‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 290 sur 469 · Daim. Phillipst. Barr · texte numérisé non relu

Daim. Phillipst. Barr

Phac. Phillipsi.

Phac. elongatus.

Phac. ruderalis.

Phac. pentagonus Phac. Eichwaldii.

Phac. Phillipsii.

Barr. Not. prêt. p. 27.

Barr. ibid. p. 26.

Cord. Prodr. p. 99.

Cord. ibid. ibid.

Cord. ibid. ibid. (tête, à l’excius. du pygidium.)

Cord. ibid. p. 100.

On reconnaît aisément dans cette espèce la forme large (PI. 2 2) et la forme longue (PI. 2 6).

La tête, lorsqu’elle n’a subi aucune pression, est très bombée en travers, par suite de lincbnaison des joues à 45°. Le contour extérieur est parabolique, dans la forme longue, et se rapproche d’un demi-cercle, dans la forme large. L’angle gênai, ordinairement arrondi, nous montre cependant, sur quelques individus, un rudiment de pointe. Le contour intérieur de la tête est presque rectiligne.

La glabelle, aplatie en dessus, s’incline doucement vers le bord frontal. Elle est comprise entre des sillons dorsaux profonds , presque rectilignes et peu divergens. Ses proportions, comme celles de la tête, varient notablement suivant la forme considérée. Dans la forme longue, la largeur à la base est à la longueur, comme 7: 11; dans la forme large, ce rapport est de 8: 9. Les trois sillons latéraux sont visibles sur les bons exemplaires, mais le sillon postérieur, seul, est remarquable par sa profondeur. Il est dirigé transversalement, et pénètre jusqu’au tiers de la largeur correspondante. Le sillon moyen, un peu concave vers l’arrière, est aussi presque transverse. Le sillon antérieur, légèrement concave dans le même sens, fait un angle de 4j avec 1 axe. Il n existe ordinairement qu’une très-légère impression à la place des sillons antérieur et moyen, dans les individus les mieux conservés. L’un et l’autre disparaissent, pour peu que la surface ait été détériorée. Le sillon occipital fait, au miheu, un fort sinus vers l’avant. Les yeux n’atteignent pas le niveau de la glabelle, et ils laissent derrière eux, jusqu’au sillon postérieur de la joue, un intervalle à peu-près égal à la moitié de leur longueur. Leur surface visuelle est inclinée à 90°. Nous évaluons à 25, le nombre des fdes \erticales, contenant au maximum 6 à 7 lentilles, d’après des fragmens incomplets. Le nombre total de celles-ci, par oeil, 11e dépasserait pas 15 0. Le lobe palpébral est incliné vers le sillon dorsal, et son bord externe présente une arête en relief. La surface de la joue mobile est assez considérable. — L’hypostôme ne se distingue pas de celui de Daim, proaeva avec lequel il se trouve.

Le thorax, plus ou moins alongé suivant la forme considérée, présente, dans les individus non comprimés, un axe très-saillant, occupant un peu moins du tiers de la largeur totale

Ses anneaux sont séparés par des rainures larges et profondes. On distingue une apparence de renflement à leurs extrémités, un peu projetées vers l’avant. Les plèvres rappèlent exactement la forme de celles des Phacops, et sont aussi arrondies au bout, différant en cela des plèvres aigues de la plupart des Dalmania.

Le pygidium, sémi-circulaire , est assez fortement voûté. Il est entoure d’un limbe étroit, parfois indistinct, parfois très-marqué. L’axe n’occupe pas le tiers de la largeur totale, et il disparaît avant d’atteindre le limbe. Il porte de 6 à 8 articulations visibles. Nous distinguons sur chaque lobe latéral, 3 à 5 côtes, séparées par des rainures beaucoup plus larges que le sillon suturai, qui subdivise leur surface jusqu’au limbe. La demi- côte articulaire est bien marquée. La doublure du test correspond à la largeur du bord, qui entoure le pygidium.

Le test, enlevé par dissolution, n’a laissé sur le moule d’autre trace d’ornemens, que quelques gros grains , qui occupent ordinairement la partie médiane du lobe frontal de la glabelle.

Dimensions. Le plus grand individu de la forme large a 41 mm. de longueur ^ sur 2 6 de largeur maximum. Dans le jeune individu de forme longue, figuré PI. 26, les dimensions correspondantes sont 19 et 10 mm. D’autres exemplaires de la forme longue atteignent la taille de 5 0 mm.

Gisem*. et local. Cette espèce caractérise notre étage des quartzites D, dont elle traverse toutes les formations fossilifères. Nous l’avons trouvée sur les monts Drabow, dans la bande des quartzites ci. 2, qui les constitue. Elle se présente plus fréquemment, dans les schistes très-micacés , à Praskoles, Zahorzan, <fcc. Enfin, elle existe encore à la limite supérieure de l’étage D, dans les schistes gris-jaunâtres de Kœnigshof. Partout, elle est associée avec les nombreux fossiles signalés à ces diverses hauteurs.

Rapp. et différ. Les formes les plus rapprochées de Daim. Phillipsi sont:

1. Daim, solitaria, qui se distingue: 1. par la suture saillante, qui, sur le moue, correspond aux sillons antérieur et moyen de la glabelle, — - 2. par le prolongement caudal de son pygidium.

2. Daim, proaeva , au jeune âge, a la plus grande ressemblance avec Daim. Phillipsi. Elle se reconnaît aux sillons latéraux de la glabelle, toujours prononcés tous les trois, et au nombre beaucoup plus grand des lentilles de l’oeil.

Nous avons réuni à cette espèce, celle que nous avions nommée, Phac. elongatus, dans nos travaux préliminaires. Nous avons en effet reconnu, que c’est la forme longue de Daim. Phillipsi. Nous avons de môme identifié les trois formes décrites par M. Corda, sous les noms suivans.

1. Phac. ruderalis est représenté dans la collection Hawle, par une glabelle unique, qui, malgré son mauvais état de conservation et sa petitesse, permet de reconnaître sûrement Daim. Phillipsi.

2. Phac. pentagonus est le nom donné aux individus de la même espèce, provenant des schistes très-micacés de Praskoles et Zahorzan , tandisque le nom de Phac. Phillipsi a été restreint par M. Corda, aux exemplaires trouvés dans les schistes gris jaunâtres de Kœnigshof.

GENRE DALMANIA. EMMRICH.

3. Phac. Eichwaldii est représenté dans la collection Hawle, par deux petites têtes de Daim. Phillipsi, provenant des quartzites des monts Drabow. Le pygidium, également isolé, qui a été associé à ces têtes, pour constituer Phac. Eichwaldi , appartient au genre Calymene, savoir, à Cal. parvula, qui caractérise la même formation.

Parmi les espèces étrangères, Phac. Dujardini Rou. a beaucoup d’analogie avec Daim. Phillipsi. Il se distingue: — 1. par la forme triangulaire de son pygidium; — 2. l’absence de limbe autour de cette partie du corps. — 3. le tubercule saillant placé au milieu du contour frontal. (Bull. soc. géol. de France. 21. sér. vol. IV. p. 328. PL 3. fig. 5.J Le Trilobite des grès de May, désigné par M. Eudes Deslonchamps, sous le nom de Asaphus incertus, d’après la tête figurée, est très-semblable, si non identique à Daim. Dujardini. ( Mém . soc. Linn. du Calvados. 1 825. PI. 20. fig. 5.J

Phac. apiculatus Sait, (inéd.) du groupe de Bala, ressemble beaucoup à Daim. Phillipsi.

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