I. Hæmopis sanguisorba. Hæmopis ou Sangsue de chevül
Hirudo sanguisuga. Linn. Amœnit. acad. tom, VII, pag. et Jÿj/. nat. ed. 12, loin. I,
part. 2,pag. loyg, j. — Gmel. Syst. nat. tom. I,pan. 6 , pag. gog^ , «."j,
H. N. TOME partie. p ^
l 1 6 SYSTÈMEDESANNELIDES.
HiruJo sanguisuga. Mùll. Hist. venu. tom. I , part. 2, pûQ. , n.” 168.
Hirucio sanguisuga. Bosc , Hist. des vers , tom. I, pag. 2^.(f, 11.° j.
Hirudo sanguisorba. Laæ. Hist. des anim. sans vertèbr. tom. V, pag. 2pi , n.* 2.
Grande espèce, fort commune dans les eaux douces de l’Europe, et dont la morsure produit des plaies douloureuses.
long quelquefois de six pouces, formé de quatre-vingt-dix-huit segmens dans deux individus dont l’un avoit au moins trois fois la taille de l’autre; ces segmens obscurément carénés , très-égaux. Ventouses lisses ; l’orale de moitié plus petite que l’anale , opaque, k yeux peu distincts : je les ai vus cependant, et je suis certain de leur disposition. Mâchoires blanches , armées de neuf doubles denticules noirâtres. Couleur noir verdâtre en dessus , vert jaunâtre en dessous, maculée de brun sur les côtés et souvent sur le dos; les deux sutiu'es latérales d’un jaune plus clair, du moins dans les jeunes individus.
Observ. — On remarque sur le dos de cette espèce des points saillans et diaphanes, rangés transversalement, au nombre de six ou environ, sur certains anneaux; il y en a d’abord sur le neuvième et le douzième, puis sur le dixseptième , le vingt-deuxième , le vingt-septième , et ainsi de cinq en cinq jusqu’au quatre-vingt-douzième inclusivement, après lequel on en trouve encore sur le quatre-vingt-quinzième et le quatre-vingt-dix-septième.
Ces points brillans, qui correspondent précisément aux vingt paires de pores situées sous le ventre , ne sont point particuliers à cette Sangsue , ni même au genre Hæmopis ; on les voit très-bien sur les Sangsues médicinale et officinale. Je n’ai point cherché à m’assurer de leur existence sur les espèces des autres genres.