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Conséquences par rapport à la théorie des soulèvemens

•Les considérations précédentes montrent suffisamment qu’il n’existe dans les anciens terrains

• (Urschiefer et terrain de transition) aucune formation véritable de cailloux roulés ou de débris,

• et qu’on peut démontrer une autre origine pour toutes les roches que l’on avait d’abord considérées comme ainsi formées. Par là, l’idée de stratification de ces roches s’évanouit aussi, car le

• caractère important, le dépôt mécanique dans certaines périodes déterminées, n’existe pas. Il ré-

• suite encore de là, que tout soulèvement des couches est une supposition superflue, puisqu’il

• n’existait rien à soulever.

, Suivent quelques objections contre la théorie des soulèvemens. La première consiste à dire: qu’à l’origine les seuls élémens qui auraient pu servir à former les schistes primitifs et les formations de Transition, suivant la1 théorie Neptunienne, auraient dû être fournis par le Granit; mais si 1 on considéré le Granit comme ayant produit les soulèvemens , on lui assigne une existence postérieure aux schistes, et par conséquent on supprime la seule source qui aurait pu fournir les matériaux de ces derniers. Ces considérations amènent l’autenr a établir l’origine purement cristalline des schistes, comme du Gneiss et du Glimmerschiefer.

Entraîné par la connexion qui lie étroitement ces roches avec les formations du terrain de Transition, il arrive à la conclusion qui suit:

f ’Lidée de stratification nest pas plus applicable au Thonschiefer et au Grauwackenschiefer

• quaux roches dune structure parallèle, et composées des masses pseudo-stratifiées, qui sont subordonnées à. ces schistes, telles que: le Quarzfels, la Grauwacke, le Kieselschiefer, &c. &c.<

Après une seconde objection, fondée sur ce que les formations du bassin de Transition de la Bohême au lieu dêtre seulement soulevées sur les bords, au contact du Granit, sont redressées dans toute 1 étendue qui a '12 milles allemands de largeur, arrive la conclusion finale: Tl résulte

• donc de ces considérations que ni les masses isolées de schiste, ni l’ensemble du terrain schisteux de Bohême, nont été soulevés ni redressés par le Granit, mais qu’ils appartiennent au

• contraire à une même période de formation, et ne diffèrent du Granit que par les circonstances de leur structure.*

Les principes que nous trouvons dans ce mémoire sont reproduits avec quelques modifications par le Profil. Zippe, dans un traité élémentaire qu’il a publié en 1846 sous le titre suivant . Anleitung zur Gestein- und Bodenkunde oder das Wichtigste aus der Minéralogie und

Geognosie, &c . Prag. 8. Les formations de Transition de la Bohême étant seulement

citees comme exemples dans cet ouvrage, nous nous dispenserons de l’analyser. De nouvelles vues du même savant, beaucoup plus en harmonie avec les nôtres relativement au mode de formation des roches de notre terrain, sont exposées dans son introduction géologique à la Topographie du cercle de Béraun. Nous, résumerons ce travail ci-après. 1849.

1845. Uiber einige bôhmische Trilobiten. - Von Dr,. Ernst Beyrich. — Berlin.

Cet ouvrage qui est entre les mains de tous les paléontologues, se recommande également

aux yeux de tous par la critique éclairée qui a guidé l’auteur dans l’établissement de ses genres

et espèces. Nous nous plaisons à reconnaître la fidélité de ses descriptions dans l’étendue des matériaux et des documens qui lui avaient été transmis , par un collecteur de Prague. Les inexactitudes relatives aux localités, et à quelques points accessoires, ne doivent être attribuées qu’aux renseignemens reçus d’une source mal informée.

M„. Beyrich fonde trois genres nouveaux et décrit 12 espèces de Bohême, toutes nouvelles excepté une.

1. Le genre Cheirurus le plus remarquable des nouveaux types, a été si bien défini, et

s est accru en peu d années dun si grand nombre d’espèces dans la plupart des régions Siluriennes,

quil est devenu lun des plus importans de la tribu Trilobitique. On conçoit aisément que les caractères simples et nettentent tranches de ce genre, ayent induit le Profil. Beyrich à le considérer comme le type d’une grande famille, qu’il a tenté de grouper autour de ce centre, savoir:

Sphaerexochus, Lichas, Troclmrus, Bronteus. Bien que nous ne partagions pas toutes les idées de ce savant sur cette question, nous n’en rendons pas moins hommage à la sagacité de son esprit et aux vues élevées qui l’ont guidé dans les rapprochemens qu’il a indiqués. . En partant d’un point de vue différent, et considérant un élément du corps autre que ceux qui lui ont servi de base, nous sommes conduit à rapprocher la plupart des mêmes genres, et nous nous félicitons de cet accord dans les résultats obtenus par deux voies dissemblables.

I. Les nouvelles espèces de Cheirurus décrites par le Profit Beyrich sont: Ch. insignis, claviger, gibbüs, aux quelles est adjoint Ch. Sternbergii. Boeck. (sp.)

II. Le genre Sphaerexochus fondé principalement sur une espèce de Bohême très-bien caractérisée: Spli. mirus Beyr. est resté jusqu’à ce jour entre des limites très-resserrées sous le rapport de la variété des formes qu’il est destiné à réunir.

III. Trochurus est un type composé d’une tête et d’un pygidium hétérogènes, appartenant l’une à notre Lichas palmata, et l’autre à Staurocephalus Murchisoni. M. Beyrich nous dit: qu’il ne les a associés quaprès avoir déterminé génériquement avgc certitude, tous les autres fragmens de Trilobites qui se trouvent en grand nombre à St. Iivan. Cette erreur provient évidemment des renseignemens transmis à ce savant par un collecteur mal informé. Dans son second travail sur les Trilobites, ML. Beyrich a reconnu la non existence du genre Trochurus.

Outre les espèces appartenant aux types nouveaux que nous venons de passer en revue, l’ouvrage analysé contient la description de. diverses formes rapportées à des genres antérieurement établis, savoir :

IV. Le genre Lichas est défini de manière à mettre en lumière la concordance de la conformation de sa tête, très-compliquée, avec celle des autres Trilobites ordinairement beaucoup plus simple. L’auteur décrit le pygidium de Licli. Scabra de Bohême, qu’il compare aux espèces : laciniata, Boltoni et dissidens provenant d’autres régions.

V. Le genre Bronteus est enrichi de trois formes nouvelles de Bohême, que M. Beyrich nomme: Umbellifer , Palifer et Campanifer. Nous ferons remarquer que la tête attribuée à la première ne lui appartient pas. Cette association est encpre le résultat du manque de matériaux, ou l’effet des renseignemens inexacts transmis à l’auteur.

VI. Le genre Battus est illustré par la description de Battus integer l’une des espèces nombreuses qui ont été trouvées complètes en Bohême, et qui ont jete quelque lumière sui des formes jusqu’alors très-énigmatiques. M. Beyrich a décrit encore un des fragmens de Battus nudus.

En résumé , ce mémoire doit être considéré comme 1 un des plus importans travaux qui ayen't paru dans ces dernières années sur les Trilobites , principalement à cause de la méthode rationnelle que l’auteur a suivie dans ses descriptions, et des aperçus généraux qu’il a cherché a établir pour fonder des familles naturelles. Nous nous félicitons de ce que les premiers fossiles décrits parmi ceux que nos recherches ont mis au jour en Bohême, ont été présentés au monde savant par un paléontologue aussi éclairé et aussi exact que M. Beyrich, avant que nos études nous parussent assez approfondies pour mériter d’être publiées.

1846- Notice préliminaire sur le système Silurien et les Trilobites de Bohême par J. Barrande. Leipzig. »

Sous ce titre nous avons publié une description sommaire de notre terrain. Cet opuscule avait pour but d'établir parmi les formations qui le constituent, des coupes ou étages principaux destinés à en faciliter l’étude, et la comparaison avec les autres contrées paléozoiques déjà décrites. Les résultats que nous avons ainsi communiqués aux Savans, ont constate: 1. que le terrain exploré par nous appartient tout entier à la période Silurienne. 2. Que ce terrain présente dans sa hauteur deux divisions très-distinctes l’une de l’autre, et correspondant aux deux grandes divisions établies par Sir Bod. Murchison en Angleterre, Suède et Russie; la division inférieure comprenant les formations qui ont été temporairement désignées sous le nom de Système Cambrien, o. Que ces

INTRODUCTION HISTORIQUE

deux divisions peuvent naturellement se subdiviser en étages, caractérisés chacun par une Faune spéciale. 4. Que ces étages analogues sous beaucoup de rapport à ceux qui ont été reconnus en Angleterre et ailleurs, ne peuvent pas cependant être considérés comme leur étant exactement équivalons.

Dans le but de donner aux Savans une idée de la richesse en fossiles de notre terrain, et de leur faire sentir la différence des formes sur lesquelles est en partie fondée la distinction de nos étages, nous avons brièvement décrit dans cette notice, les principales espèces de Trilobites alors connues dans nos formations. Le nombre des formes que nous avons énumérées sous autant de noms - spécifiques, s’élevait à 129.

1846. Vers la fin de la même année, nous avons ajouté à nos premières communications la description de quelques nouvelles formes de Trilobites, avec des observations sur le nombre des segmens qui composent le Thorax de ces Crustacés, dans un nouvel opuscule intitulé: Nouveaux Trilobites , supplément à la Notice préliminaire sur le Système Silurien et les Trilobites de Bohême. Prague. Le nombre des formes de Trilobites distinguées par un nom spécifique s’est alors élevé à 152.

1846. Untersuchungen über Trüobiten. II. Stück. — Von Doct. Ernst Beyrich. Berlin.

Ce mémoire faisant suite au premier, renferme quelques détails nouveaux ou des rectifications relatives à celles des espèces de Bohême qui avaient été décrites dans le précédent, savoir: Clieir. gibbus, Lich. scabra, Bront. campanifer, Bront. palifer, auxquels l’auteur ajoute une nouvelle forme sous le nom de Br. pendulus — Br. formosus. Barr. Une classification de toutes les espèces de Bronteus alors connues, mérite d’être remarquée, à la suite des descriptions spécifiques. Nous passons sous silence diverses espèces nouvelles des mêmes genres, mais provenant d’autres régions.

ML Beyrich déclare son genre Trochurus non fondé, et il rapporte au genre Arges sous le

nom de Arg. Speciosus, le pygidium qui avait donné lieu à son erreur, en lui associant cette fois

sa véritable tête, celle de Lich. palmata. Barr. A cette occasion, il cherche à établir une distinction entre les genres Arges et Lichas, dont il reconnaît la grande affinité.

Ce savant passe ensuite à la description de divers genres qui n’avaient pas été le sujet de ses études antérieures, savoir:

I. Odontopleura. La conformation compliquée de la tête de ce type est analysée et com¬

parée à celle. des autres Trilobites, de manière à faire clairement ressortir les analogies qui lient entr’elles toutes ces formes très-disparates au premier aspect. C’est un genre de travail dans lequel ML Beyrich a le mérite d’avoir ouvert une voie inexplorée jusqu’à lui. Parmi les espèces de ce genre décrites par ce savant, trois appartiennent à la Bohême, savoir:

1. Od. cornùta. Beyr. A cette espèce dont le type provient de Môsseberg, l’auteur associe

la tête de notre Od. mira qui considérée seule, offre en effet la plus grande analogie avec la forme Scandinave. Mais le pygidium de l’espèce Bohême alors inconnu à ML Beyrich, suffit pour la distinguer.

2. Od. inermis. Beyr. Ce nom a été provoqué par l’observation de fragmens incomplets, car le pygidium de cette espèce n’est pas dépourvû des pointes principales. Cette forme avait été déjà nommée Od. Buchi. Barr.

3. Od. vesiculosa. Beyr. L’auteur observe avec raison que la tête qu’il décrit s’écarte notablement des autres, mais le manque de matériaux ne lui permet pas de compléter les caractères extraordinaires de ce groupe, dont Od. Verneuili Barr. est le type.

II. Le genre Calymene est enrichi par la description de trois espèces nouvelles de Bohême, auxquelles M« le Prof... Beyrich a maintenu les noms inédits que nous lui avions communiqués: Cal. diademata, C. parvula, CL pulchra.

III. Parmi les formes* très-nombreuses de Proetus fournies par la Bohême, l’auteur du mémoire ne connaissait à cette époque que dés fragmens de Pr. bohémiens. Cord. qu’il figure, et

rapporte, comme nous l’avons aussi fait d’abord, à Pi\ concinnus. Daim. A cette occasion il établit la synonimie critique de toutes les espèces alors publiées.

IV. Trinculeus ornatus Beyr. (non Sternb.) est l’espèce de Wesela que nous avons aussi appelée d’abord de ce nom inexactement appliqué. C’est aujourd’hui Trin. Goldfussi. Barr. ou bien Trin. Barrandei. Cord. M. Beyrich en décrivant cette forme nouvelle, analyse soigneusement la conformation du limbe, et il découvre aussi la trace du. canal intestinal.

V. Sous le nom de Harpes unguia , l’auteur décrit une espèce différente de celle qui avait reçu ce nom de Sternberg. C’est Harp. venulosus. Cord., que nous avons aussi méconnu dans le principe. M. Beyrich fait ressortir les analogies qui lient ce genre aux Trincideus sous le rapport du limbe céphalique.

VI. Le mémoire est terminé par la définition d’un nouveau genre Harpides jusqu’ici non représenté en Bohême.

Ce second travail de Ml. le Profil. Beyrich ne mérite pas moins que le précédent la reconnaissance de tous ceux qui cultivent la science, à cause des observations nouvelles qu’il contient, et des aperçus généraux que l’auteur a communiqués relativement à. divers genres. S’il est de notre devoir de signaler encore quelques inexactitudes, au sujet des localités indiquées comme fournissant certaines espèces de Bohême, nous , sommes le premier aussi à rapporter ces erreurs à leur véritable source , c. à d. aux documens erronnés transmis par des collecteurs qui n’avaient pas pris la peine de visiter notre terrain.

1847- Über die Brachiopoden der silurischen Schichten von Bôhmen. — Von J. Barrande.

Naturwissenschaftliche Abhandlungen fc. Iierausgegeben von W. Haidinger. Wien. Band I. 1847

und Band II. 1848.

Sous ce titre nous avons publié en 1847 et 1848 la description de la majeure partie des Brachiopodes provenant de notre terrain, et que nous avons classés en 8 genres et 175 espèces. Ce travail sera complété et reparaîtra dans le cours de l’ouvrage qui nous occupe.

1847- Zemeznaleck ÿ Prehled Okoli Prazského. — Od Jana Krejciho. W Praze.

Tel est le titre ,en langue Bohême d’un mémoire géognostique accompagné d’une carte et publié par un jeune observateur, Ml, Jean Krejci. Ce travail limité aux environs^ de Prague, a paru dans le recueil périodique émanant du Musée Bohême, et intitulé: Casopis ceskeho Muséum. (Roc. XXI. dilu II. Sw. 5.)

L’auteur rempli d’un zèle très-louable pour la géologie, était très-récemment sorti de l’auditoire de M. le Profl. Zippe, lorsqu’il a entrepris la description de la contrée qui environne la capitale de la Bohême. Nous trouvons donc tout naturel que son travail se borne à la reproduction des observations déjà publiées à diverses reprises et surtout dans la description topographique des cercles de la Bohême, par le savant que nous venons de nommer. ML Krejci n’a eu aucun egard aux autres publications du Profl. Zippe, ni aux travaux d’aucun .autre devancier.

La partie de ce mémoire relative au terrain de Transition, consiste simplement dans la description des principales roches qui le composent: Thohscliiefer, Iüeselschiefer , Grauwackenschiefer, Grauivacke, Quarzfels, Alaunschiefer , Porphyre, Calcaires, &e. Ces roches sont définies sous le point de vue minéralogique, et leur étendue topographique est partiellement indiquée. D’après les principes alors professés par son maître, le jeune géologue n’admet pas le fait dé la stratification dans ces formations. Il est par conséquent dispensé de chercher à établir entr’elles un ordre quelconque de superposition, ou de série géologique, en rapport avec la succession des temps. Il déclare également les fossiles inutiles pour la connaissance des roches, et il n’en tient aucun compte.

INTRODUCTION HISTORIQUE

Nous croyons que la nature des idées dérivées d’une source étrangère, qui ont guidé M. Krejci dans son travail, nous dispense d’une analyse plus détaillée. Nous savons d’ailleurs que M. Krejci, éclairé par des études indépendantes et devenu conservateur de la section minéralogique du musée Bohême, suit maintenant le mouvement général imprimé à la géologie par les savans dont les travaux nous servent de modèle , en appréciant également les résultats obtenus par les observations straligraphiques et paléontologiques.

1847. Prodrom einer Monographie der bohmischen Trilobiten. — ■ Von Ignaz Hawle k. k. wirkl. Gubernialrathe und Kreishauptmanne des Berauner Kreises, und A. J. C. Corda, Kuslos am bohmischen National- Mus aeum, yc. yc. Mit 7 Tafeln Abbüdungen. Prag.

Ce titre exige une rectification importante. H ferait supposer, que le livre en question est l’ouvrage des deux personnes nommées, mais il n’en est rien. Le seul auteur qui ait conçu et exécuté le Prodrome, est M. Corda. Ce fait, sur lequel nous devons appeler l’attention spéciale de nos lecteurs, a été établi par une lettre que nous avons publiée en 1848, dans deux recueils scientifiques: 1. Haindingers Berichte. IV. Bd. p. 209. Febr. 1848. — 2. Neues Jahrb. für Minerai, yc. Von Leonhard und Broun. 1848. III. lift. p. 309.

Nous reproduisons ici ce document, parcequ’ayant été concerté entre M. Ilawle et nous, il remplit parfaitement le but proposé, et nous dispense de toute autre explication à ce sujet. Voici le texte original de notre lettre adressée à M. le Prof. Bronn.

Prague le 15 février 1848.

Monsieur le Professeur,

..Dans ma dernière lettre, je vous ai prié de ne pas communiquer au public ma correspondance particulière, parceque j’avais l’espoir d’obtenir de la loyauté de M. le Kreishauptmann ,, Hawle la satisfaction que je désirais^ au sujet de l’ouvrage intitulé: Prodrom einer Monographie der bohmischen Trilobiten. Mon espoir s’est complètement réalisé, M. Hawle est venu ..chez moi le 11 de ce mois, pour me déclarer:

„Ou’en communiquant sa collection comme base matérielle du Prodrome , son intention était „de concourir autant qu’il était en lui, aux progrès de la science, ainsi que l’attestent plusieurs passages de cet ouvrage 5 mais qu’il répudie toute collaboration à la rédaction, à laquelle ..il affirme n’avoir contribué en aucune manière, qu’en prêtant les matériaux à M. Corda.

,, Suivant sa propre expression, plusieurs fois répétée avec l’accent d’une modeste sincérité,

„M. Hawle n’est et ne veut paraître aux yeux du public savant, qu’un Collecteur. (Sammler.)

„Sa collection est un moyen de distraction pour les graves occupations que lui impose sa haute ..position administrative, et il n’a aucun temps à donner à un travail scientifique quelconque. „îl repousse donc toute responsabilité relative aux assertions contenues dans le Prodrome, sous „tous les rapports, soit historiques, soit géologiques, soit paléontologiques. Ainsi, celte responsabilité retombe toute entière sur M. Corda, qui a seul conçu et rédigé l’ouvrage en question. Quels que soient les termes dans lesquels sa coopération a été indiquée dans le Prodrome, „M. Hawle désire qu’ on les interprète dans ce seul sens , le seul véritable : quil a prêté sa „colleclion.

„En vous transmettant cette déclaration, que je suis autorisé à communiquer en ces ter-

„mes au public savant, je me plais à reconnaître, qu’elle fait plus d’honneur à M. Hawle, que

„la découverte et la description de tous les Trilobites du monde, car elle est une preuve évidente de la droiture et de la loyauté de son caractère. Cei acte lui attirera sûrement de „nouveaux témoignages d’estime, de la part de tous ceux qui cultivent la science, qu’il sert si „utilement par son zèle et sa persistance à collecter depuis l’année 1841.

,,A la suite des explication satisfaisantes que je viens de vous faire connaître, M. le Kreis- „hauptmann a mis à ma disposition sa belle collection, dont j’userai avec plaisir, pour rendre „mon ouvrage plus complet et plus digne des savans, auxquels je compte en présenter le pre- „mier volume dans peu de temps.

„La valeur morale et scientifique du Prodrome devant désormais reposer uniquement sur „le nom de M. Corda, vous sentez, M. le Professeur, que les débats auxquels cet ouvrage pour¬

rait donner lieu, ont bien changé de face. Je désire que M. Corda imite le noble exemple

„de M. Hawle, et nous épargnerons à vos lecteurs une polémique au moins inutile, s’il veut „me donner uue juste et convenable satisfaction.

Ayant ainsi établi en fait, que M. Corda est le seul auteur du Prodrome -, nous procédons à l’analyse de cet ouvrage, que nous avons à examiner sous le triple point de vue: paléontologique, géologique et historique.

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