Amphictene ægyptia. Amplncthie égyptienne
Amphictene ægyptia. Annelides gravées , planche I , figure 4 ; individu du golfe de / Suez.
Espèce nouvelle des côtes de la mer Rouge, dont le tube membraneux, plus épais et plus solide que celui de la précédente, est revetu de grains de sable plus gros, mais non moins régulièrement disposés.
Corps long de trois pouces six lignes, conformé comme dans Amphictene dorée , moins aminci en arrière; même nombre et même forme de segmens; queue plus large, ovale, très-déprimée, à bords minces et membraneux, repliés en dessus; l’anus très-ouvert, pourvu inférieurement d’une sorte de lèvre en mamelon, charnue et cannelée, et, supérieurement, d’une lame operculaire très-courte. Voile de la bouche découpé en vingt-quatre ou vingt-six dents pointues, assez épais, d’un rouge clair. Peignes antérieurs c\\a.cun
de dix-sept soies presque droites, émoussées; ces peignes , à l’endroit de leur jonction, se courbent en arc, en remontant un peu vers le dos. Cirres des premier et second segmens à base épaisse, terminés en petits filets. Rames ventrales, branchies et couleurs de la première espèce. On distingue peu les peignes postérieurs. ,,
y. Amphictene capensis. Amphicûne du Cap.
Teredo Chrysodon. Berg. Act. Stocklu ijdp , pag. 228 , tah, p , fg. i-p — Sabeiia Chrysodon. Linn. Syst. nat. ed. 12 , tom, I , part. 2, pag. i2dp , 8iy.
Nereïs cylindraria capensis. Pall. Mise, ipol. pag. 118 , tab. p, fg. 1,2, — Amphitrite capensis. Brug. EncycU métJv. Dict. des vers , tom. I, pag. n.° y ; et pl. yy, fig. rj, i^.
Amphitrite capensis. Cuv. Dict, des scienc. nat-. tom. II, pag. y8 ; et R'egn. anim. tom. II , pag. y 21;
Pectinaria capensis. Lam. Hist. des anim, sans vertèbr. tom. V , pag. yyo , n." 2.
Belle espèce des mers voisines du Cap de Bonne-Espérance, très-remarquable par son tube papyracé, fragile, cendré clair, sans aucune trace d’incrustation extejieuie, et qui semble compose par la superposition d*un nombre infini de petits fragmens agglutinés. Communiquée par M. Cuvier.
Corps long de quatre pouces et plus, formé de vingt-six segmens, coinme dans les congénères , mais à segmens bordés sur les côtés , ridés circulairement et alonges , sur-tout depuis le dixième, sur lequel on compte déjà six à sept rides annulaires, jusqu au dix-huitième, qui en présente quatorze à quinze très-serrées; les cinq derniers segmens réunis en une queue étroite, cylindricoconique , lisse en dessous, canaliculée en dessus, et terminée par une lamelle elliptique assez prolongée. Voile séparé du segment operculaîre par un étranglement, et garni de vingt-quatre dents filiformes, les extérieures trèslongues. Peignes anterieurs formes chacun de dix- sept soies longues et pointues ; ils ne remontent point vers le dos. Cirres des premier et second segmens termines en longs filets. Rames ventrales peu lunulées. Je compte huit soies à chacun àes peignes postérieurs qui sont très-visibles. Branchies à feuillets oblongs, vraisemblablement du même rouge brun que dans les deux espèces précédentes. Le corps offre les mêmes reflets; et toutes les soies, le même éclat d’or bruni (i).
(i) \J Amphitrite plumosa de Millier constitue un genre particulier, dont la place dans le système est encore incertaine. En examinant la figure publiée par Müller, je trouve la bouche surmontée d’une touffe de tentacules, et près de cette bouche, sur les côtés, deux filets contractiles légèrement annelés, très- gros et très-longs. Je trouve de plus des pieds disposés sur tous les segmens du Corps (je parle des segmens apparens), et constitués de chaque côté par deux rames distinctes, courtes, sans cirre supérieur ni cirre inférieur. La nature des soies que portent ces rames, ne pàroît pas douteuse; on croit voir des soies subulées,plus ou moins épanouies en éventail icelles des rames dorsales les plus voisines de la bouche sont fort longues, dirigées en haut et en avant, et voûtées. Voilà tout ce que peut apprendre la figure de Millier.
Mais quelle est l’insertion des deux gros filets àntérîènrs , qui ressemblent par leur forme aux antennes extérieures des Aphrodites ! Tiennent-ils au premier ou au second segment' Ces filets sont-ils des cirres ' sont-ils, malgré leur couleur blanchâtre, des branchies non divisées' Les rames se composent-elles uniquement de soies subulées! ou les unes' portent-elles des soies subulées, les autres des soies à crochets ! Ce sont des difficultés que la courte notice jointe à la figure ne donne assurément aucun moyen de lever.
La description très-détaillée qu’Othon Fabricius a laissée depuis du même animal, diffère en plusieurs points de celle de Millier, et ne l’éclaircit sur aucun, ou du moins ne donne lieu qu’à des conjectures si vagues, que je crois inutile de m’y arrêter.
H. N. TOME I.", 3.' partie.
SYSTÈME DES ANNELIDES.