Daim. Hausmanni. Brongn. (sp
1770. Concha triloba seu Cacadv Muschel. Zeno. (Pygid.) Neu. Phys. P>clust. I. p. 68. PI. I. fig. I, et p. 390.
PI. I. fig. 1.
1772. Enlom. expansus capite truncatus. Born. (pygid.) Lithopbil. Born. 2. p. S.
1822. Asaph. Hausmanni. Brongn. (pygid.) Crust. foss. p. 2t. PI. 2. fig. 3. A. B.
1823. Trilob. id. Schlott. Nachtr. z. Petref. II. 20. 35.
1825. Trilob. id. Sternb. (cap. excl. pygid.) Verhandl. des Vàterl. Mus. p. 77. PI. 2. fig. 3. A. B.
1826. Asaph. id. Daim. Palaead. p. 66.
1831. Asaph. id. Holl. Petrefact. p. 162.
1839. Phac. id. Emmr. de Tril. Dissert. p. 24.
1840. Asaph. id. M. Edw. Crustac. III. p. 312.
1843. Asaph. id. Goldf. Jahrb. Hft. Y. p. 561.
1843. Phac. id. Burm. Organ. der Trilob. p. 11T et 142. PI. V. fig. 10 (excl. pygid.)
1846. Phac. id. Barr. (parfim.) Not. prélim. p. 82.
1847. Odontoch. applanata. Cord. Prodr. p. 93.
Odont. aspera. Cord. ibid. p. 94.
Odont. laticauda. (part'im.) Cord. ibid.
Le limbe formant le contour extérieur de la tête est arrondi au droit du front. Sa surface plane offre à peine une trace d’ enflure le long de l’arête externe ; sa largeur atteint 4 m. m. dans les adultes.
La glabelle porte ordinairement les trois fossettes caractéristiques du groupe. Les yeux- présentent, sur les individus les plus développés, 56 files, contenant chacune au maximum 12 lentilles; mais nous trouvons, dans de très-jeunes exemplaires, seulement 50' files, ayant au maximum 10 lentilles. Le nombre total de celles-ci dans un oeil varie donc, d’environ 420 à 600. Entre les lentilles, nous observons dans les individus les plus développés, de petits grains ronds formant les angles d’un hexagone circonscrit. La bordure sous frontale, dans le voisinage de l'hypostôme, présente une partie un peu plus enfoncée, ayant la forme d’un segment circulaire.
L’hypostôme offre tous- les caractères propres au groupe, et décrits ci-dessus.
L’axe du thorax atteint à peine les deux tiers de la largeur d’un lobe latéral. Les plèvres se distiguent' par un très-large sillon, déterminant deux bandes étroites, presque égales en largeur et en relief.
Le pygidium, assez fortement bombé en travers, figure un triangle, dont le contour s’arrondit vers l’arrière, et ne porte qu’un appendice caudal très-exigu. Lorsque cet appendice a été brisé, la forme générale est parabolique, comme celle qui a été figurée par Brongniart. Le limbe qui entoure le pygidium est étroit. L’axe a un relief prononcé, un peu moindre qu’un demi-cercle. Il s’arrête brusquement près du talus, et l’on n’aperçoit derrière lui, qu’une très-faible carène. Il porte de 18 à 19 articulations distinctes. Quelques exemplaires dont la paroi intérieure est visible, nous montrent une saillie apophysaire du test, correspondant à chaque extrémité de la rainure, qui sépare les anneaux. PI. 23. On reconnaît aussi ces apophyses, par la cavité profonde qu’elles laissent sur le moule. Les premiers anneaux éprouvent au milieu un amincissement et une augmentation de relief,
GENRE DALMANIA. EMMRICH.
sensibles jusqu’au 6e ou 7e. Les parties latérales sont un peu déprimées, et nous montrent, dans beaucoup d’individus, une petite fossette, plus marquée sur le moule que sur le test. Les lobes latéraux commencent à se courber à partir du sillon dorsal, et dans certains individus, cette courbure s’étend uniformément jusqu’au niveau du limbe. Dans d’autres, au .contraire, elle devient beaucoup plus brusque, de manière à former un coude et un talus raide, avant le bord aplati. Les côtes, au nombre de 13 à 14 sur chaque lobe, ont à peu-près la même largeur que les rainures intercostales. Le sillon suturai est bien marqué dans les premières, mais il devient parfois invisible, ou bien il se réduit à une impression linéaire, sur le test, Jtandisqu’il est constamment distinct sur le moule. La bande antérieure est peu prononcée, et plus basse que la bande postérieure. Celle-ci éprouve un léger renflement, au droit du coude. Les côtes se, prolongent jusques tout près du bord. • .
La doublure du test atteint le haut du talus.
Le test ne dépasse pas un tiers de millimètre d’épaisseur. Le limbe de la tête est lisse, ou ne présente que de faibles traces de granulation. Le lobe frontal est, au contraire, constamment couvert de grains assez forts, laissant plus de vides que de pleins. On trouve des grains semblables, mais rares, sur le reste de la glabelle. Les joues sont occupées par des inégalités, dont la surface est finement granulée. Des grains plus ou moins gros et variant en nombre, ornent le bout de chaun des anneaux de 'l’axe, dans toute son étendue, et ils se présentent en série, sur le sommet de chaque bande des plèvres thoraciques, en se multipliant vers l’extrémité. Au pygidium, on trouve une série semblable, sur la bande postérieure de chaque côte, tandisque la bande antérieure en est dépourvue, si ce n’est quelques petits grains qu’elle porte sur les premières côtes. Le limbe est tout granulé. Les rainures intercostales sont complètement lisses. La grosseur et la fréquence des grains dont nous venons de parler, offre d’assez grandes variations, purement individuelles. La paroi de la bordure sous-frontale est ornée de fortes cavités rondes, irrégulièrement semées, sur toute la partie qui correspond au limbe. La surface segmentaire qui avoisine l’hypostôme, est lisse ou chagrinée. Celui-ci présente aussi des cavités sur sa paroi.
Dimensions. D’après certains fragmens isolés, nous pouvons évaluer la taille des plus grands individus, à plus de 200 m. m. de longueur.
GisemL et Local. Cette espèce, dont le pygidium se présenta très-fréquemment, n’est représentée que par un très-petit nombre d’individus complets. Elle est concentrée dans la région Nord-Est du bassin. Nous la trouvons seulement à Dworetz, Wiskocilka et Lochkow fc., aux environs de Prague. Elle caractérise l’étage calcaire supérieur G, avec Cheir. gibbus, Bront. formosus. Bront. Brongniarti, fyc. Sçc.
Bapp. et différ. Il existe une grande analogie entre cette espèce et celles du même groupe, qui ont le limbe frontal arrondi.
1. Daim. Beussi se distingue par son test presque lisse sur la tête, et par la forme aplatie de son pygidium, dont le limbe est très-large, et dont les côtes sont beaucoup plus étroites que les rainures intercostales.
2. Daim, cristata, a la tête couverte d’une granulation très-fine, égale et très-serrée. Les côtes de son pygidium sont très-minces, mais elles ont deux bandes toujours visibles, portant chacune une série de grains fins. Les rainures intercostales sont beaucoup plus larges que les côtes.
Observations. L’identité de l’espèce initialement nommée Asaph. Hausmanni , ayant déjà donné lieu à quelques discussions, nous nous croyons obligé de nous arrêter sur ce sujet.
1822. Brongniart n’a connu que le pygidium qu’il décrit et figure, comme arrondi à l’arrière. Cette forme est en effet celle qui résulte de la brisure très-fréquente de l’appendice caudal très-exigu. En second lieu, ce savant a représenté quelques grains isolés et assez gros, sur l’axe et sur le sommet de chaque côte. Or, ces ornemens avec cette dimension et ainsi disposés, ne se^ trouvent que sur une seule espèce du groupe, celle que nous venons de décrire. Enfin, Brongniart observe, que les côtes couvertes du test ne montrent aucune trace de bifurcation ,
tandisqu’il la reconnaît aisément sur le moule. Cette circonstance s’applique encore très-bien à certains individus de la forme qui nous occupe, et nous croyons par conséquent, qu’elle est réellement celle que le fondateur de l’espèce a eue sous les yeux. Ces considérations sont encore corroborées par le fait, qu’au temps où Brongniart écrivait, on n’avait guères recueuilli de fossiles, qu’aux environs de Prague, où se trouve très-abondamment le pygidium en question, tandisque les autres formes congénères y sont extrêmement rares, ou manquent entièrement.
1825. Le Comte Sternberg, dans son premier travail, décrit sous le nom de Tril. Hausmanni, une tête qui appartient réellement à la même espèce que le pygidium figuré par Brongniart. Mais il lui associe un pygidium très-différent par la granulation fine et serrée, qui en couvre l’axe et les côtes. Nous croyons reconnaître dans ce pygidium, celui de Daim, rugosa.
1843. Depuis cette époque, Burmeister est le premier qui ait figuré Phac. Hausmanni. N’ayant à sa disposition que des fragmens, il n’a pas pu constater l’identité, et il est tombé dans le même inconvénient que Sternberg. La tête figurée par lui PL V. fig. 4 0, est bien celle de Daim. Hausmanni, mais le pygidium qui lui est adjoint, est celui de Daim, cristata, très-bien caractérisé par ses larges rainures intercostales, et ses côtes composées de deux bandes minces, couronnées de grains fins. Le savant professeur avait observé une autre forme, un peu différente, dont il avait attribué les divergences à une différence de sexe.
1846. Ayant trop peu d’espace pour discuter cette question, dans notre Notice préliminaire, nous l’avons laissée de côté, en nous bornant à séparer de Phac. Hausmanni, deux formes congénères : Ph. Réussi, et Ph. spinifer, qui, dans tous les cas, nous paraissaient ne pas pouvoir être confondus avec l’espèce primitive.
1847. M. Corda a cru reconnaître la forme originaire de Brongniart, dans notre Phac. Réussi, mais il n’a pas remarqué: — i. qùe cette dernière espèce ne saurait paraître arrondie, lors même qu’elle est privée de son extrémité postérieure. — 2. Elle ne porte pas sur l’axe les gros grains figurés par Brongniart. — 3. Enfin, elle ne se trouve presque que sur le mont Damily, près Tetin, localité inconnue au temps de Brongniart.
M. Corda a donné au véritable Phac. Hausmanni, le nom de Odontoch. applanata. Les exemplaires de la Collection Hawle, qui ont servi de base à ses travaux, sont sous nos yeux et nous montrent aussi d’autres erreurs du Prodrome, qui doivent être rectifiées:
1. La tête de Daim. Hausmanni véritable a été associée au pygidium de notre Daim. Réussi, pour en faire Odontoch. Hausmanni. Cord.
2. Trois fragmens de la véritable Daim. Hausmanni, un peu frustes, mais très-reconnaissables, ont reçu le nom de Odontoch. aspera.
3. Divers exemplaires plus ou moins complets de Daim. Hausmanni, ont été associés à des fragmens de Daim. Retissi, Daim, rugosa, et Daim, auriculata, pour composer Odontoch. laticauda.