‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 284 sur 469 · Daim. Mac Coyi. Barr · texte numérisé non relu

Daim. Mac Coyi. Barr

La tête et le thorax sont inconnus.

Le pygidium, médiocrement bombé en travers, est entouré d’un limbe plat et étroit, donnant naissance à un prolongement caudal, d’environ 10 m. m. de longueur. L’axe aplati, s’enfle et se relève vers l’extrémité, pour se terminer brusquement. On remarque cependant, une carène assez large, par laquelle il s’unit à l’appendice caudal. Il présente de 17 à 20 ’ articulations distinctes. Les premiers anneaux, jusqu au cinquième ou sixième, montrent au milieu un étranglement, très-sensible sur le moule et à peine sur le test. On voit, sur quelques individus, la trace d’une fossette, vers leurs extrémités. Nous comptons sur chaque lobe latéral, 12 à 13 côtes, dont les deux dernières sont peu marquées, tandisque toutes les autres sont bien prononcées. Leur surface est arrondie au sommet et aussi large que celle des rainures profondes qui les séparent. Le sillon suturai est à peine sensible sur le test, mais il paraît sur le moule des premières côtes. Le limbe ne présente qu’une très-légère empreinte de la prolongation des côtes et sillons.

La doublure du test ne s’étend pas au delà de 5 millimètres vers l’intérieur:

Le test a une épaisseur qui dépasse un demi-millimètre. Sur toute la surface des anneaux de 1 axe et des cotes, il est couvert de perforations ou cavités rondes, sub-régulièrement disposées, et laissant à peu-près autant de vides que de pleins.

Les rainures et sillons sont lisses. Le diamètre de ces cavités varie depuis j jusqu’à | de millimètre. La matière qui les remplit, contrastant par sa couleur avec celle du* test, on peut observer leur etendue verticale à travers toute 1 épaisseur de celui-ci, et on reconnaît aussi la trace de leur ouverture intérieure sur le moule.

La position de ces perforations ferait supposer, qu’elles se trouvent aussi sur chacune des bandes de la plevre thoracique, sur l’axe du thorax, et sur les parties correspondantes de la tête. Malheureusement, nous n’avons pas encore pu réunir les élémens nécessaires, pour vérifier ces faits. Comme Daim, punctata de l’Eifel nous montre de semblables perforations, sur toutes les parties du corps, que nous venons d’indiquer, notre supposition paraît fondée sur une forte analogie.

GENRE DALMANIA. EMMRICH.

Outre ces cavités, le test de Daim. MacCoyi nous présente quelques grains rares, épars sur l’axe et les côtes. Le fond des rainures est lisse, ainsi que la moitié intérieure du limbe, dont la moitié extérieure est couverte d’une granulation fine, égale et serrée. Cette granulation n’est visible qu’à l’aide d’un grossissement, tandisqu’on aperçoit très-aisément les perforations, à l’oeil nu. Les deux parois de la doublure du test sont ornées d’une granulation très-fine et très-rare.

Dimensions. Longueur du pygidium, non compris l’appendice caudal: 55 m. m. Largeur maximum: 72 m. m.

Gisem «. et local. Cette espèce, très-rare, appartient à notre étage calcaire supérieur G. Nous l’avons recueillie à Karlstein et aux environs de Luzetz, avec Daim, spinifera , Bront. Brongniarti, &c. Il est à remarquer, qu’elle est jusqu’ici inconnue dans les autres localités de cet étage, où la plupart des autres espèces contemporaines sont ordinairement représentées.

Bapp. et différ. Par la forme du pygidium, Daim. MacCoyi se rapproche beaucoup de Daim. Beussi. Mais le prolongement caudal, et les cavités dont la première espèce est ornée, la font reconnaître, au premier coup-d’oeil, même sur le moule.

Les ornemens du test rapprochent aussi Daim. Mac Coyi, de Daim. Fletcheri. Celle-ci ne portant des cavités qu’au fond du sillon des plèvres, tandisque les bandes sont exclusivement couvertes de granulation, ne saurait être confondue avec la première, qui offre des perforations sur les côtes, et qui a le fond des sillons lisse.

Parmi les espèces étrangères à la Bohême, nous ne connaissons que Daim, punctata de l’Eifel, qui présente des perforations du test, semblables à celles de Daim. Mac Coyi. On sait que cette espèce Dévonienne a le contour du pygidium orné d’assez longues pointes, circonstance qui suffirait seule, pour la distinguer de la forme congénère que nous venons de décrire.

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