I. PleÏone tetraëdra. Pléione tétraèdre
Aphrodita rostrata. Pall. Mise. lool. pag. lod , tab. 8, fg. i^-i8. — Amphinome tetraëdra. BruG. Encycl. méth. Dict. des vers , tom. I, pag. ^8 , n.° ^ ; etpl. <fi, fg. /-J. — Terebella rostrata. Gmel, Syst. naî. tom. I, part, d, pag. ^ii^, n.° d.
Amphinome tétraèdre. Cuv. Dict. des scienc. nat. tom. II, pag. J 2 , n.°
Grande espèce de la mer des Indes, communiquée par M. de Lamarck.
Corps long de neuf à douze pouces sur neuf à douze lignes de largeur, exactement tétraèdre, formé de soixante segmens dans un individu de neuf pouces, de cinquante-cinq seulement dans un de douze, à peau épaisse, ridée irrégulièrement sur la partie antérieure, régulièrement et longitudinalement sur la partie postérieure , plus grossièrement et en tout sens sous le ventre. Caroncule comprimée en crête verticale, simple, saillante en avant, échancrée sous son extrémité pour l’insertion de l’antenne impaire ; elle est fort petite, et ne s’étend pas en arrière au-delà du premier segment. Antenne impaire un peu plus longue que les autres. Pieds à deux faisceaux de soies très-écartés et très-inégaux, d’un jaune foncé : les soies du faisceau supérieur nombreuses, longues, fines, molles, très- aiguë's ; celles du faisceau inférieur, au nombre de sept à huit seulement, plus grosses, plus roides, plus courtes, sub-articulées, terminées par un petit renflement conique ou globuleux que surmonte une sorte de pointe très-courbée. Cirres épais. Branchies brunes, très-touffues, à tronc principal divisé dès sa base en plusieurs rameaux , subdivisés eux-mêmes en une infinité de ramuscuies cylindriques, très-déliés, presque égaux; elles se divisent facilement en deux paquets inégaux, l’inférieur plus court ; elles manquent aux deux premiers segmens. Couleur gris rougeâtre tirant à l’olivâtre et au violet, sans reflets vifs ni taches : les branchies de l’animal vivant sont vraisemblablement d’un rouge foncé.