I. Bdella nilotica. Bdelle ou Sangsue du NU (i
Bdella nilotica. Annelides gravées , planche V, figure 4 ; individu des environs du Caire.
Espèce nouvelle des eaux douces de l’Égypte. En arabe, Alak.
Corps formé , la ventouse comprise , de quatre-vingt-dix-huit segmens carénés sur leur contour, très-égaux. Ventouse orale de dix segmens, compris les quatre demi-anneaux de la lèvre supérieure, sous laquelle elle est divisée en deux lobes par un canal triangulaire, bordé, très-profond, dont la base correspond à la mâchoire impaire. Ventouse anale quatre à cinq fois plus grande que l’orale, dirigée obliquement en arrière, mince à la circonférence, à disque lisse et très-simple. Couleur brun-marron en dessus , roux vif en dessous.
GENRE XXXIV , Sanguisüga ( 2 ).
Bouche grande, relativement à la ventouse orale.
Mâchoires grandes, dures, fortement comprimées, armées sur leur tranchant de deux rangs de denticules très-fins et très-serrés.
Yeux au nombre de dix, disposés en ligne très-courbée , six rapprochés sur le premier segment, deux sur le troisième et deux sur le sixième; ces quatre derniers plus isolés.
Ventouse orale de plusieurs segmens, non séparée du corps, peu concave ; l’ouverture transverse, à deux lèvres : la lèvre supérieure trèsavancée, presque lancéolée (3), formée par les trois premiers segmens, le terminal plus grand et obtus ; la lèvre inférieure rétuse.
(1) Crocodilus , cùm în aqua vitam degat , os fert in-
trorsurn Hirudinïbus , EdÏMa/f, refertum In ejus
os Trochilus penetrans dévorât tàç Herodot.
Hist. lifa, 1 1 , cap. 68.
(2) J’avois d’abord établi ce genre sous le nom d’HÆMOPiS, et Je suivant sous celui de Sangui- SUGA. J’ai pensé depuis qu’une disposition inverse de ces noms contrarieroit moins la nomenclature en usage; elle s’accorde mieux d’ailleurs avec ce passage de Pline : Diversus Hïrudïnum , quas Sanguisugas vocant , ad extrahendum sanguinem usas est, if c. Lib. XIII, cap. 10.
H. N. TOME 3.“^ partie.
(3) La lèvre supérieure des Sangsues ordinaires et des Hæmopis , toujours plus ou moins lancéolée quand elle s’alonge, devient très-obtuse quand elle se raccourcit , et semble même absolument demi-circulaire lorsqu’elle s’est étendue pour exercer la succion. Si l’animal , tranquillement fixé par son disque postérieur, veut se livrer à une sorte de sommeil, cette même lèvre supérieure s’incline sur l’inférieure, et s’y adapte de manière à fermer hermétiquement l’ouverture de la bouche : les yeux cessent alors d’être saillans. üe crois cette dernière remarque applicable à tous les genres qui suivent.
I i 4 SYSTÈME DES ANNELIDES.
Ventouse anale moyenne, sillonnée de Jégers rayons dans sa concavité , obliquement terminale.
Branchies nulles.
Corps obtus en arrière, rétréci graduellement en avant, alongé, sensiblement déprimé, composé de segmens nombreux, courts, égaux, saillans sur les côtés, très-distincts; le vingt-sept ou vingt-huitième et le trentedeux ou trente-troisième portant les orifices de la génération.
ESPÈCES