I.'* Tribu. Halitheæ simplices
Antennes mitoyennes nulles.
Rames dorsales ayant toutes des rangs de soies roides semblables; la base inferieure de ces memes rames portant de plus deux faisceaux, et la supérieure, mais sur les segmens squamifères seulement, un troisième faisceau, de soies longues excessivement fines et flexibles; ces soies, celles du faisceau le plus inférieur exceptées, s’unissant en partie aux
ORDRE I, FAMILLE I, LES APHRODITES. ïÿ
soies correspondantes du côté opposé, pour former sur le dos une voûte épaisse et feutrée qui recouvre entièrement les entres.
Rames ventrales portant trois rangs de soies simplement pointues.
t. Halithea aculeata. Halithée hérissée.
Physalus. Swammerd. Bihl. natur. tah. lo , fig, 8.
Hystrix marina. Red. Opusc. iii , pag. 2y6, tah. 2<p.
Aphrodita aculeata. Bast\ Opusc, subs. part. II, Ub. II , pag. 62, tah. 8^,fg. i-^. — Linn. Syst. 1UIP. ed, 12 -, tonh I , pagt 108^, m* n
Aphrodita acnieata. Palli Misa looh pag, /7> tabl, y , fig. i - ij. — Brug. Encycl. métk. Dict. des vers, tom. I , pag. 8p , i, et pl. 61, fg. 6-1^.
Aphrodita aculeata. Cuv . Dict. deS scienu nat^ tom, II i pag. 282; et Regn. anim. îom. II, page j8p.
Espèce des mers d’Europe commune à l’Océan et â la Méditerranée.
Corps long de quatre â cinq pouces, elliptique ou plutôt ovale -Ôbîong, rétréci en arrière , composé de trente-neuf segmens, et pourvu de quinze paires d’élytres sur trois individus que j’ai examinés, le vingt - huitième et le trente - unième segmens portant les deux paires d’élytreS surnunléraires. Mâchoires â peu près nuilesi Elytres molles, glabres, sous - orbiculaires, petites aux deux extrémités du dos, sur-tout vers la tête, légèrement imbriquées dans leur jonction sur sa ligne moyenne : on ne peut les apercevoir qu’en coupant la voûte épaisse sous laquelle elles sont renfermées. Cette voûte grise, glacée de vert brillant, est percée de tous côtés par les soies roides et bruîtes des rames dorsales. Les soies des rames ventrales , également brunes, sont disposées sur trois rangs, dont le supérieur, composé des soies les plus grosses et les moins nombreuses, est seul transverse, relativement au corps. Acicules d’un jaune doré ; celui de la rame dorsale associé à son rang de soies roides inférieur, comme si le rang supérieur n’étoit que surnuméraire. Couleur du corps, du ventre en particulier, blanchâtre, avec des reflets légers; celle des écailles, orangée en dessus, marquetée de brun. Les fines et longues soies des rames dorsales ont beaucoup d’éclat, et forment autour du corps une épaisse frange d’un beau vert qui se nuance de toutes les vives teintes de i’iris;
i. HAlIthea sericeà. Halithée soyeuse^
• Petite aphrodite voisine de l’hérisséei Collect. du Musi
Espèce nouvelle fort semblable à la précédente , mais plus petite des deux tiersj
Corps plus ovale, plus brun en dessous. Même nombre , même disposition de pieds et d’écailles. Ces dernières sont blanches et sans taches. Les soies du rang inférieur des rames ventrales sont plus fines et plus nombreuses. Les longues soies des rames dorsales sont d’un vert éclatant ati-dessus du dos ; mais cèlles qui forrhent une frange flottante autour du corps, sont de couleur blonde.
H Ai TOME 3.* partie. G z