et diminuant de largeur, comme le bord lui-même. Le contour intérieur présente au milieu une forte saillie vers l’arrière, provenant de l’anneau occipital très-développé. Cet anneau est très-long dans le sens de l’axe, et s’élève au niveau de la glabelle. Sa surface est aplatie, plus large au milieu, et porte tantôt un, tantôt deux grains sur l’axe ; quelquefois il est totalement privé de cet ornement. Il est séparé de la glabelle par un sillon marqué, un peu concave vers l’avant. Le bord postérieur de la joue est assez large, et précédé par un sillon très-prononcé, qui se raccorde avec la rainure latérale, sous un angle aigu. Les bords intérieur et extérieur se réunissent pour former à l’angle gênai une longue pointe, sillonnée presque sur toute sa longueur, et s’aplatissant peu à peu. Elle est brisée dans l’exemplaire figuré.

La glabelle ovoïde, émoussée au front, tronquée à l’arrière , varie dans sa forme plus ou moins voûtée, suivant les individus. Son point culminant est vers le centre. Nous distinguons quelquefois sur sa surface des traces de lobalion. Les sillons dorsaux étroits se réunissent devant le front, en se fondant avec la rainure du bord.

La suture faciale suit le cours normal.

Les yeux médiocrement développés sont loin d’atteindre le niveau de la glabelle. Leur forme est alongée, leur surface presque verticale est très-finement réticulée. Le lobe palpébral figure un segment de cercle, qui laissant un petit intervalle vers le sillon occipital, se prolonge jusqu’au droit du centre de la glabelle.

La joue mobile est inclinée à 43°; lorsqu’on la considère en place.

M. Corda a décrit l’hypostôme de cette espèce et de Proet. Dufresnoyi. En examinant les pièces qui ont servi à ses observations et qui appartiennent à la collection Hawle, nous les reconnaissons comme des hypostômes de Bronteus, qui se trouvent dans les mêmes couches.

10 segmens au thorax. L’axe très-saillant est plus large qu’un des lobes latéraux et il s’amincit rapidement vers l’arrière. Ses anneaux sont séparés par des rainures étroites. Les plèvres se coudent avant le milieu de leur longueur. Leur sillon étroit et profond disparaît un peu au dessous du coude ; les bandes sont d’égale largeur. La bande antérieure porte une saillie angulaire prononcée, très-rapprochée du sillon dorsal. L’extrémité de la plèvre est aigue et courbée vers l’arrière.

Le pygidium semi-circulaire présente une surface très-peu bombée, sur laquelle l’axe s’élève avec un fort relief, et occupe autant de largeur que l’un des côtés. Nous comptons sur sa longueur cinq articulations, plus distinctes sur le moule intérieur que sur le test. Les lobes latéraux, presque horizontaux, montrent la trace confuse de deux côtes, qui disparaissent en atteignant un limbe marginal peu prononcé.

Le test partiellement conservé est très-mince et le plus souvent orné d’une granulation qui varie beaucoup en intensité, mais qui paraît s’étendre également sur toute la surface du corps, à l’exception des sillons. Nous la trouvons assez forte, égale et serrée dans certains individus; surtout sur leur glabelle. Dans d’autres, nous n’apercevons que de petits grains épars. Enfin, dans divers exemplaires, le test paraît presque lisse. Sur la partie frontale de la glabelle, l’individu complet figuré nous montre des stries très-fines, obliques à l’axe, et que nous retrouvons en même temps que la granulation, sur plusieurs des pygidium isolés. Nous constatons la présence simultanée de ces deux genres d’ornemens sur diverses têtes de la collection Hawle, que M. Corda a nommées Pr. Duchi et Pr. Dufresnoyi. On ne peut s’empêcher de considérer ces deux genres d ornemens comme ayant une même origine, et dérivant l’un de l’autre, par quelque transformation. Voir ci-dessus, (p. 235.) Nous remarquons sur l’empreinte de la doublure des anneaux de l’axe et du pygidium, des stries fines parallèles au contour.

La faculté d’enroulemént paraît vraisemblable, d’après un exemplaire à demi-enroulé.

Dimensions. Longueur développée du même individu : 36 m. m. largeur maximum au droit de l’anneau occipital: 24 m. m.

Giserni. et local. Cette espèce appartient exclusivement à notre étage calcaire moyen F, dans les bancs duquel nous l’avons trouvée, sur la montage Rôtis, près Konieprus, et aux environs de Mnienian.

Rapp. et dijfér. Les espèces granulées qui se rapprochent le plus de Proet. complanatus sont les suivantes, qui se distinguent comme il suit:

1. Proet. Bohémiens a un bord étroit, les plèvres arrondies à l’extrémité; le pysidium bombé, &c. &c.

2. Pr. intermédius a .un bord frontal peu développé; sa glabelle n’atteint pas la rainure du bord ; son pygidium est fortement bombé.

o. Pr. Loveni a de gros yeux, semi-circulaires; sa glabelle n’atteint pas complètement la rainure frontale; les pointes de ses plèvres vont en augmentant de longueur vers l’arrière; les lobes latéraux du pygidium forment une surface un peu concave.

.4. Pr. tuberculatus , a un limbe étroit; la glabelle très-enflée, et de très-gros yeux. Ses plèvres ont l’extrémité arrondie. Son pygidium est fortement bombé.

Parmi les espèces étrangères à la Bohême :

5. Pr. cornutus. Goldf. se distingue par la série régulière de grains qui orrte chacun de ses anneaux, tandisq.ue les lobes latéraux sont lisses. Son pygidium quoique peu bombé, n’offre pas la forme plane de celui de Pr. complanatus. Il y a d’ailleurs beaucoup de ressemblance entre ces deux espèces.

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