Autres formations semblables à des galets
Le Prof'. Zippe admet que Mohs a renversé toute la théorie actuelle des soulèvemens en démontrant qu’elle repose sur une erreur de Saussure qui a pris des concrétions d’origine primordiale pour des cailloux roulés, dans un pseudo-conglomérat, près de Yalorsine. Suivant lui, les
formations véritables de débris de roches, c. à d. les conglomérats, sont très-rares. Il cite au
contraire les concrétions calcaires sphéroidales plus ou moins grosses, qui se voient fréquemment dans le terrain de Transition de la Bohême. Ces sphéroides sont d’origine contemporaine avec les
roches qui les renferment, et il en est de même des sphéroides de Trapp qu’on trouve dans les
schistes, et des rognons de Quartz dans le calcaire, très-fréquens aux environs de Prague.
6. Formations pseudo-conglomératiques dans le terrain de Transition de la Bohême.
L’auteur déclare que les formations considérées jusqu’alors comme des conglomérats à ciment quartzeux qui s’étendent de Pribram à Komorau et constituent les monts Tremoschna et Zdiar sont évidemment d’origine cristalline.
Après avoir décrit la structure des quartzites du Brdi-Wald et autres localités , il arrive à cette conclusion:
• Cette structure prouve suffisamment, que le Quarzfels ainsi que toutes les autres masses -avec lesquelles il est lié par des passages (Grauwacke, Grauwackenschiefer) sont une formation •purement cristalline, contemporaine avec les autres masses du terrain dans lequel ils se trouvent. ■Il y a néanmoins dans certaines masses de cette roche des corps isolés, plus ou moins gros,
• semblables à des cailloux roulés, et lorsque leur nombre s’accroît, le Quarzfels devient un pseudoconglomérat. ( Conglomeratahnlich.)
Les masses de la Grauwacke qui sont formées de corps arrondis liés par une Grauwacke fine, sont également des formations cristallines aux yeux du Profh Zippe, d’abord parceque ces masses passent fréquemment au Quarzfels et à la Grauwacke, et en second lieu parceque leur gisement est conforme à celui des autres formations nommées.
En résumé : >De ces considérations, sur la connexion des diverses roches du terrain de Transition, il résulte invinciblement, qu’il n’existe ici aucun véritable conglomérat, et qu’ainsi les pseudo'^ -conglomérats ne sont pas des amas de galets et de débris déposés pas couches, et unis plus •tard par un ciment.*