‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 417 sur 469 · Bront. thysanopeltis. Barr · texte numérisé non relu

Bront. thysanopeltis. Barr

1847. Thysanopeltis speciosa. Cord. Prodr. p. 118. PI. VI. fig. 64.

Cette espèce est représentée par des fragmens isolés de la tête et par le pygidium, que nous associons, parcequ’ils sont tous ensevelis dans un même banc calcaire.

La tête paraît peu bombée. Son contour extérieur ligure un demi -cercle. Il est formé par un limbe étroit au droit de la glabelle, et plus large vers l’angle gênai. Ce limbe, se relevant au contour, détermine à l’intérieur une concavité concentrique, principalement sensible au front. L angle gênai est aigu, sans être prolongé en pointe. La glabelle paraît fortement etranglee derrière le lobe frontal, par suite de la profondeur des sillons latéraux, qui, se réunissant par leurs extrémités internes, figurent une courbe convexe vers l’axe, et peu distante de celui -ci. Le lobe antérieur est assez grand, très-distinct, ovalaire, oblique. Le lobe moyen également distinct est exigu, et il ressemble à un petit tubercule placé au bord du sillon dorsal. La base de la glabelle se dilate un peu près du sillon occipital , qui est large et profond. L anneau occipital est bien développé et surmonté d’un grain assez fort. Les sillons dorsaux sont très-prononcés. Les branches de la suture faciale divergent très-peu entre l’oeil et le contour frontal. Les yeux sont très- développés. Ils sont situés très -près du bord postérieur de la tete, de sorte que la languette qui représente la joue fixe est très-étroite. La joue mobile est tres-grande, et un peu bombée autour de la base de l’oeil.

L’hypostôme et le thorax sont inconnus.

Le pygidium nous permet de distinguer très-aisément la forme longue et la forme large Le rapport des axes est de 12:13 dans la première et de 3 : 4 dans la seconde.

La surface de cette partie du corps est considérablement bombée en travers , et un peu aplatie sur le haut. Son contour est formé par un limbe étroit, à peu-près horizontal. Le ru '™ent de 1 axe est très-saillant, et figure un triangle presque équilatéral, dont la base n’occupe que la cinquième partie de la largeur totale. Sa surface est distinctement lobée par deux sillons, sub-parallèles à l’axe. Le lobe médian, déprimé vers l’arrière, est un peu plus large que la côte médiane à son origine. Celle-ci est à peine plus forte et plus saillante que les côtes voisines Elle se , bifurque sur le dernier quart de sa longueur. Les sept côtes latérales sont semblables entr’elles. Leur largeur augmente très-peu depuis l’axe jusqu’au contour extérieur. Leur profil est arrondi. Les sillons qui les séparent sont aussi larges qu’elles à leur extrémité externe. Leur fond présente une convexité médiane, de peu de relief, mais distincte dans toute la longueur. Les sillons s’effacent brusquement, en atteignant le limbe étroit du contour.

Celui-ci porte des pointes horizontales qui augmentent sensiblement de longueur, à partir du bord thoracique jusqu’au droit de l’axe. Elles sont disposées de manière qu’il s’en trouve une vis-à-vis chaque côte, et une vis-à-vis chaque sillon. Cependant, cet ordre éprouve diverses exceptions individuelles.

La doublure du test s’étend jusqu’au milieu de la surface.

Le test des divers fragmens de la tête paraît lisse à l’oeil nu. Lorsqu on 1 examine à l’aide de la loupe, il présente une apparence écailleuse, caractéristique, qui ne nous laisse aucun doute sur l’association de ces pièces isolées. La superficie du pygidium ne nous montre aucune trace quelconque d’ornemens. La doublure porte sur sa paroi externe des stries concentriques au contour.

Dimensions. Pour la forme longue, la longueur du pygidium est de 23 m.m. La largeur maximum : 26 m.m. Pour la forme large; sur un jeune individu: longueur: 9 m. m., largeur: 12 m. m.

Gisem‘. et local. Ces fragmens se trouvent réunis dans quelques bancs calcaires, dune couleur jaunâtre et d’un aspect particulier, appartenant à notre étage calcaire moyen F. Ces bancs forment un dépôt qui paraît très-peu étendu, vers l’extrémité orientale de la montagne Rôtis, entre Konieprus et Mnienian. Cette localité nous fournit aussi la tête et le pygidium que nous' désignons par le nom de Br. caelebs , et divers Céphalopodes et Brachiopodes.

Rapp. et dijfér. Bront. thysanopeltis se distingue de tous les Bmnteus connus, par tes pointes qui ornent le contour de son pygidium. En faisant abstraction de ces ornemens, cette partie du corps ne peut pas être distinguée du pygidium de Bront. elongatus. (p. 841.)

M. Corda a établi sur l’espèce que nous venons de décrire, un genre nouveau, Thysanopeltis, qui ne nous semble pas pouvoir être séparé des Bronteus , d’après les considérations que nous avons exposées ci-dessus, (p. 858.)

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