Élytres n’occupant que la moitié de la longueur du corps
Trois paires â! élytres surnuméraires. Polynoë scolopendrina.
Je finis par un éclaircissement sur Ces élytres. Il y a sans aucun doute analogie entre les écailles dorsales de certaines Annelides et les élytres ou ailes de certains insectes, et cela suffit pour justifier la préférence que je donne au mot élytres sur celui d’écailles ; mais il s’en faut qu’il y ait identité parfaite. Il y a analogie dans l’insertion , dans la position dorsale ; dans la substance, tantôt cornée, tantôt membraneuse; dans la forme plus ou moins déprimée; dans la structure qui résulte également de l’union de deux membranes : car les élytres des Annelides sont des espèces d’utricules qui communiquent par leur pédicule tubuleux avec l’intérieur du corps, et qui même , dans la saison de la ponte , se gonflent et se remplissent d’œufs. Mais , si elles partagent l’organisation vésiculaire des ailes des insectes , elles n’en ont ni la transparence ordinaire, ni la sécheresse, ni la fragilité; elles n’en ont point les nervures ou les vaisseaux aériens. D’ailleurs les ailes des insectes possèdent bien d’autres caractères qui leur sont exclusivement propres: leur nombre est très-limité; elles sont articulées à leur segment; elles ont de puissans muscles pour les mouvoir; elles ne sont totalement développées que dans l’âge adulte, après la dernière mue, ôcc. J’ignore à quelle époque de la vie commencent à se manifester les élytres des Annelides.
H. N. TOME I.", 3.' partie.