TROISIÈME FAMILLE
LES EUNICES, EUNICÆ.
Branchies point saillantes; ou saillantes, mais ne consistant qu’en un simple filet pectiné tout au plus d’un côté, et attachées à fa base supérieure des rames dorsales; communément petites ou nulles vers les extrémités du corps.
Bouche composée d’une trompe et de mâchoires nombreuses. — Trompe très-courte, fendue longitudinalement, très-ouverte, sans plis saillans ni tentacules à son orifice. — Mâchoires calcaires ou cornées , articulées les unes au-dessus des autres, point semblables entre elfes , ni en nombre égal des deux côtés, croissant et se rapprochant par degrés depuis les antérieures jusqu’aux postérieures ou inférieures, qui s’articulent toutes deux à une double tige longitudinale. Une leyre mférieur e ^ également cornée ou calcaire, formée de deux autres pièces longitudinales et parallèles réunies.
Yeux peu distincts, ou très-distincts, mais seulement au nombre de deux.
Antennes grandes et en nombre complet, ou petites et en nombre incomplet par la suppression des antennes extérieures , ou comme nulles; insérées, lorsqu’elles sont visibles, très-près du premier segment du corps, qui est toujours plus long que le suivant.
Pieds à ra77ies réunies et confondues en une seule , qui est pourvue de deux ou trois faisceaux de soies et armée d’acicules. Cirres de grandeur variable, les inférieurs toujours plus courts. Pieds du premier segment toujours nuis; ceux du second segment également nuis, ou réduits à deux cirres teTttaculaires , rapprochés sur le cou et dirigés en avant (i).
(1) Ajoutez: Intestin dépourvu àz cæcums, cavités circulaires que le corps a d’anneaux , n’alternent
Quand la trompe est retirée, sa cavité intérieure se pas avec ceux-ci, mais ils leur correspondent.
trouve entièrement occupée par l’appareil masticatoire. L’orifice extérieur de la bouche n’occupe que le devant
L’intestin va toujours droit de cette trompe au rectum; ou le dessous du premier segment.
les profonds étranglemens qui le divisent en autant de
SYSTÈME DES ANNELIDES.
GENRE XIII, Leodice.
Bouche : Trompe ne dépassant pas le front.
Mâchoires au nombre de sept, trois à droite, quatre à gaûche; les extérieures s’appliquant complètement sur les intérieures dans le repos. Les deux premières, à commencer par les intérieures ou les postérieures, semblables l’une à l’autre, étroites, avancées, non dentées, pointues, crochues à leur bout, exactement opposées et articulées sur une double tige plus courte qu’elles ; les secondes encore presque semblables entre elles, larges, aplaties, obtuses, profondément crénelées, opposées ou à peu près et articulées sur le dos des premières, dont elles ne dépassent pas le bout lorsqu’elles sont fermées ; les troisièmes demi-circulaires, concaves, profondément crénelées, celle du côté droit plus petite, plus finement crenelée, plus voûtée que sa correspondante, située aussi un peu plus haut, presque vis-à-vis la quatrième et dernière mâchoire du côté gauche, qui est également demi-circulaire, crenelee et courbee en voûte. — Lèvre mfériciire beaucoup plus large que la première paire de mâchoires (i).
Yeux grands, situes entre les antennes mitoyennes et les antennes extérieures.
Antennes complètes, plus longues que la tête:
Les mitoyennes grandes, filiformes, composées quelquefois d’articles grenus; impaire exactement semblable aux mitoyennes, plus longue;
Les extérieures ressemblant de même exactement aux mitoyennes, plus courtes.
Pieds : Cirres tentaculaires alongés, subulés, non articulés ; rarement nuis.
Pieds ambidatoires à deux faisceaux distincts, outre un paquet de soies coniques qui sort de la base du cirre supérieur. Soies simples ou terminées par un appendice mobile.
Cirres plus ou moins saillans : les supérieurs plus pointus ; les inférieurs généralement gibbeux à leur base extérieure.
Dernière paire de pieds changée en deux filets terminaux.
Branchies filiformes, légèrement annelées, pectinées d’un côté, sur-tout vers le tiers ou le milieu du corps ; dents longues, filiformes, décroissant par degrés de la base au sommet de leur tige commune, tournées du côté de la rame.
(l) Ces mâchoires si compliquées et la double tige qui choires supérieures des Aphrodites : la lèvre, par sa posiles supporte, ne répondent visiblement qu aux deux ma- tion, répond à leurs mâchoires inférieures.