Phac. Sternbergi. Cord
1847. Phac. Sternbergi. Cord. Prodr. p. 107,
Phac. decorus. Cord. ib. p. 105.
La tête est assez fortement bombée, les joues ayant une inclinaison de plus de 45°. Le contour extérieur, légèrement parabolique, est formé par un limbe rudimentaire autour de la glabelle, et graduellement de plus en plus large le long des joues. L’angle gênai est arrondi, mais montre, dans beaucoup d’individus, un rudiment de pointe. Le contour intérieur de la tête est un peu concave vers le thorax. L’anneau occipital est fort et saillant.
La glabelle figure un pentagone, dont fangle frontal est fortement arrondi. Sa surface supérieure est doucement bombée, et porte les trois sillons normaux de chaque côté. Le sillon et l’anneau intercalaires sont toujours très-marqués. Lorsque le test manque, cet anneau paraît se réduire à une protubérance saillante sur le moule, comme dans Phac. latifrons. Ses extrémités sont ornées de nodules. La largeur maximum de la glabelle correspond au quart de sa longueur à partir du front.
La suture faciale aboutit, en formant un S, un peu en avant de l’angle gênai.
^ Les yeux, assez fortement développés, ont leur surface presque verticale. L’intervalle qui reste entreux et le sillon postérieur, est ordinairement égal à la moitié de leur longueur. La surface visuelle présente 24 à 25 et rarement 23 ou 26 files, ayant au maximum 8 lentilles, et par exeption 7 ou 9 suivant les individus. D’après ces variations, le nombre des lentilles pour un oeil oscille entre 136 et 171; mais il est le plus souvent d’environ 165. Le test formant
1 encadrement des lentilles offre, daqs les bons exemplaires, la même apparence que sur le reste
de la tête. Dans le jeune âge, les petits intervalles sont plats, mais dans les adultes on voit un
petit cadre hexagone, enflé, qui entoure chaque lentille. Le lobe palpébral est peu inférieur au
niveau de la glabelle.
La saillie de la glabelle, en avant du bord rudimentaire, est fort petite. La doublure soustrontale s’étend sur plus du tiers de la longueur de la tête.
L hypostôme présente trois pointes autour du bord buccal ; celle du milieu est la plus forte.
GENRE PHACOPS. EMMRICH.
L’axe du thorax occupe plus de la moitié de la largeur de l’un des côtés; ses anneaux sont ornés de forts nodules aux extrémités. Les plèvres bien conservées dans quelques individus, nous ont permis de reconnaître exactement la forme de la doublure du test, figurée. (PL 1 et 5.)
Le pygidium presque semi-circulaire, est assez bombée en travers ; l’axe saillant occupe un peu plus de la demi-largeur de l’un des flancs. Il montre de 7 à 8 segmens. Chaque lobe latéral présente cinq côtes visibles, non compris la demi-côte de l’articulation. Les deux premières sont séparées par des sillons creux, et leur surface porte la trace du sillon suturai; les autres sont peu distinctes, si ce n’est sur le moule.
La surface du test est lisse sur une partie du corps. Elle est ornée d’une granulation assez fine sur la glabelle, le bord des joues, le sommet des anneaux de l’axe, et sur l’arête de la bande postérieure de la plèvre, à partir du coude .jusqu’à l’extrémité. Il en est de même sur l’axe et les côtes du pygidium. L’intensité de cette granulation et la grosseur des grains paraissent beaucoup varier suivant les individus. Nous remarquons sur le moule de petites cavités, qui montrent que la granulation est la même sur la paroi intérieure du test. La surface de la doublure sous-frontale est ornée d’aspérités écailleuses, comme celles qu’on observe dans Phac. cepha~ lotes et autres espèces de ce groupe. Le nombre des exemplaires enroulés est assez considérable.
Dimensions. Longueur moyenne: 70 m. m. largeur correspondante au droit de l’anneau occipital: 50 m. m. Des têtes isolées (fig. 28. 29.) nous montrent que certains individus avaient de beaucoup plus grandes dimensions.
Gisem‘„. et local. Cette espèce est une de celles qui caractérisent notre étage calcaire supérieur G. Nous l’avons trouvée à Dworetz, Wiskocilka, Lochkow, Hostin, Luzetz, &c. &c.
Râpp. et différ. Les formes les plus rapprochées se distinguent comme il suit:
1. Phac. Bronni a des yeux beaucoup plus petits, placés plus bas par rapport au dessus de la glabelle, et laissant derrière eux un intervalle beaucoup plus considérable, jusqu’au sillon postérieur. Le nombre des files de lentilles n’excède jamais 14. L’axe thoracique paraît un peu plus fort, mais il serait difficile de distinguer les corps isolés de ces deux espèces.
2. Phac. cephalotes a la glabelle alongée au front et très-saillante en avant du bord ; la plus grande largeur correspond au milieu de la longueur. Les yeux beaucoup plus développés atteignent presque le sillon postérieur de la joue.
3. Phac. Bo'ecki se distingue par la forme ovalaire de sa glabelle, et par ses yeux très-gros, qui occupent toute la longueur de la joue.
4. Phac. intermedius a les yeux aplatis contre les joues, et le nombre des files de lentilles n’est que de 19 ou 20. La largeur maximum de la glabelle correspond au tiers de la longueur, mais celle-ci conserve l’apparence d’un pentagone.