Acidasp. derelicta. Barr
1846. Odontopleura derelicta. Barr. Not. prélim. p. 87.
1847. Odont. id. Cord. Prodr. p. 149.
Nous ne connaissons de cette espèce que des fragmens isolés, et nous devons la caractériser principalement par la forme du thorax, comme nous l’avons fait initialement.
Le plus grand fragment ne montre que sept segmens. L’axe, assez saillant, occupe autant de largeur quun lobe latéral. Ses anneaux séparés par des rainures moyennes, ne sont pas enflés à leurs extrémités, un peu projetées en avant. Les plèvres sont horizontales jusqu’à la naissance de la pointe terminale. Leur surface est occupée par un bourrelet aplati, qui se tuméfie seulement au bout de l’arc qu’il décrit. En ce point, il est orné d’un fort tubercule, dont nous ne voyons que la base. La pointe cylindroide, qui prend naissance en cet endroit, diminue rapidement de diamètre et tend à se courber parallèlement au corps. La bande postérieure, remplissant la concavité du bourrelet, forme avec lui une surface inclinée, presque continue. La bande antérieure, distincte par un très-léger sillon, se prolonge jusqu’au droit du tubercule. Lune et 1 autre sont de moitié moins larges que le bourrelet.
Le pygidium a la forme dun trapèze. Nous n’apercevons aucune pointe secundaire entre les principales, dans le seul exemplaire connu. Il y a 2 pointes secondaires externes, de chaque côté.
Le test est complètement lisse, à l’exception des tubercules déjà indiqués, et de deux grains faibles, que nous apercevons sur le sommet de chaque anneau de l’axe.
Dans les bancs où ces fragmens du thorax ont été trouvés, on a aussi recueilli une glabelle qui pourrait leur appartenir. Nous l’avons fait figurer (PI. 37 fig. 30). Elle reproduit à peu près tous les traits de Acid. Leonhardi. Seulement, nous ne pouvons pas voir, si le bord frontal porte une série de grains comme dans l’espèce analogue.
Dimensions. D après les fragmens connus, cette espèce paraît avoir une longueur de 26 m. m. au moins.
Gisem1. et Local. Ces fragmens proviennent de notre étage calcaire supérieur G, et ont été trouvés aux environs de Hostin.
Bapp. et differ. Les segmens thoraciques de cette espèce se distinguent de ceux de Acid. Leonhardi et Acid. Hôrnesi, par leur largeur relative plus grande, et le bourrelet aplati qui occupe la plus grande partie de la surface de la plèvre. Celle-ci d’ailleurs n’est pas coudée , et
GENRE ACJDASPIS. MURCHISON.
son bourrelet ne porte qu'un seul tubercule au lieu des deux grains constans dans les espèces comparées.
Acid, ruderalis qui offre aussi beaucoup d’analogie, a sur les plèvres un bourrelet cylindroide, très-enflé, portant deux tubercules. Sa surface est d’ailleurs ornée d’une granulation fine, inégale et serrée, qui s’étend sur les pointes terminales.