‹ Systèmes de diverses classes d'animaux sans vertèbres [d'Egypte]Chapitre 105 sur 134 · Arenicola piscatorum. Arénicole des pécheurs · texte numérisé non relu

Arenicola piscatorum. Arénicole des pécheurs

Lumbricus marinus ( Aschée ou Lesche de mer). Bel. Delà nat. des poiss. pag, .fpp.

Lumbricus marinus. Linn, Iter W-goîh. pag. i8p , tah.j,fig. 6; et Syst. nat. ed. 12, îom. I , part. 2 , pag. lojy , n.° 2. — Oth. Fabr. Faun. groenl. 262. — Gmel. Syst. nat. tom. /, part. 6 , pag, jo8p, n.° 2.

Nereïs lumbricoïdes. Pall. Nov. Act. Petrop. tom, II, pag. 2yy, tah. y, jig. ip et iç * peu correctes.

Lumbricus papillosus. Otil. Fabr. Faun. groenl. 26/. Double emploi du L. marinus, mentionné d’après Linné, n,“ 282.

Lumbricus marinus. Barbut, Gener. verm. pag. //, i, pi i,fig. 8. — Brug, Encycl. méth. Helm. pl. jp, jig. 16.

Lumbricus marinus. Mû LL. Zool. dan. part. IV, tah. lyy , jig. / his.

Arenicola piscatorum. Lam. Syst. des anim. sans vertèhr. pag. 2yp; et Hist. des anim. sans vertèhr. pag. jjtf, n.” i.

Arenicola piscatorum. Bosc, Hist. des vers, tom. I . pag. idi , pl. 8, fig. j , copiée de Barbut.

Arenicola piscatorum. Guv. Dict. des scienc, nat. tom. II, pag. ; et Règn. anim. tom. II , pag. p2y.

Arenicola tinctoria. Leach , Encycl. hrit. Suppl, tom. I , pag. py2, n.° 2.

(i) Je lis dans V Histoire des animaux sans vertebres ; « M. Savigny place l’ArénicoIe parmi les Annelides ser- «pulées; il assure que l’animal a des soies à crochets 3> et qu’il habite dans un tube. « Comme la fin de ce paragraphe présente un sens équivoque, je crois devoir reproduire ici le passage de mes mémoires que M. de Lamarck avoit alors sous les yeux : « Les Arénicoles » doivent former dans l’ordre des Serpulées une troi- « sième famille, qui sera suffisamment distinguée de la

» seconde par la présence des branchies, et de la pre- M mière par la position de ces branchies vers le milieu «du corps. 11 est permis de supposer qu’une modifica- » tion si remarquable a quelque relation nécessaire avec » les habitudes particulières à ces animaux, qui ne peuvent je construire des tuyaux à la surface des corps marins, 31 mais qui savent y suppléer en se pratiquant des cavités 33 cylindriques dans le sable des rivages. »

Espèce

Espece très-commune sur les côtes basses et sablonneuses de l’Océan , où elle sert d’appât pour prendre le poisson. « Cet animal fait un objet de commerce, et on le vend assez cher dans les lieux qui n’en produisent pas. On le trouve a un pied et demi ou deux pieds de profondeur. Sa retraite se découvre par de petits cordons de sable dont il s’est vidé. Lorsqu’on le touche, il fait sortir de son corps une liqueur d’un jaune de bile qui fait sur les doigts des taches difficiles à enlever ; mais au mois d’août il ne rend qu’une

liqueur laiteuse. » Cuv. Voyez Belon , îoc cit. et Duméril , Bulletin des sciences, tome I , page ii^. ‘

Corps long de huit à dix pouces; la queue, qui en fait le tiers, comprise; plus ou moins renflé en avant des branchies, à peau épaisse, comme veloutée, complètement couverte de petits mamelons, plats et irréguliers sur la partie anterieure du corps, ronds et grenus sur les anneaux de la queue. Segmens du corps proprement dit subdivisés chacun en cinq anneaux arrondis, dont le premier, plus gros et plus saillant, porte les pieds. Rames ventrales d’abord tres-petites et très-éloignées des rames dorsales; elles s’en rapprochent graduellement et leur deviennent contiguës après la sixième ou septième paire : elles sont peu proéminentes, et ne s’aperçoivent pas toujours au premier coup-d’œil.

Q?, branchies sont aussi d’abord fort petites ; elles grossissent bientôt, et ne diminuent quefoiblement près de la queue. Je compte dix-neuf paires dé pieds et treize paires de branchies plus ou moins touffues, aux sept individus que jai sous les yeux; nombres qui s’accordent avec ceux qu’ont indiqués Pallas Othon Fabricius. et MM. Leach et Cuvier. Je ne sais pourquoi Abildgaard,' dans Muller, attribue à son Lumhricus marinus vingt-quatre paires de pieds et quatorze paires de branchies : c’est très-probablement une erreur. Couleur cendré rougeâtre, avec les papilles d’un bleu sombre changeant en verdâtre et en violet ; quelquefois roux ferrugineux. Soies d’un brun doré très-brillant. Les branchies de l’animal vivant s’épanouissent beaucoup quand le sang les remplit, et deviennent d’un très-beau rouge.

Arenicola carbonaria. Arénicole noire.

Areiiicola carbonaria. Leach, Encycl brhmn. Suppl, tom. I, pag. ,, ,al.

rë- 4'

Espèce des côtes de l’Angleterre, qui diffère, suivant M. Leach, de la précédente par sa couleui^ dun noir de charbon. La figure qui accompagne cette courte description, n’offre que douze paires de branchies, par l’omission de la première paire, qui n’est peut-être que fort petite ou sujette à se retirer dans intérieur. L’Arénicole ordinaire est elle -même représentée tantôt avec douze paires de branchies, tantôt avec treize paires.

Observation . Beaucoup de naturalistes ont cru pouvoir associer au;c Serpules et comprendre dans le même ordre les coquilles tubuleuses qui

//. A. TOME I.«, 5.. partie

SYSTÈME DES ANNELIDES.

constituent ies genres Arrosoir, PeniciUus, Dentale, Dentalium , et Siliquaire, Siliquaria. Les animaux de ces trois genres sont peu ou point connus, et nous n avons rien à en dire ici. Nous observerons seulement que leurs enveloppes calcaires, loin de révéler la famille à laquelle ils appartiennent, ne fournissent même pas ies indices nécessaires pour constater qu’ils soient de véritables Annelides (i).

(i) Mon sentiment, à l’égard de ces tubes calcaires, est maintenant appuyé par un fait positif. J’ai sous les yeux l’animal du Dentalium Entalis, que M. Leach vient de m’envoyer, et je ne lui trouve pas à l’extérieur le moindre vestige d articulations : il n a certainement ni pieds ni soies. C’est un animal très-musculeux , de forme conique comme sa coquille, très-lisse et très-uni dans son contour , terminé postérieurement par une queue distincte, roulée en demi-cornet, au fond de laquelle est l’anus: la grosse extrémité du corps est tronquée, avec une ouverture voûtée assez semblable à la bouche d’un Trochus, de laquelle sort un panache conique produit par l’entrelacement d’une innombrable quantité de

petits tentacules filiformes, tres-Iongs, termines tous en massue. Voilà des points que je peux donner pour certains. Je soupçonne en outre que l’animal est pourvu d’une trompe, et que, dans son développement complet, il déploie un luxe de tentacules beaucoup plus grand encore que celui que l’état de contraction laisse d’abord supposer. Le tube intestinal , qui descend entre deux énormes colonnes de muscles, me paroît aller droit à l’anus et n’être accompagné d’aucun viscere remarquab:e. Ces observations laites à la hâte suffisent neanmoiris pour prouver que la Dentale n’est point une Annelide, etqu elle pourroit même être exclue de la division des animaux articulés.

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