Daim, socialis Barr
1839. Phac. proaevus.
1843. Phac. id.
1846. Phac. id.
Phac. socialis.
Emmr. de Trilob. dissert. p. 25.
Burm. Organ der Trilob. p. 108. PL 4. fig. 3. Barr. Not. prél. p. 25.
Barr. ibid.
iow. raac. longicaudalus.
1847. Phac. socialis.
Phac. Goldfussii.
Phac. proaevus.
Phac. Siebcri.
Phac. ovoideus.
^IlUU, iUUItlI.)
Cord. Prodr. p. 97. PI. 5, fig. 57 Cord. ibid.
Cord. ibid. p. 98.
Cord. ibid.
Cord. ibid.
uc iiauuc,
Cette espèce a été signalée ci-dessus (p. 263, et 264) comme l’une de celles qui nous ont permis d observer la série presque entière de ses métamorphoses, à partir de l’état embryonnaire jusqu à l’âge adulte. Nous avons figuré (PI. 2 6) quinze individus représentant la suite a peu-pres complète de ces transformations, caractérisées en peu de mots, dans le tableau suivant. Les segmens thoraciques, avant de devenir libres, paraissent soudés dans un pygidium transitoire, car le véritable pygidium ne se développe qua la fin de l’évolution. Dans* Daim, socialis j comme dans Sao hirsuta, les plèvres du pygidium transitoire, qui doivent passer au thorax, sont caractérisées par des pointes qui n’existent pas sur le contour du pygidium défini- *.• , P"intes se voient sur tous les exemplaires bien conservés, et leur présence rend
difficile la distinction entre les segmens libres et les segmens soudés, dans les jeunes individus.
Degrés de développem.
GENRE DALMANIA. EMMRICH.
Tableau du développement progressif de Daim, socialts. Barr.
Caractères apparaissant successivement.
Forme discoïde 5 Trilobation marquée sur tout le corps , tête prédominante; glabelle très-alongée; sillons latéraux distincts; yeux très-près du front; pointes génalcs dépassant le corps vers l’arriéré ; thorax rudimentaire . .
Ce premier âge ressemble beaucoup aux premiers âges de Sao hirsuta, PI. 7.
On distingue, de chaque cote, deux pointes pleurales.
Elargissement progressif de la glabelle, de plus en plus sensible dans les degrés suivans. La tête est encore prédominante .
Apparition du premier segment libre, au thorax. Les autres segmens se développent successivement dans les degrés suivans .
Nombre des Segmens
libres
Le thorax atteint une longueur égale à celle de la tête. Les yeux sont notablement en arrière du bord frontal. Le premier segment du pygidium définitif apparaît .
Le thorax prédomine en longueur sur la tête.
(Le degré intermédiaire entre 10 et 11 nous manque .)
Les yeux paraissent dans leur position définitive, par rapport aux sillons de la glabelle .
(Les degrés intermédiaires entre 11 et 12 nous manquent, J
Le thorax a une longueur presque triple de celle de la tête .
Le pygidium définitif est encore incomplet. . .
L’individu est presque complet, et montre l’appendice caudal qui n’a été observé dans aucun degré antérieur. La granulation du test n’a pas encore apparu
Individu adulte, complet, de taille moyenne, ayant tous ses élémens développés, ainsi que la granulation de la surface .
soudés
total
Dimensions
longueur
mm.
largeur
Figure
Nous allons maintenant décrire les caractères spécifiques, tels qu’ils se présentent dans âge adulte, et en indiquant leurs modifications dans trois variétés que nous distinguons parles noms: socialts, proaeva , grandis.
Parmi les nombreux individus de cette espèce, on distingue aisément la forme longue et la forme large. ®
La tête est assez fortement bombée en travers, dans les exemplaires qui n’ont pas été compiimés. Son contour extérieur est parabolique. Le limbe est nul ou rudimentaire, autour du lobe frontal de la glabelle. Il est prononcé, horizontal et de largeur uniforme, le lono- des joues. Le contour intérieur de la tête est un peu concave vers l’arrière. L’anneau occipital bien développé, se projette un peu vers le thorax, et s’élève au niveau de la glabelle. Le sillon occipital offre, au milieu, un arc convexe vers l’avant. Le bord postérieur de la joue extrêmement mince près du sillon dorsal, s’élargit brusquement, et s’ épaissit à partir du milieu de son étendue. Il détermine à l’intérieur une profonde rainure, qui se raccorde avec celle du bord latéral.
La glabelle est doucement bombée. Elle est lobée par trois paires de sillons profonds et très-distincts à tous les âges. Ils prennent naissance au sillon dorsal, et laissent un intervalle de quelques millimètres^ entre leurs extrémités intérieures. Ils sont à peu-près également espacés, à partir du sillon occipital. Les sillons postérieur et antérieur font un angle de 70° avec l’axe. Le sillon moyen est presque transverse, un peu concave vers (arrière^ tandisque le sillon postérieur a une légère courbure vers l’avant. Le sillon antérieur offre une inflexion dans les deux sens. Les lobes intermédiaires sont bien prononcés, sans avoir beaucoup de saillie. Le lobe frontal qui occupe § de la longueur de la glabelle, porte une fossette alongée, presque rectiligne, vers le centre de ligure. Celte fossette, ordinairement distincte dans les exemplaiies provenant des quartziles, disparait le plus souvent, dans ceux qui ont été aplatis dans les schistes. Nous la retrouvons cependant, sur quelques uns de ces derniers. (PI. 2 7.) Les sillons dorsaux, presque rectilignes le long de la glabelle, font entr’eux un angle d’environs 40° et sont toujours fortement marqués.
Les yeux sont peu développés. Ils n’occupent pas, en longueur, tout l’espace entre les sillons antérieur et moyen, au droit desquels ils sont situés. Nous les voyons cependant s’étendre quelquefois depuis le sillon antérieur jusqu’au sillon postérieur, dans certains individus non figurés de la forme longue, appartenant à la variété grandis y tandisque dans d’autres de cette même variété, (PI. 2 7.) ils ne s’écartent pas des premières limites indiquées. Ils ne s’élèvent pas jusqu’au niveau de la glabelle, et ils sont plus rapprochés du sillon dorsal que du bord latcial. Leur surface visuelle nous montre quelquefois les lentilles conservées, dans les schistes. Nous ne trouvons que la cupule qui leur sert de base, sur les individus ensevelis dans les roches siliceuses. Il existe quelques différences notables dans le nombre des facettes. Dans la forme primitive, que nous nommons socialis, caractérisant principalement la bande des quartzites des monts Drabow (l 2, nous comptons de 2 5 à 3 4 files, ayant au maximum de 7 à 9 lentilles, ce qui fait un total de 200 à 230 par oeil. La variété proaeva qui n’apparait que plus tard, c. à d. dans les formations des schistes noirs feuilletés «JL 3, et des schistes très-micacés «J. 4, ne nous montre communément que 2 4 à 28 files, ayant au 6 à 8 lentilles ou de 140 à 190 par oeil. Les individus qui permettent ces observations, pour cette variété, étant très-rares , il est possible que la différence observée dépende en partie de cette circonstance. Nous connaissons aussi les yeux bien conservés de la variété grandis (PI. 2 7.) postéiieure aux deux autres, car elle ne se trouve que dans les schistes gris-jaunâtres } «J. 5, couionnant 1 étage D. Ces organes, même dans les individus où ils offrent la grande dimension déjà indiquée, s accordent avec ceux de la variété primitive, pour le nombre des files et des lentilles. Le lobe palpébral, arrondi en segment de cercle, est toujours notablement déprimé au dessous du bord supérieur de la surface verticale réticulée.
Les joues sont fortement inclinées vers le dehors, dans tous les individus non comprimés, tandisqu’elles paraissent aplaties dans la plupart de ceux qui sont renfermés dans les schistes.
GENRE DALMAN1TES. EMMRICH.
Leur surface est creusée par des cavités inégales, analogues à celles des Cheirurus, mais moins prononcées, très-distinctes sur les exemplaires non comprimés de toutes les variétés et formations. La joue fixe a une plus grande surface que la joue mobile. L’angle gênai nous présente des variations très-notables dans la pointe dont il est orné. Cet appendice, résultant de la fusion des deux limbes, est assez développé et assez fort, dans la forme primitive socialis , où ils atteint la 2e. ou la 3e. plèvre, en divergeant à 40°. (PL 26). Au contraire dans la variété proaeva, la pointe génale devient rudimentaire et si minime, qu’on s’aperçoit à peine de sa brisure, dans certains exemplaires. (PL 21. 2 6.) Enfin, la variété grandis nous montre des pointes, ayant les mêmes proportions relatives que dans la forme primitive et paraissant plus larges, à cause de la compression subie. (PL 2 7.) Entre les apparences extrêmes, nous trouvons tous les passages intermédiaires, constatés sur des individus coexistans, dans les formations schisteuses de l’étage D, et quelquefois dans une seule et même localité. Cette diversité est donc individuelle.
La doublure sous-frontale forme une bande arquée, dont la largeur diminue brusquement au droit des sillons dorsaux, et se réduit à celle du limbe extérieur. (PL 2 6.) Sur l’axe, cette bande s’étend un peu moins loin que le lobe frontal. Sa surface est plane, et contraste ainsi avec celle des espèces du groupe de Daim. Hausmanni, où elle offre toujours vers l’arrière une partie plus enfoncée dans la cavité céphalique. (Pl. 24.)
L’hypostôme^ trouvé en place, est uni à la doublure sous-frontale par une suture en arc de cercle. Sa surface est doucement bombée, un peu alongée, terminée par une limbe étroit, parabolique, formant le bord buccal et les bords latéraux, jusqu’aux ailes. Il détermine à l’intérieur une rainure prononcée. Vers l’extrémité du corps central, on aperçoit de chaque côté, près du bord, une impression oblique, alongée et arquée. Les ailes se recourbent fortement derrière l’hypostôme et elles se soudent par leur extrémité, sur la trace du sillon antérieur, dans la carapace céphalique, près du sillon dorsal. (PL 2 6).
L’axe thoracique est très-nettement limité par les sillons dorsaux, et son relief s'élève presque en demi-cercle. Ses anneaux, amincis au milieu, séparés par des rainures très-larges, ont leurs extrémités un peu projetées vers l’avant et sensiblement enflées. La largeur de l’axe atteint son maximum vers le 5e. segment, où elle égale celle d’un lobe latéral; puis elle diminue graduellement vers l’arrière. Les plèvres se coudent à 60°, un peu avant la moitié de leur longueur. Un sillon oblique, assez large, qui se prolonge au dessous du coude, les divise en deux bandes inégales. La bande antérieure est plus large et plus saillante que la bande postérieure. La plèvre est terminé en pointe courte, courbée vers l’arrière. Son extrémité présente une échancrure caractéristique. (Pl. 2 6.)
Le pygidium, sub- triangulaire, est fortement bombé en travers. Sur son contour, on aperçoit la trace d’un limbe étroit, conservant l’inclinaison des talus, mais ordinairement sensible par l’absence de sillons sur sa surface. L’axe domine par son relief et occupe un peu moins du tiers de la largeur totale. Il porte 9 à 13 articulations et se termine par un appendice caudal relevé à 45°, et qui dépasse souvent 20 mm. de longueur. Nous comptons, sur chaque lobe latéral, 6 à 8 côtes, outre la demi-côte articulaire. Dans les individus non comprimés, elles sont séparées par des rainures très-prononcées et leur sillon suturai est très-marqué. On reconnaît aussi, dans ce cas, la prédominance de la bande antérieure, indiquée dans la plèvre thoracique. Ces caractères s’effacent plus ou moins, dans les exemplaires comprimés, provenant des schistes. Nous voyons aussi dans chaque variété, quelque diversité dans l’intensité relative des sillons. Ainsi, dans la forme primitive, socialis , le sillon suturai est souvent presque aussi fort que la rainure intercostale, landisque celle-ci est notablement plus large et plus profonde, dans la variété proaeva. (PL 21.) La variété grandis nous présente
des proportions variables et intermédiaires sous ce rapport. Dans aucune de ces formes les sillons n atteignent le contour extérieur. La doublure du test, sous le pvgidium correspond à la largeur du limbe mentionné. ' 5
La surface du corps entier est ornée d’une granulation assez égale et serrée dont les grains varient de grosseur, suivant les individus. (PL 21. 26. 27.) Les plus gros se voient sur les extrémités des anneaux de l’axe thoracique et sur la glabelle. Ils se trouvent aussi entre les cavités déjà signalées, sur les joues. Nous voyons très-bien la trace de ces ornemens, soit sur des fragmens du test conservés dans les schistes, soit sur l’empreinte extérieure des individus ensevelis dans les quartzites. Le morde intérieur les montre également dans beaucoup de cas.
L’enroulement est constaté par un grand nombre d’individus, provenant presque tous d’un gite particulier, dans les monts Drabow. Ils sont souvent aplatis par compression, mais lors même qu’ils n’ont pas été comprimés, ils présentent la forme discoide (PI. 2 6).
Dimensions. Cette espece nous offre, comme Phcic. fecundus une grande variation dans sa taille. En faisant abstraction du jeune âge, les adultes diffèrent du simple au double. Ainsi, la forme primitive socialis présente moyennement 65 à 72 mm. de longueur sur 40 à 5 0 mm. de largeur, non compris l’appendice caudal. Quelques individus atteignent cependant une longueur de plus de 112 mm. dans la bande des quartzites des monts Drabow. La variété proaeva reproduit des dimensions comprises entre les mêmes limites, et variables suivant les formations et les localités. Enfin, la variété grandis nous fournit des exemplaires, qui ont au moins 130 mm. de longueur, sur 70 de largeur maximum. Nous avons déjà eu l’occasion de signaler ces faits, dans nos études générales (p. 2 9 6).
Gis end . et local. L’espèce décrite caractérise toute la hauteur des formations fossilifères de notre étage des quartzites D, à l’exception peut-être de la bande des schistes d. 1. Elle traverse donc des couches, dont la puissance atteint au moins 2 00 0 mètres, en certaines régions de notre bassin. Sa diffusion horizontale est parfaitement en harmonie avec la longue durée de son existence en Bohême, car nous la trouvons représentée, dans presque tous les gîtes de fossiles, sur la surface de l’étage D. Nous citons les noms suivans, à partir de l'extrémité Nord-Est de l’étage des quartzites: Stérboholy, Brac, Zabiehlitz, Ilodkowicek, Grosskuchel , Kadotin, Czernoschitz, Swinarz, Wscheratitz, Lazowitz, Neumietel, Radausch, Libomischl, Wolmilz, Praskoles, les hauteurs de Cilina entre Rokitzan et Pilsen, extrémité sudouest de cet étage-, Czernin, Trubin, Poczapl, Zahorzan, Popowitz, Kœnigshof, Karlshütte, le mont Kosow, les monts Drabow, les coteaux de Winice, le Stadtberg à Béraun, Wesela, Wraz, Chrustenitz, Lodenitz, le Belvedère à Prague, Lieben, Stromky, Wrschowitz, Bucanka, Wischehrad, le mont Bohdaletz^ Scc. En consultant la petite carte (p. 56) on voit que ces localités forment une surface continue, où nous pourrions indiquer encore beaucoup d’autres points. Daim, socialis doit donc être considérée comme le fossile le plus caractéristique de notre étage des quartzites D. Nous n’en trouvons plus aucune trace quelconque, dans la formation superposée des Schistes à Graptolites et des Trapps, que nous considérons comme la base de notre division supérieure.
Pendant un séjour récent à Paris, nous avons reconnu, parmi les Trilobites découverts en Bretagne par M. Marie Rouaull. que l’espèce assimilée à Pluie, longicaudatus , par ce savant est identique avec notre Daim, socialis. Ce crustacé, déjà signalé à Poligné, à Bain et à Bourg-des-Comtes , (Ile et Vilaine) est associé dans cette contrée, comme en Bohême, avec Acid. Buchi et avec diverses autres formes très-analogues à celles qui caractérisent notre étage des quartzites D. Nous citerons C alpin. (Prionocheilus ) Verneuili Rou. très-voisine de Calym. pulchraj Placoparia (Calym.) Tournemini, Rou. très-semblable à Plac. Zippei, Cord. Daim. ( Phac.) Dujardini Rou. très-rapprochée de Daim. Phillipsi. Ces espèces et plusieurs
GENRE DALMANIA . EMMRICH.
autres, qui seront prochainement publiées, contribueront puissamment a établir 1 âge contemporain de notre étage D, et des formations fossilifères de la division Silurienne inferieure, en France. Bien que, dans cette contrée, on n’ait encore signalé aucune forme Tnlobitique, représentant la Faune primordiale de Bohème, nous espérons que cette decouverte n échappera pas au zélé éclairé de tant de savans, qui cultivent la paléontologie dans notre patrie.
Rupp. et différ. Malgré les affinités qui lient Daim, socialis aux autres espèces contemporaines, on peut aisément distinguer celles-ci.
1 Le o-roupe Daim, Hawlei, Deshayesi, Angelini, se reconnaît d’abord par la glabelle, dont le lobe frontal est fortement détaché de la partie qui suit. En second lieu, les deux premières espèces ont de très-gros yeux, et un pygidium alongé, pauci-segmente Daim. Angelini a le bouclier caudal entouré d’un limbe assez large, sans appendice terminal.
2. Daim. Phillipsi et D. solitaria n’ont qu’un sülon prononcé sur la glabelle, savoir, le sillon postérieur. Dans la première , le pygidium est arrondi, sans appendice. Dans la seconde, il n’offre ordinairement que 7 articulations distinctes sur 1 axe.
3. Daim. Morrisiana, qui est la forme la plus rapprochée, se reconnaît aux plevres arrondies au bout, et surtout à la forme de son pygidium , ayant un moindre nombre d articulations (7 à 8) et terminé par une saillie sans appendice. Cette espece, qui accompagne la variété grandis, contraste aussi avec elle par sa taille exigue.
Parmi les formes étrangères, Daim. (Pluie.) longicaudatus Murch. identifiée par M. Salter avec Phacops (Daim.) caudatus et Daim. (As.) mucronalus Brongn. ont, au premier aspect, quelque analogie avec Daim, socialis, mais l’un et l’autre se distinguent par la presence d un lobe frontal très-détaché.
Observation. On sait qu’une des formes de l’espèce décrite a été initialement nommee, Phac. proaevus, par Emmrich, 1839. Ce nom a donc le droit de priorité, et a ce titre, il aurait dû être conservé. D’après les faits géologiques constatés ci-dessus, celte forme est évidemment postérieure à la forme primitive socialis, dont elle est denvee par une transtor mation très facile à concevoir, dans le développement des pointes génales, êcc. Si I on adoptait le nom proaeva pour l’ensemble de l’espèce, on serait obligé de considérer comme variété, le type spécifique primitif. Il en résulterait un contre sens dans les termes. Cette considération nous a décidé à maintenir le nom socialis pour la forme typique , d ou dérivent successivement, dans l’ordre des temps, les deux variétés: proaeva et grandis.
Nous résumerons en quelques mots, les différences qui distinguent ces formes.
La forme primitive socialis (PI. 2 6.) a des pointes génales développées; 2 00 à 240 lentilles à chaque oeil. Elle caractérise la bande des quartzites des monts Drabow. La variété vroaeva (PI. 21. 22. 26.) ne présente qu’une pointe génale rudimentaire; chacun de ses yeux ne possède que 140 à 190 lentilles. Elle caractérise principalement les schistes noirs feuilletés et les schiste s très-micacés, superposés à la bande des quartzites des monts Drabow.
Ces deux formes ont ordinairement 65 à 72 mm. de longueur et rarement elles atteignent 112 mm.
La variété grandis (PL 2 7) se distingue par sa grande taille, atteignant au moins 130 mm. Elle porte une forte pointe à l’angle gênai, et ses yeux sont quelquefois beaucoup plus alongés que ceux des deux autres formes, bien que le nombre des lentilles ne dépasse gueres
20° par œil. Le pygidium permet de compter sur l’axe, jusqu’à 13 articulations, tandisqu’on n en distingue ordinairement que 11, dans les formes socialis et proaeva. Enfin, la variété grandis caractérisé la formation des schistes gris-jaunâtres , couronnant l’étage D Elle est donc la dermere dans l’ordre des temps. '