‹ Systême silurien du centre de la BohêmeChapitre 436 sur 469 · HO · texte numérisé non relu

HO

Le bord et le sillon postérieur des joues sont rudimentaires, mais reconnaissables dans les meilleurs exemplaires.

La glabelle, doucement bombée en travers, a son point culminant au centre de figure, où se trouve toujours un grain fort et saillant. Elle est limitée par deux sillons dorsaux très-marqués, formant d’abord un étranglement en avant du sillon occipital, puis divergeant rapidement suivant deux courbes convexes, de sorte que le lobe frontal est très-dilaté et fait saillie de chaque côté, par rapport au reste de la surface. Sa largeur en ce point est triple de celle de la base de la glabelle. Chacun des trois sillons latéraux est tracé d’une manière reconnaissable. Le sillon antérieur est effacé près du sillon dorsal, et son extrémité interne est seule représentée par une cavité isolée, transverse, qui paraît composée de deux petites impressions creuses, unies par une ligne droite, dans les têtes les plus développées. Le sillon moyen, indiqué très-faiblement à. origine, sur le contour de la glabelle, dans le sillon dorsal, se manifeste par une cavité profonde et isolée, située sur la dépression parallèle à l’axe, par laquelle il s’unit habituellement au sillon antérieur. Cette cavité, placée de chaque côté du grain déjà mentionné, pourrait être considérée comme constituant le sillon moyen tout entier, si nous n’avions pour nous guider, la trace constante de celui-ci, près du sillon dorsal, et l’analogie avec les autres Bronteus, dans lesquels ce sillon est tracé dans tout son cours, comme Br. palifer (PI. 45) Br. viator (PI. 48.) Le sillon postérieur, plus marqué que les deux autres, part du sillon dorsal, sous la forme d’une impression creuse, qui se coude immédiatement pour devenir parallèle à l’axe, en se dirigeant de l’arrière vers l’avant, comme pour opérer la réunion ordinaire avec le sillon moyen, par les extrémités internes. D’après ce que nous disons des sillons, on conçoit que les lobes latéraux de la glabelle sont mal définis dans leurs contours. — La partie postérieure de la glabelle a toujours un relief très-prononcé à partir du tubercule médian , jusqu’au sillon occipital. La joue fixe est bombée, à peu-près au même niveau que la glabelle. Sa surface s’élève graduellement de tous cotés vers l’oeil. Cet organe est situé au droit du lobe postérieur de la glabelle, à mi-distance entre le sillon dorsal et le contour latéral. Sa paroi visuelle nous est inconnue. Le lobe palpébral, horizontal, est orné comme celui de Br. palifer (PI. 45) de deux bourrelets transverses, parallèles, formant son bord antérieur et postérieur, et prolongés par une pointe oblique, peu saillante. La joue mobile, très-enflée autour de l’oeil, s’incline par un talus très-rapide, pour présenter un bord un peu concave le long du contour. — La suture faciale suit le cours normal, — - L’hypostôme offre la forme caractéristique du genre, et ne se distingue pas de celui que nous avons figuré sur la même planche, pour Br. Partschi. Son bord buccal est arrondi.

10 segmens au thorax. L’axe, compris entre des silons dorsaux parallèles, occupe une largeur un peu plus grande que la partie interne' de la plèvre. Il est médiocrement bombé. La plèvre est distinctement subdivisée par un étranglement, vers la moitié de sa longueur. La partie interne, horizontale, est enflée, et bordée de deux bandes rudimentaires. La partie externe, inclinée à 20°, s’aplatit, se rétrécit et prend la forme d’un coutelas, arqué vers l’arrière. Le premier segment thoracique est un peu plus fort. que les autres, dans' chacun de ses élémens.

Le pygidium varie dans ses proportions, suivant la forme longue et la forme large. Sa surface, dans les individus adultes, peut être décomposée en deux parties, séparées par un coude prononcé. La partie interne, qui s’étend sur la moitié de la largeur, est sensiblement concave; la partie externe forme tout autour un talus régulier dont l’inclinaison s’étend jusques très-près du bord. Le rudiment de l’axe, très-saillant au dessus du reste de la surface, occupe un peu moins du tiers de la largeur totale. Il est distinctement lobé, par deux sillons parallèles. Le lobe médian plus élevé, surmonté d’un grain saillant vers l’arrière , est plus large que la côte médiane à son origine. Celle-ci diffère des autres par sa largeur un peu plus grande. Elle est bifurquée sur le dernier sixième de sa longueur. Cette division est à peine marquée sur les jeunes individus. Les côtes sont séparées par des sillons un peu moins larges qu’elles et sensibles jusques près du bord. Elles sont saillantes ; leur profil est arrondi. Le fond des sillons est presque plat.

GENRE BRONTEUS. GOLDFUSS.

La doublure du test s’étend jusques vers le milieu de la surface.

Le test, conservé sur divers exemplaires, a une épaisseur d'un tiers de millimètre. Sur la glabelle, il est orné de stries saillantes, irrégulières, à peu-près concentriques aux bords, et de grains peu serrés, qui sont semés tantôt sur elles, tantôt sur leurs intervalles. Sur les joues, nous voyons à la fois des grains, des rides’ couvergentes vers le lobe palpébral, et des stries qui croisent ces rides. Sur chaque plèvre, nous distinguons une série de grains. Le pygidium porte sur ses côtes une granulation assez fine, inégale, irrégulière. Le fond des sillons a une surface très-finement chagrinée. Au voisinage du bord, on voit des stries obliques, qui s’étendent à quelques millimètres vers l’intérieur, et ne paraissent pas constantes sur tous les exemplaires.

Dimensions. La longueur du pygidium le plus grand que nous possédons, est de 32 m. m. ; sa largeur maximum est de 40 m. m. Nous évaluons la longueur totale de l’individu à 110 m. m.

Rapp. et différ. Par la double nature de ses ornemens, Br. Haidingeri est lié avec les espèces composant le groupe 3. Cependant, ses traits le distinguent aisément de chacune d’elles en particulier, car aucune ne réunit l’ensemble de ses caractères distinctifs, savoir: les sillons latéraux de la glabelle représentés par des cavités isolées; un tubercule médian; des pointes sur le lobe palpébral ; un pygidium d’une courbure particulière &c.

Nous ne connaissons aucune espèce étrangère qui se rapproche notablement de Br. Haidingeri.

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