SYSTÈME DES AN N ELIDE S
touffu et le mieux épanoui. Soies jaunâtres. Acicule d’un jaune de sucein. On remarque , sous la base des cirres tentaculaires postérieurs , quelques traces des autres parties du pied. Couleur générale blanc bleuâtre, avec de légers reflets; les cirres, contractés et déformés pour la plupart, paroissent d’un pourpre foncé.
GENRE XI, Phyllodoce.
Bouche : Trompe grosse, d’un seul anneau, claviforme, ouverte circulairement et entourée à son orifice d’un rang de petits tentacules.
Mâchoires nulles.
Tux latéraux ; les postérieurs peu apparens.
\ntennes incomplètes:
Les mitoyennes courtes, écartées, divergentes, coniques, de deux articles, le second peu distinct ;
G impaire nulle ;
Les extérieures semblables, pour la grandeur et la forme, aux mitoyennes, situées presque exactement au-dessous.
Pieds dissemblables : les premiers, seconds, troisièmes et quatrièmes non ambulatoires, et convertis en huit cirres tentaculaires qui sont moins rangés que groupés sur les côtés de deux segmens très-courts, formés par la réunion des quatre premiers segmens du corps ; les pieds suivans, excepté peut-être la dernière paire, simplement ambulatoires.
Cirres tentaculaires charnus, alongés, subulés, inégaux, les supérieurs plus longs.
Pieds ambulatoires à une seule rame pourvue d’un seul rang de soies délices, terminées par une barbe mobile, et d’un seul acicule. — Cirres comprimés, minces, veinés, échancrés à la base, pédiculés, semblables à des feuilles ou/à des lames situées verticalement et transversalement ; les cirres supérieurs notablement plus grands que les inférieurs.
Dernière paire de pieds inconnue.
Branchies paroissant identifiées avec les cirres, d’ailleurs nulles.
Tète échancrée vers la nuque, élevée en un cône court qui porte les quatre antennes.
Corps linéaire, peu déprimé, à segmens très-nombreux; le premier des segmens apparens pas plus grand que celui qui suit.
ESPÈCE
Phyllodoce laminosa. Phyliodocé lamelleuse.
N. laminosa. Cuv. Collect.
Espèce nouvelie des côtes de i’Océan , remanquable par l’aspect de ses cirres qui ressemblent en s’inclinant à des feuilles imbriquées.
Corps long de onze à douze pouces, sur environ une ligne et demie de largeur, par conséquent grêle, presque cylindrique, compose de trois cent vingt-cinq, trois cent trente -huit segmens , dans deux individus qui paroissoient en avoir perdu quelques-uns. Trompe garnie de seize tentacules. Pieds trèscomprimés, terminés à leur sommet antérieur par deux petits lobes. Soies roussâtres , écartées en éventail et très-fines. Acicules d un roux plus fonce. Cirres grands, un peu coriaces, échancrés en croissant à la base, irrégulièrement cordiformes, leur côté supérieur ou dorsal étant plus étroit et plus court ; ils sont insérés, par leur échancrure, à un premier article qui leur sert de support, et dont ils se détachent facilement ; ils s’appuient sur la face postérieure de la rame, et le grand lobe du cirre supeiieur atteint et recouvre en partie le cirre inférieur, qui est plus oblong et des deux tiers au moins plus petit. Les cirres supérieurs de la première paire de pieds, décidément ambulatoires, ne sont pas comprimés : ils sont subulés, charnus, et ne diffèrent des cirres tentaculaires que par leur petitesse. Les cirres tentaculaires eux-mêmes offrent des traces de leur origine : on apeiçoit a la base des deux postérieurs le cirre inférieur des autres pieds encore saillant et quelques soies. Couleur du corps, brune, avec des reflets tres-riches pourpres et violets; celle des cirres, brun roussâtre.
Observation. — La Neréis lameJïigera, atlantica , de Pallas, Nov. Act. Petrop. tom. //, pag. 2^}, îah. p, montre une trompe tubuleuse ; deux yeux écartés ; quatre antennes courtes , égales ; huit cirres tentaculaires , subulés; les autres cirres en forme de feuillets, le supérieur semi-lunaire, grand, l’inférieur un peu en coeur. Est-ce une Phyliodocé! Il n’est pas inutile de remarquer que Pallas l’a confondue dans sa description avec d autres espèces.
GENRE XII, Syllis.
Bouche: Trompe moyenne, partagée en deux anneaux cylindriques; le second plus petit et plissé à son orifice, dont le bord supérieur porte une petite corne solide dirigée en avant.
Mâchoires nulles.
Yeux apparens et disposés sur une ligne courbe, les extérieurs plus grands.
H. N. TOME I.«S 3.« partie. ^ *
44 SYSTÈME DES ANNELIDES.
Antennes incomplètes :
Les mitoyennes nulles ;
LV;7;/^/rnongue, filiforme ou plutôt moniliforme, c’est-à-dire, composée d articles nombreux et globuleux ; insérée fort près de la nuque ;
Les extérieures semblables à l’antenne impaire, un peu plus courtes, également inserees près de la nuque, écartées.
Pieds dissemblables : les premiers privés de soies, consistant, de chaque côté.
en une paire de cirres tentaculaires; les seconds etsuivans ambulatoires ; les derniers stylaires.
Cirres tentaculaires moniliformes , le cirre inférieur plus court.
Pieds ambulatoires ■k une seule rame pourvue d’un seul faisceau de soies simples et dun seul acicule. — Cirres supérieurs longs, gros, moniliformes et assez semblables aux antennes et aux cirres tentaculaires; les inférieurs courts, inarticulés, simplement coniques.
Pieds stylaires formant deux filets moniliformes , terminaux.
Branchies nulles.
Tete arrondie, saillante et libre en avant, avec les côtés renfiés en deux lobes et le front échancré.
Corps linéaire, a segmens très-nombreux; le premier segment un peu plus long que celui qui suit.
ESPÈCE
•I . Syllis monilaris. Sylhs monilaire .
, Syllis momlaris. Annelides gravées, planche IV, figure 3 ; individu pris au golfe de Suez.
Espèce nouvelle , commune sur les côtes de la mer Rouge. Elle se déplace en serpentant avec beaucoup d agilité et remuant continuellement ses cirres.
Corps long de trois pouces et plus, grêle, peu déprimé, relevé de deux angles vers la tête, marqué dun profond sillon sous le ventre, aminci insensiblement vers la queue, composé, dans un individu complet, de trois cent quarante-un segmens courts et peu saillans sur les côtés; le premier portant des cirres tentaculaires, qui ne surpassant point en grandeur les cirres supérieurs des pieds suivans ; le dernier segment égal aux trois précédons réunis, portant deux styles déliés. Rames petites, rétrécies à leur orifice, qui ne présente aucune dent. Cirres blanchâtres, un peu plus longs sur les seconds pieds ambulatoires que sur les premiers et les troisièmes ; les plus grands de tous., formés de vingt-cinq à trente anneaux, n’égalent cependant pas
en longueur la largeur du corps. Soies assez grosses, obtuses, Jaunâtres. Ackule d un Jaune plus foncé. Couleur du corps, gris rougeâtre, avec quelques reflets ( i).
Observation. — Je trouve à la l^ereh proliféra de Miiller, Zool dan. part. 2, tab. ^2, fig. p-p, une trompe tubuleuse ; quatre yeux, les deux intérieurs et postérieurs plus petits; trois longues antennes; deux paires de
(r) Linnæus, Baster, Bommé, Shaw , Abildgaard, Bdsc, Montagu, mais sur- tout Pallas, Othon Fabricius et Othon - Frédéric Müller , ont décrit diverses Néréides que je n’ai pas examinées moi-même; parmi ces Néréides se distinguent d’abord celles dont Oth. Fabricius a formé le genre Spio; savoir:
Spio seticornis et J", filicornïs. Oth, Fabr. Faun. groenl. n.°‘ 288 et z8ÿ , et Schr. der. Berl. Na^ turf, tom, VI , pag. zpp et z6p, n.°’ i et 2 , tab. p, fig. 112, Elles sont remarquables par deux gros filets portés en avant de la tête, et qui sont vraisemblablement deux cirres tentaculaires : elles ont, en outre, une trompe courte et dépourvue de mâchoires; les pieds à une seule rame, le cirre supérieur alongé et courbé en arrière , le cirre inférieur très -court ; point d’autres branchies que les cirres.
La Spio crenatîcornis , MontAG. Transact. linn. soc. tom. XI, tab. , fig. J , offre, entre les deux grands filets des précédentes , deux autres filets courts et frontaux, qui ne peuvent être que deux antennes.
La Polydore de M. Bosc a deux filets préhensiles plus gros encore que ceux des Spios, et une ventouse à l’anus, si l’on en croit l’auteur : d’ailleurs elle leur ressemble.
Les Néréides qui n’entrent pas dans le genre Spio, sont assez nombreuses et paroissent la plupart former des genres distincts de ceux que j’ai fait connoître. Je ne puis citer ici que les plus saillantes.
Les unes ont deux mâchoires et se rapprochent plus ou moins des Lycoris : telles sont,
l.° JVereis versicolor. Mû LL. Von Wurm. pag. io.f. , tab. 6 , fig, 1-6, Paroît ne différer des Lycoris proprement dites que par une antenne impaire, exactement située entre les deux antennes mitoyennes. Simple tribu du genre Lÿcorisî
a.® Neréis annillaris, M Ü LL. loc. cit. pag. lyo , tab, p, fig- L-j , et Oth. Fabr, Faun, groenl. n." zy6, Raroît avoir quatre antennes courtes, les deux extérieures plus grosses, inarticulées; huit cirres ou quatre paires de cirres tentaculaires moniliformes ; les cirres supérieurs et les deux styles egalement moniliformes; une seule rame à chaque pied; les cirres inférieurs très-courts. Genre à établir ! LycASTIS.
J.* Nereis stellifera. M ÜLL. Zool. dan. part. 2 , tab. 62, fig, i-j. A vraisemblablement des antennes ina-
perçues jusqu’ici; une grosse trompe couronnée de tentacules; deux mâchoires cornées; les cirres tentaculaires au nombre de six; les cirres supérieurs en forme d’écailles elliptiques, appliquées transversalement sur le dos; deux faisceaux de soies, ou plutôt deux rames réunies pour chaque pied, et les cirres inférieurs très-courts. C’est un genre dont le caractère est fort Incertain et qui a quelque ressemblance extérieure avec les Aphrodites. Lepidia.