‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 434 sur 469 · Bront. angusticeps. Barr · texte numérisé non relu

Bront. angusticeps. Barr

1845. Bront. palifer. (partïm) Beyr. Üb. Bobm. Tril. p. 38. fig. 10. (Caput. excl. pygid.)

1846. Bront. angusticeps. Barr. Not. prél. p. 72.

1846. Bront. id. Beyr. Unt. üb. Trilob. II. p. 13,

1847. Bront. id. (partïm.) Cord. Prodr. p. 60. (Caput excl. pygid.)

Bront. sculptus. Cord. ibid. p. 60.

La glabelle est fortement bombée en travers. Son contour frontal, arrondi en arc de cercle, est formé par un rebord saillant, filiforme, déterminant à l’intérieur une rainure très-étroite sur l’axe et qui s’élargit un peu, en approchant des côtés Les sillons dorsaux, profonds, presque parallèles entr’eux, jusqu’au droit du lobe médian, divergent ensuite suivant des courbes presque rectilignes jusqu’au contour du lobe frontal. La largeur de la glabelle à la base forme les deux cinquièmes de sa largeur maximum, qui est située peu en arrière du front. Les sillons latéraux sont distinctement marqués. Le sillon antérieur, transverse, s’étend de chaque côté jusques vers le tiers de la largeur correspondante. La moitié interne de son cours est beaucoup plus profonde que la moitié externe. Il s’unit par son bout intérieur avec le sillon moyen, pénétrant obliquement de l’arrière vers l’avant. Entr’eux s’élève le lobe antérieur, ovalaire, toujours notablement enflé. Le sillon postérieur, très -court, se réunit au sillon moyen, laissant entr’eux un petit lobe toujours distinct. Au droit des sillons moyens et postérieurs , la partie centrale de la glabelle éprouve une dépression transversale très-prononcée, et qui n’est qu’indiquée dans d’autres espèces congénères, comme Br. palifer. Cette dépression donne un aspect enflé à la partie postérieure c. à d. à la base de la glabelle, d’ailleurs limitée en arrière par un sillon occipital très-large et très-profond, évasé vers les sillons dorsaux. L’anneau occipital est assez étroit, dans le sens de l’axe, mais très-élevé, et fortement projeté en arrière. II. porte, au milieu une forte pointe, dont la longueur atteint au moins 5 m. m. et qui penche sur le thorax.

Sur certains exemplaires (PI. 47. fig. 25), formant à peu-près le tiers de la totalité, la dépression transversale de la glabelle dont nous venons de parler, s’approfondit d’une manière encore plus prononcée, et dans ce cas, on voit une modification correspondante dans les parties adjacentes. En avant de cette dépression, la surface, ordinairement un peu enflée entre les lobes antérieurs, présente une petite protubérance , ou tubercule spiniforme, semblable à celui qui distingue cette partie, dans la tête de Br. palifer (PL 45). En arrière de la dépression, la base de la glabelle s’enfle de manière à former une forte proéminence, qui, dans quelques individus est surmontée d’un grain aigu. Ces modifications ne sont pas prononcées au même degré sur tous les exemplaires, ce qui nous porte à les considérer comme individuelles, ou tout au plus comme

pouvant donner lieu à une variété. Nous nommerons donc variet. inermis la forme dépourvue de tubercule entre les lobes moyens. La protubérance analogue, qui caractérise Br. palifer, est fortement marquée sur la plupart des individus, mais elle est presque -insensible sur quelques uns. Ce fait est entièrement semblable à celui que nous venons d’observer dans Br. angusticeps.

La joue fixe forme une surface inclinée à 45° vers le sillon dorsal.

L’oeil paraît placé à peu de distance du sillon dorsal, immédiatement en avant du sillon occipital. Les autres parties de la tête, savoir, la joue mobile et l’hypostôme nous sont inconnus, ainsi que le thorax.

Le pygidium présente, autour de l’axe, une partie centrale qui est plane sur environ le quart de la longueur. Tout autour de ce centre on voit une déclivité douce, qui s’efface assez loin du bord, tandisque celui-ci se relève un peu de manière à déterminer une concavité concentrique, très-sensible. La ligne d’articulation est droite sur la presque totalité de son étendue, de sorte que l'arc de raccordement aux angles externes est peu considérable. La plus grande largeur se trouve donc près de cette ligne, à partir de laquelle la surface va en s’amaigrissant vers l’arrière, sous une forme un peu parabolique, dans laquelle la longueur est à la largeur, comme : 5 : 6.

Le rudiment de l’axe est très-saillant et forme un triangle, presque équilatéral. Il est trilobé par deux sillons longitudinaux, peu profonds. Le lobe médian peu saillant, s’arrondit vers l'arrière. Il est à peine plus large que la côte médiane à son origine. Celle-ci dépasse un peu les dimensions des côtes voisines. Elle se bifurque sur le dernier tiers de sa longueur. Les sept côtes latérales sont à peu -près semblables entr’elles. Leur profil est un peu bombé en dessus, et leurs parois latérales sont abruptes. Les sillons qui les séparent ont le fond plat, et leur largeur, vers le bord, ne dépasse pas la moitié de celle des côtes en ce même point. Les uns et les autres s’effacent à une petite distance du contour.

La doublure du test s’étend sur les deux tiers de la surface. C’est une des espèces dans lesquelles nous observons la plus graùde extension de cette doublure.

La surface du test est ornée à la fois d’une fine granulation et de stries saillantes. La granulation, peu serrée, visible surtout à la loupe, existe sur toutes les parties du corps qui nous sont connues, savoir: la pièce centrale de la tête, comprenant la glabelle avec les joues fixes, et le pygidium. Nous observons cependant cette différence, que sur la tête on n’aperçoit aucune trace de granulation au fond des sillons, tandisque les sillons qui séparent les côtes du

pygidium en sont ornés tout comme les parties saillantes, excepté dans quelques individus, où

ils semblent être lisses. La proportion suivant laquelle sont distribuées les stries est inverse. Nous les voyons à peu-près également tracées sur la glabelle et sur les joues. Elles sont subconcentriques au bord, sur le lobe frontal, où elles sont le plus marquées. Plus loin, elles se rangent concentriquement aux protubérances que nous avons indiquées. Sur les joues fixes, elles sont parallèles au sillon dorsal. Nous trouvons au contraire sur le pygidium des stries plus rares. Sur quelques individus, elles existent seulement dans le voisinage des contours extérieur et intérieur, ainsi que sur l’axe rudimentaire. Sur d’autres, nous les trouvons plus ou moins espacées, sur toute la surface de cette partie du corps.

Dimensions. Longueur de la glabelle: 25 m.m. Largeur du lobe frontal: 25 m. m. Longueur du pygidium le plus grand: 32 m.m. Largeur: 44 m.m. Nous évaluons la taille de l’animal entier à 100 m.m.

Gisern1. et local. Les fragmens que nous décrivons se trouvent dans certaines couches de

la montagne Kotis près Konieprus, et aux environs de Mnienian, dans notre étage calcaire moyen

F. Ils sont accompagnés par divers fragmens de Bronteus, parmi lesquels Br. palifer, Br. camp ani fer, <$çc.

Bapp. et différ. Diverses têtes présentent plus ou moins de ressemblance avec celle de Br. angusticeps. Voici les caractères par lesquels nous les distinguons:

GENRE BRONTEÜS. GOLDFUSS.

1. Br. brevifrons (PI. 44) a le lobe frontal plus court dans le sens de l’axe; son lobe rudimentaire moyen n’est presque pas apparent, et le lobe antérieur est plus enflé; son test orné dune granulation fine et serrée, sans stries, constitue la principale différence.

2. Br. oblongus (PI. 47) a le lobe frontal beaucoup plus long dans le sens de l’axe; il ne présente pas de dépression transversale au droit des sillons postérieurs, ou du moins elle est à peine sensible, et la partie postérieure de la glabelle est relativement très-peu enflée; son anneau occipital, beaucoup moins prononcé, porte un grain peu saillant, au lieu d’une longue épine.

5. Br. palifer (PI. 45) a la partie postérieure de la glabelle beaucoup plus large; la dépression transversale derrière la protubérance est à peine sensible; son lobe frontal fait une saillie notable en dehors de la partie moyenne de la glabelle; enfin, sa surface n’est ornée que de stries, sans granulation.

Les espèces suivantes se rapprochent de Br. angusticeps par le mélange de stries et de granulation.

A-. Br. umbellifer a les joues fixes très -grandes, et couvertes de rides; sa granulation est composée de grains beaucoup plus forts et beaucoup moins serrés; son pygidium ne présente pas de grains dans les sillons.

5. Br. Haidingeri (PI. 46) porte à la place des sillons de la glabelle trois cavités caractéristiques; son pygidium est concave au centre; ses sillons presque aussi larges que les côtes, sont couverts d une granulation beaucoup plus fine que celle qui orne ces dernières.

b. Br. nuntius (PL 48) a la côte médiane du pygidium sans bifurcation.

7. Br. spinifer (PI. 42) se distingue par les stries qui prédominent sur la surface de son pygidium, où l’on ne voit que des grains isolés.

8. Br. Edwardsi a les côtes du pygidium couvertes d’une forte granulation et séparées par

des sillons étroits et lisses. 1

Sous le nom de Br. angusticeps, M. Corda a associé la tête qui appartient à cette espèce, avec un pygidium isolé, qu’il a reproduit sous le nom de Br. oblongus.

Parmi les Bronteus provenant des contrées étrangères , nous ne connaissons aucune espèce qui présente à la fois des stries et une granulation analogues à celles de Br. angusticeps.

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