‹ Systèmes de diverses classes d'animaux sans vertèbres [d'Egypte]Chapitre 80 sur 134 · Serpula bispiralis. Serpule bispirale · texte numérisé non relu

Serpula bispiralis. Serpule bispirale

Urtica marina singularis. Seba , Thés, rer, natur. tom. I , pag. , tab. 2p , fg. / et 2.

Sabella bispiralis ( Seb. I, XXLX , i). Cuv. Gollect.

Grande espèce de la mer des Indes, rapportée par feu Péron, et que son défaut

d’opercule a dû faire prendre pour une Sabelle ; son tube ne m’est pas connu.

Corps long de trois pouces et demi, les branchies, qui sont fort grandes , non composes , déprimé, formé de cent trente - quatre segmens ; le premier à

//. .V. 1 OME I.”, 3 .' partie. „

SYSTÈME DES 'ANNELIDES.

bord antérieur mince , découpé en trois lobes sailians, le iobe intermédiaire beaucoup plus large , réfléchi en dessous, comme échancré , les latéraux droits , demi-circulaires ; les sept segmens cpii suivent , très - grands , formant avec le précédent un thorax dont l’écusson est très-développé et dont la longueur égale celle de la moitié de l’abdomen : celui-ci , compose de segmens peu distincts sur le dos, mais sailians en plis sous le ventre, qui est divisé longitudinalement par un profond sillon. Pieds thoraciques à faisceaux de soies très -fournis , subdivisés chacun en trois autres faisceaux plats, d’un jaune doré, et à rangs de soies à crochets peu visibles. Pieds abdominaux à faisceaux de soies fort petits , plus longs et plus distincts vers l’anus, et à rangs de soies à crochets très-visibles , mais peu étendus et qui ne se prolongent sur le dos que vers l’extrémité du corps. Les neuvième et dixième segmens, c’est-à-dire, les deux premiers de l’abdomen, sont entièrement recouverts par le bord postérieur de l’écusson, et manquent, par une exception remarquable , de rames à soies à crochets. Branchies égales , décrivant neuf tours de spire sur un axe fort épais, à divisions très-nombreuses, quatre cents ou plus, garnies chacune de barbules flnes et serrées , et terminées par un filet crochu : ces branchies contractées ont environ un pouce et demi , et font par conséquent le tiers de la longueur de tout l’animal ; elles doivent en faire plus de la moitié dans leur développement complet : leurs deux divisions imberbes sont plus grosses et plus courtes que les digitations voisines , taillées en pointe et à peu près égales entre elles. Couleur gris blanchâtre, avec une teinte d’incarnat (i).

GENRE XXI , Sabella.

Bouche exactement antérieure, peu saillante, transverse, située entre les branchies , qui lui fournissent inférieurement une lèvre auxiliaire membraneuse , avancée , plissée et bifide en dessous ; point de tentacules.

Pieds ou appendices du premier segment nuis.

Pieds du second segment et de tous les suivans ambulatoires , de trois sortes :

1. “ Premiers pieds à rame dorsale petite, munie d’un faisceau de soies subu-

lées , sans rame ventrale ni soies à crochets ;

2. ° Seconds pieds et suivans, jusques et compris les huitièmes ou neuvièmes ,

rame dorsale pourvue d’un faisceau de soies subulées , et à rame ventrale garnie d’un rang de soies à crochets ;

3. ° Neuvièmes ou dixièmes pieds et tous les suivans, compris la dernière paire ,

(i) Parmi les nombreuses espèces de Serpules qui ne testacé. M. de Lamarck en compose deux genres par-

peuvent trouver place ici parce que leur tube seul est ticuliers sous les noms de Vermilie, Vt^nnilia, et de

bien connu, il s’en trouve, telles que la Serpula tri- Ca\éo\aire , Gnleolaria. V oyez H ist, des aniin. sans vert, quetra de Linné, qui ont ce tube clos par un opercule tom. F, pag, j68 et suiv.

à rame ventrale pourvue d’un faisceau de soies subulées , et à rame dorsale garnie d’un rang de soies à crochets.

Soies subulées tournées en dehors , un peu dilatées et coudées Vers la pointe , qui est finement aiguë . — Soies h crochets très -courtes , minces, à courbure élevée, très-arquée, terminée inférieurement par une longue dent.

Branchies au nombre de deux, portées par le premier segment, grandes, ascendantes , opposées face à face, profondément divisées , à divisions nombreuses, minces, linéaires ou sétacées, disposées, sur le bord supérieur du pédicule commun, en éventail ou en peigne unilatéral , obscurément articulées et garnies sur leur tranche interne d’un double rang de barbes cylindriques et mobiles , qui répondent aux articula- . tions et sont elles-mêmes foiblement annelées. La division postérieure de chaque branchie consistant en un filet imberbe, séparé plus profondément que les autres et situé plus intérieurement; les deux filets à peu près égaux, courts et pointus.

Corps linéaire, droit, rétréci seulement vers l’anus, qui est petit et peu saillant ;

composé de segmens courts et nombreux, qui constituent sous le ventre autant de plaques transverses , divisées, à l’exception des huit à neuf premières, par un sillon longitudinal : le premier segment, tronqué obliquement d’avant en arrière pour l’insertion des branchies , saillant et fendu à son bord antérieur, ne forme avec les huit ou neuf anneaux suivans qu’un thorax étroit, court, sans aucun écusson membraneux, et que distingue seulement la grandeur ou mieux encore la forme particulière des huit ou des neuf paires de pieds qu’il porte ; les pieds de la première paire très-écartés. — Animal contenu dans un tube fixé verticalement, coriaee ou gélatineux, ouvert à un seul bout, et généralement enduit à fextérieur d’une couche faetice de limon.

ESPÈCES

Tribu. Sabellæ Astârtæ.

Branchies égales, flabelliformes, portant chacune un double rang de digitations et se roulant en entonnoir.

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