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III. attenuatus. Cord. ib. (pygid. excl. cap

L’ensemble du corps est ovalaire, plus ou moins alongé, suivant que l’on considère la forme longue ou la forme large, très-distinctes, parmi les nombreux individus de cette espèce. La tête et le pygidium occupent chacun le tiers de la longueur totale.

Le contour extérieur de la tête se rapproche d’un demi-cercle dans la forme large; il est sensiblement plus alonge dans la forme longue. Le contour intérieur présente un arc aplati, concave vers l’avant, et coupant le contour extérieur sous un angle presque droit. L’anneau occipital et le bord portérieur des joues sont à peine indiqués. Le bombement de la surface céphalique est presque comme dans un quart de sphère, et le point culminant paraît être un peu en avant du centre. L’effet de la pression aplatit souvent le front, qui, dans les bons exemplaires, est presque vertical. La glabelle est tracée sur la moitié de la longueur de la tête, par des sillons dorsaux superficiels, qui se rapprochent d’abord à partir du bord postérieur, puis divergent en arcs convexes l’un vers l'autre, et s’effacent en atteignant le milieu de la surface. Sur quelques têtes, on aperçoit une indication fugitive de la réunion des sillons dorsaux, par un arc de cercle , concentrique au contour frontal. Les yeux , très-petits , sont placés plus près du bord

GENRE ILLAENÜS. DALMAN.

latéral, que du sillon dorsal, à peu de distance du bord postérieur. La joue mobile est exigue. L’angle gênai est arrondi.

L’hypostôme n’est pas connu en place, mais nous sommes porté à croire, que c’est celui

qui est figuré (PL 35 fig. 28. 29.) ■ Il est très-analogue à l’hypostôme (fig. 26. 27.) que nous

attribuons à El. Salteri, qui se trouve dans les mêmes bancs schisteux. La seule différence entr’eux consiste dans les proportions, plus ou moins alongées,

9 segmens au thorax; chiffre constant sur un très-grand nombre d’individus. L’axe est fortement bombé, et déterminé par des sillons dorsaux très-profonds. Il diminue rapidement de

largeur vers l’arrière, et se réduit de près de moitié, avant d’atteindre le pygidium. Il occupe un peu moins d’étendue que chacun des lobes latéraux. Les plèvres, déprimées du côté du sillon dorsal, s’élèvent au milieu, puis se coudent fortement vers l’extérieur. Leur coude s’éloigne de l'axe, en proportion de l’amincissement de celui-ci, et varie ainsi, du tiers jusqu’au milieu de leur longueur. Chacune d’elles porte, à son origine, dans le sillon dorsal, une cavité conique, placée près du bord postérieur.

Le pygidium forme à peu-près un demi-cercle, arrondi aux extrémités latérales. Sa surface est toujours déprimée, ou plane, sur la moitié de la longueur totale. Elle porte la trace rudimentaire de l’axe à peine perceptible, et paraissant ordinairement plutôt en creux qu’en relief. Près du contour, nous observons un talus assez raide, presque vertical, peu élevé.

Quelques exemplaires isolés et très-petits du pygidium nous montrent tantôt un, tantôt deux segmens en voie de développement, mais encore soudés avec le reste du bouclier caudal. Ainsi, cette espèce fournit une nouvelle preuve des métamorphoses. La doublure du test s’étend depuis le bord, jusqu’au coude de la surface.

Le test, habituellement dissous dans les schistes, se trouve très-bien conservé dans quelques localités, comme Lodenitz et Bronska près Lieben. Il est couvert de petites cavités, semblables à des piqûres d’aiguille , irrégulièrement semées sur toute la surface du corps et très-rapprochées. Le moule intérieur paraît ordinairement lisse.

L’enroulement est constaté sur beaucoup d’individus.

Dimensions. Les plus grands exemplaires que nous possédons, ont, pour la forme longue: Longueur: 32 m. m. largeur 19 m. m. et pour la forme large: longueur 26 m. m. largeur 23 m. m.

Gisem. et local. Cette espèce peut être considérée comme très-caractéristique de notre étage des quartzites D, dont elle traverse les formations fossilifères les plus importantes. Nous l’avons trouvée: — 1. dans la bande des quartzites des monts Drabow, sur les hauteurs de ce nom, aux environs de Béraun; — 2. dans les schistes noirs feuilletés, sur les côteaux dits Winice, près de la même ville; — 3. dans les schistes très-micacés, en beaucoup de localités, distribuées tout autour du bassin, savoir, en commençant par l’extrémité Nord-Est: à Stërboholy, Bracz, Grosskuchel, Lazowitz, Radausch, Wotmitz, Praskoles, Czernin, Zahorzan, Lodenitz, Bronska près Lieben, &c.; — A. dans les schistes gris-jaunâtres, couronnant l’étage D, sur les côteaux au pied du M‘. Kosow, près Béraun. Partout, III. Panderi est associé avec les autres fossiles caractéristiques de ces diverses formations.

Rapp. et différ. Les espèces à 9 segmens thoraciques, les seules à différencier de III. Panderi , se distinguent comme il suit:

1. III. Wahlenbergianus a l’angle gênai orné d’une pointe. Son pygidium a toujours une forme alongée, sub-triangulaire , bombée au milieu, contrastant avec le pygidium aplati de El. Panderi. Enfin, le test de la première espèce paraît lisse, tandisque celui de la seconde est orné de cavités.

2. El. centrotus Daim, a des pointes génales très-développées, qui donnent à sa tête un aspect particulier. Il présente un test lisse.

o. III. Bowmanni Sait, est encore imparfaitement connu. D'après les fragmens figurés, dans l’ouvrage cité, nous voyons que son axe thoracique est plus large que les lobes latéraux, ’et ne s’amincit pas . sensiblement vers l’arrière. L’oeil paraît aussi placé plus près du bord. Son test n’est pas décrit. Ces motifs ne nous permettent pas d’admettre l’identité avec III. Panderi, malgré les grandes affinités que nous reconnaissons entre ces deux formes.

Sous le nom de III. laticeps, M. Corda a indiqué une tête, qui appartient peut-être à III. Panderi. Comme sa description se réduit à quelques mots, qui ne renferment aucun des caractères distinctifs de notre espece, nous n avons pas cru devoir adopter un nom, qui supposerait une conformation particulière, non existante, dans la tête de ce Trilobite.

D après la description de ///. atlenuatus par M. Corda, nous voyons qu’il a associé le pygidium aplati de III. Panderi , avec le corps d’une espèce supposée à 10 segmens. Comme ces divers noms ont été donnés à des fragmens très-incomplets, et souvent très-indistincts, nous les éliminons, afin d’éviter toute confusion.

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