‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 373 sur 469 · Acidasp. Portlocki. Cord. (sp · texte numérisé non relu

Acidasp. Portlocki. Cord. (sp

1847. Odontopleura Portlocki. Cord. Prodr. p. 155.

La tête paraît assez fortement bombée en travers. Elle est très -courte, et sa longueur ne dépasse pas le tiers de sa largeur. Son contour extérieur figure un trapèze, arrondi aux angles antérieurs.

Les parties frontales de la suture faciale, indiquées par une ligne saillante, forment un arc concave vers l’axe.

Le bord frontal est enlevé sur le seul exemplaire que nous pouvons observer. Les sillons dorsaux sont faibles nïais distincts. Les faux sillons sont bien marqués. Le corps médian , de la glabelle est cylindroide, dans toute la partie visible. Les sillons moyen et postérieur sont à peine indiqués et les lobes qu’ils déterminent sont peu définis. Le sillon occipital est étroit et prononcé. L’anneau occipital, bien développé, s’élève au niveau du corps médian. Le triangle interne de la joue fixe occupe une surface moindre que celle des lobes latéraux de la glabelle. Le filet oculaire est assez large et sailllant, concave vers l’axe. Le bande extérieure à ce filet s’élargit vers l’avant, de manière à donner naissance à une fossette triangulaire peu profonde, quoique distincte.

L’oeil, situé près du bord postérieur, est sémi-circulaire, élevé sur une base de plus d’un millimètre de hauteur. La surface visuelle, annulaire, forme une zône horizontale, de peu d’étendue verticale. Elle est couverte d’une cornée lisse, dont l’état de conservation ne permet de distinguer aucune réticulation. Il est à remarquer, que cette cornée se soude à la surface du test qui l’entoure, sans qu’on remarque la moindre solution de continuité. Cette conformation montre une grande analogie entre cet organe et celui que nous avons décrit dans Acid. Verneuili. Le lobe palpébral, horizontal, ne se distingue de la cornée, que par une couleur plus brune, et par des tubercules qui couvrent sa surface.

La joue mobile inclinée à 45° et assez élevée, est entourée d’un bord latéral enflé et déterminant une rainure intérieure. Ce bord se prolonge au delà de l’angle gênai par une trèsforte pointe, dont nous voyons la section circulaire. L’arête externe du contour porte une série de 12 à 13 épines très-fortes, rondes, croissant de l’avant vers l’angle gênai, où la dernière a près de 4 m. m. de longueur. Leur direction s’incline vers l’arrière, au droit de l’oeil.

L’hypostôme et le thorax sont inconnus.

Nous associons à la tête décrite un pygidium, qui se trouve dans notre collection, depuis bien des années, sous le nom de Odont. expectans, tandisque la tête également unique appartient à la collection Hawle. L’un et l’autre proviennent d’ailleurs de la même localité, ce qui rend notre association spécifique assez vraisemblable. Ces deux fragmens sont accompagnés de quelques débris de la joue, trouvés dans les mêmes bancs.

Le pygidium, abstraction faite des pointes, figure un segment de cercle, dont la corde est à la flèche, comme 4:1. L’axe, très- bombé, occupe un peu plus du tiers de la largeur totale. 11 est composé d’un segment très-marqué, suivi d’un segment rudimentaire très-faible au milieu, mais bien distinct sur les côtés, et paraissant composé de deux petites protubérances isolées par un intervalle déprimé. De cette dépression, naît une carène, qui se prolonge sur la pointe médiane du contour. Les bourrelets, partant du premier anneau, sont très -peu saillans, quoique sensibles, et reconnaissables par les pointes principales auxquelles ils donnent naissance. Ces pointes paraissent avoir environ 7 à 8 m. m. de longueur. Entr’elles se trouvent cinq pointes secondaires beaucoup plus faibles, à l’exception de celle du milieu qui est presque semblable aux pointes principales, mais se distingue par sa surface carénée. En dehors de ces dernières, il y a,

GENRE ACIDASPIS. MURCHISON.

de chaque côté, une seule pointe secondaire. Toutes ces pointes sont ornées d’épines latérales, ayant environ un millimètre de longueur, et symétriquement disposées, sur les deux bords opposés.

Le test des deux fragmens associés nous présente une granulation forte et serrée, où dominent çà et là quelques grains plus gros.

Dimensions. La longueur de la tête est de 14 m.m. tandisque sa largeur est de 40 m. m Le pygidium a 16 m.m. de largeur sur 4 m.m. de longueur.

Gisent1. et local. Les fragmens décrits ont été trouvés sur les collines de Listice, dans les bancs de notre étage calcaire inférieur E. Nous lisons dans le Prodrôme, que la tête provient de Khoda. C’est une erreur, que nous démontre la nature de la roche. D’ailleurs , les environs de Khoda ne fournissent rien de semblable.

Rapp. et différ. Les traits de la tête sont analogues à ceux de Acid. Verneuili et de Acid, vesiculosa. La différence principale consiste dans la position des yeux, près du bord postérieur, dans Acid. Porttocki, et dans l'existence apparente d’une suture faciale, qui manque dans les deux autres espèces. L’aspect du pygidium étend les analogies entre ces formes, tandisque le nombre des pointes de son contour confirme l’indépendance spécifique, déjà reconnue par la tête.

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