‹ Systèmes de diverses classes d'animaux sans vertèbres [d'Egypte]Chapitre 61 sur 134 · QUATRIEME FAMILLE · texte numérisé non relu

QUATRIEME FAMILLE

LES AMPHINOMES, AMPHINOMÆ.

Branchies grandes, compliquées, situées sur la base supérieure de toutes ies rames dorsales ( les trois à quatre premières tout au plus exceptées ) , ou derrière cette base , et s’étendant quelquefois jusqu’aux rames ventrales, ressemblant à des feuiües pinnatifides, à des houppes, ou à des arbuscules, qui, communément, se divisent dès leur origine en plusieurs troncs, tantôt coalescens, tantôt séparés et plus ou moins éloignés les uns des autres.

Bouche formée par une trompe courte, ouverte longitudinalement à l’extrémité, sans plis saillans ni tentacules, et sans mâchoires.

Yeux au nombre de deux ou de quatre.

Antennes médiocres, généralement en nombre complet: les mitoyennes et les extérieures manquent quelquefois ; \ antenne impaire, qui existe toujours, est insérée sur le devant d’une caroncule supérieure, ou coronule, dont la base s’étend assez constamment par derrière jusqu’au troisième ou quatrième anneau du corps.

Pieds à rames grandes et séparées, munies chacune d’un seul faisceau de soies et dépourvues d’acicules. Cirres très-apparens, subulés, renflés à fa base ou comme formés de deux articles, dont l’un, gros et court, sert de support à l’autre, qui est complètement rétractile ; ifs sont insérés à l’orifice des gaines , derrière le faisceau de soies : ceux des pieds antérieurs ne diffèrent pas sensiblement des suivans. Les pieds du premier et du second segmens existent dans tous les genres (i).

(i) Ajoutez: Intestin dépourvu de caecums.

Dans les Pléiones, l’intestin va, comme à l’ordinaire, droit à l’anus.

Dans les Euphrosynes,il se contourne, immédiatement après la trompe, en deux boucles un peu charnues ; la dernière de ces boucles aboutit par un petit canal à

H. N. TOME I.«, 3.' partie.

l’estomac, qui est grand et membraneux : là totalité du canal intestinal peut avoir le double de la longueur du corps.

Les lèvres de l’ouverture extérieure qui donne passage à la trompe, s’étendent dans cette famille jusqu’au quatrième ou cinquième segment.

SYSTÈME DES ANNELIDES.

GENRE XVII , Chloeïa.

BoueHE : Trompe pourvue à son orifice de deux doubles lèvres charnues, et, plus intérieurement, d’une sorte de palais inférieur, ou de langue épaisse, susceptible de se plier longitudinalement, et marquée de stries saillantes, obliques, finement ondulées.

Yeux distincts au nombre de deux, séparés par la base antérieure de la caroncule.

Antennes complètes :

Les mitoyennes très-rapprochées, placées sous l’antenne impaire, composées de deux articles, le premier très-court, le second alongé, subulé ;

Uimpaire semblable aux mitoyennes ;

Les extérieures également semblables aux mitoyennes, écartées.

Pieds à rames peu saillantes ; la rame dorsale pourvue de soies simplement aiguës ; la rame ventrale , de soies terminées par une pointe distincte.

Cirres très-longs, déliés à la pointe, peu inégaux : le supérieur sortant d’un article cylindrique ; X inférieur, d’un article globuleux; ce dernier plus court. — Un petit cirre surnuméraire à l’extrémité supérieure de la rame dorsale des cinq premières paires de pieds.

Dernière paire de pieds consistant en deux gros styles cylindriques , terminaux.

Branchies insérées sur les côtés du dos près de la base supérieure des rames dorsales, consistant chacune en une feuille tripinnatifide inclinée en arrière.

Tète bifide en dessous, garnie en dessus d’une caroncule verticale, comprimée, libre et élevée à son extrémité postérieure.

Corps ^\vLioi oblongque linéaire, déprimé, et formé de segmens médiocrement nombreux.

ESPÈCE

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