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On vendra un jeune dromadaire à prix raisonnable

(I) Prudent Le Cboyselat avoit publié dès 4572 son fameux traité : Discours aconomique, non moins utile que récréatif, montrant comme de cinq cents livres pour une fois employées l'on peut tirer par an quatre mille cinq cents livres de proffict honneste. Il s'agit, comme on sait, d'élever des poules.

La feuille se termine par cet avis relatif aux Conférences qui se tenaient au Bureau d'adresse, comme nous l'avons dit ailleurs :

Le premier des deux points desquels il se traitera céans, en la première heure de la conférence du lundi cinquiesme du courant, à sçavojr : à deux heures après midi, sera des causes; en la seconde heure, on recherchera particulièrement pourquoy chacun désire qu'on suive son avis, n'y eust-il aucun interest ; la troisiesme heure sera employée, à l'ordinaire , en la proposition, rapport et examen des secrets, curiositez et inventions des arts et sciences licites (1).

Une particularité remarquable de cette feuille, c'est qu'elle n'est pas isolée; elle fait corps avec une de ces relations que Renaudot publiait sous toutes les formes, en dehors de sa Gazette et de ses suppléments. Celle-ci a pour titre : « Le Duel signalé d'un Portugais et d'un Espagnol. Extrait d'une lettre écrite de Lisbonne au prince de Portugal. Du Bureau d'adresse, au Grand-Coq, rue de la Calandre, près le Palais, à Paris, le 31 août 1633. Avec privilège. * Est-ce là un fait isolé, ou Renaudot avait-il coutume d'en agir ainsi pour ajouter un attrait de plus à ses feuilles d'avis et en augmenter

(1) La séance eut lieu, en effet, comme il est dit dans ce programme sommaire. On le sait par le Recueil général des questions traictées es conférences du Bureau d'adresse, etc. Paris, 4656, in-8. On voit, t. i, p. 36-45, qu il y eut, à la troisième conférence, dissertation sur les causes en général; puis sur cette question : Pourquoy chascun est jaloux de ses opinions, n'y eust-il aucun intérêt ? Dix personnes parlèrent sur le premier point; mais pour l'autre il n'y en eut guère que quatre ou cinq. Quant aux curiosités et inventions, celles dont on s'occupa furent un microscope qui faisoit paroltre une puce aussi grosse qu'une souris, et la grande question du mouvement perpétuel.

le débit et l'efficacité ? Nous sommes là-dessus réduit aux conjectures. Nous croyons devoir rappeler que les annonces n'eurent point accès dans la Gazette du vivant de Renaudot, et nous le connaissons assez pour être assuré que, s'il laissa les deux spécialités séparées, c'est qu'il avait pour cela quelque bonne raison, même indépendamment des nécessités qui pouvaient résulter du caractère officiel et en quelque sorte gouvernemental delà Gazette. Ce ne fut même que longtemps après que cette feuille, comme nous l'avons dit ailleurs, ouvrit ses colonnes aux annonces, et elle ne leur donna jamais qu'une place fort restreinte. Il y avait à cela, d'ailleurs, un excellent motif, c'est que les Petites Affiches furent toujours considérées comme une annexe de la Gazette, et qu'elles demeurèrent jusqu'à la Révolution comprises dans son privilège ; ce qui prouverait encore surabondamment qu'elles émanaient originairement du Bureau d'adresse.

Nous avons tout lieu de croire, sans pouvoir l'affirmer toutefois, que le Bureau d'adresse continua à fonctionner tant que vécut Renaudot (1); mais il est supposable que ses successeurs en déta-

(1) J'ai trouvé à la 'Bibliothèque impériale, au nom de Renaudot, l'indication d'une brochure intitulée : Renouvellement des Bureaux d'adresse en 1647; mais, quelque bonne volonté qu'on y ait mis, il ne m'a pas été possible de joindre la pièce elle-même. Je l'ai regretté, parce que f espérais y trouver des renseignements utiles sur'cet établissement, peut-être même sur la Gazette Quoi qu'il en soit, on pourrait inférer du titre seul de cette pièce que les Bureaux d'adresse avaient éprouvé une interruption, qu'on allait faire cesser.

chèrent le privilège de celui de la Gazette, ou, tout du moins, le laissèrent périmer. Ce qui est certain, c'est que nous n'en trouvons aucune trace dans la dernière moitié du xvn e siècle, et, en fait d'annonces, nous n'avons à mentionner durant toute cette période que la tentative de Colletet dont nous avons parlé. Suivant le Dictionnaire de Trévoux, le Bureau d'adresse fut longtemps interrompu, à cause de son peu de succès, qui avait découragé ceux qui s'en étaient mêlés. « On vient de le rétablir en 1702, ajoute-t-il, et la manière dont on y a établi le bon ordre pour la commodité du public fait espérer qu'il réussira. »

En 1703, en effet, nous retrouvons le Bureau d'adresse, ou peut-être serait-il mieux de dire, nous trouvons un nouveau Bureau d'adresse en pleine activité « au bout du Pont-Neuf, au coin du carrefour de l'Ecole, vis-à-vis la Samaritaine. Cet office publiait dès lors une Liste des avis envoyés au Bureau (Fadresse et de rencontre, qui contenait, comme toutes les feuilles du même genre, des annonces de propriétés, de maisons, de choses diverses à vendre ou à louer, de livres, nouveaux, etc. , ainsi que des demandes et avis divers. Cette feuille, petit in-8°, se vendait au numéro, deux sous six deniers, et chaque numéro était terminé par une liste des dépôts où l'on pouvait se la procurer, à Paris, à Versailles et à Rouen. Elle paraît avoir eu

une assez longue durée, car nous avons tenu un numéro de 1707, et nous y avons lu l'extrait d'un privilège donné, à la date du 11 janvier 1705, au sieur Amilien, directeur du Bureau d'adresse, pour rimpression de ces Listes d'avis.

Nous voici arrivés en 1716, à l'essai de Dugone, l'inventeur prétendu des petites affiches. On vient de voir quel chemin elles avaient déjà fait. Dugone inventa cependant quelque chose, c'est le titre sous lequel l'usage s'est établi de désigner ces sortes de feuilles ; il intitula son recueil : Affiches de Paris, des provinces et des pays étrangers. Et ici le mot Affiches est employé dans son sens propre. L'idée de Dugone, en effet, était quelque peu différente de celle de ses prédécesseurs; elle avait un caractère moins prononcé de spéculation, ou, si l'on veut, c'était une spéculation d'un autre genre. Ce qu'il se proposait, c'était bien réellement la reproduction, la distribution en feuilles volantes, la rédaction en volumes, des affiches apposées dans les rues : « Par là, ditil, on pourra lire commodément dans son cabinet des placards dont on ne saurait voir que partie dans les rues, ou qu'on n'affiche que dans les provinces et dans les pays étrangers, et la postérité trouvera

peut-être dans ce recueil beaucoup de choses dont elle sera bien aise d'être instruite. » 11 va d'ailleurs nous exposer lui-même son projet :

Projet pour donner au public les affiches de Paris, des provinces

et des pays étrangers.

Le nombre des affiches qu'on voit à Paris est surprenant. La diversité de leurs sujets ne Test pas moins. Il y en a pour l'intérêt du public, aussi bien que pour l'intérêt des particuliers. Combien n'affiche-t-on pas d'édits, d'ordonnances, de déclarations du roi, d'arrêts du conseil, du parlement et des autres cours supérieures ?

Combien d'ordonnances de police, de sentences des requêtes de l'Hôtel et du Palais, du Chàtelet, de la Chambre du domaine ou de la Prévôté de l'hôtel, pareillement affichées?

Combien de monitoires et de réagraves? combien de livres et de thèses? combien de programmes des professeurs publics ou

particuliers? combien d'assemblées de dévotion ou d'érudition? combien de ventes publiques de meubles, de bibliothèques, de cabinets, de tableaux, d'estampes, de joyaux et d'autres curiosités ? combien de découvertes et d'inventions de mécanique, ou de raretés dignes de la curiosité des honnêtes gens, qu'on propose de la même manière à la connaissance du public et des particuliers?

Nous avons vu plus d'un ambassadeur en France qui, après avoir pris le soin de se faire chercher un exemplaire de tout ce qu'on posait d'affiches à Paris, s'avisaient de les emporter chez eux, comme le monument le plus sensible de la grandeur de cette capitale du royaume.

Quoi qu'il en soit, la vue de ceux qui font poser ces affiches est qu'on les lise. Et c'est pourtant ce que ne font pas bien des gens. La bienséance ne permet pas à toutes sortes de personnes de s'amuser au coin des rues, pour y voir tout ce que leur présentent ces sortes de placards. Les personnes qui vont en car-

rosse ne sauraient guère s'y arrêter. Un magistrat ou d'autres personnes en robe, des ecclésiastiques d'un certain rang et biea d'autres d'un certain étage, ne seraient pas bien aises qu'on les vît grossir la foule de ces gens qu'une nouvelle affiche assemble ordinairement.

Cependant combien de personnes, de toutes sortes d'états, ont intérêt de savoir ce que portent la plupart des affiches? Et combien de personnes de qualité sont obligées d'envoyer leur laquais pour en être instruites ?

Ainsi, trouver le moyen de faciliter cette lecture ne ferait pas seulement plaisir à ceux qui font la dépense de ces sortes d'affiches , mais encore à ceux qui ont quelque raison de vouloir être avertis de ce qu'elles contiennent.

Et ce moyen n'est pas bien difficile : il n'y aurait qu'à donner par semaine, par quinzaine ou par mois, comme une espèce de gazette ou recueil où l'on mettrait tout ce qu'il y aurait eu d'affiches posées les jours précédents.

Cette sorte de recueil intéresserait plus de gens que la Gazette et que le Journal des Bavants, et ne serait peut-être pas plus mal reçu que le mémoire qu'on voyait du Bureau d'adresse, au commencement du dernier règne, et que l'état qu'on y donne encore aujourd'hui des saisies réelles, ou plutôt des certifications des criées.

Il y a des monitoires et des réagraves qu'on ne s'arrête guère à lire et qu'il n'est pas toujours inutile de savoir.

Ce qui paraît de livres serait plus tôt su par ce recueil que par le Journal des Savants. Les auteurs mêmes de ce journal trouveraient leur compte à lire ce recueil. Il leur fournirait de quoi choisir, par le titre qu'ils y verraient de ces livres, ceux dont ils trouveraient à propos de faire l'extrait, et il leur donnerait occasion de prévenir la négligence des libraires ou des auteurs, qui ne leur envoyent pas toujours à temps les livres qui paraissent de nouveau.

Enfin on serait averti, sans sortir de chez soi, de tout ce que des étrangers ou des particuliers français font débiter à Paris.

On saurait par là les assemblées de dévotion et les inventaires considérables.

En un mot, il y aurait peu de gens à qui ce recueil fût indifférent. Il procurerait l'avantage de pouvoir lire commodément, dans son cabinet, des choses dont on ne saurait jamais lire dans les rues qu'une très-petite partie.

Ce ne serait pourtant pas seulement une bonne chose pour les gens qui sont à Paris ; ce ne serait pas non plus une chose inutile aux provinces, ni peut-être aux pays étrangers : il y en a peu où Ton n'ait quelque curiosité de savoir ce qui se passe dans cette grande ville.

Enfin, si ces recueils passaient à la postérité, comme il y a lieu de le croire, ils conserveraient la mémoire de bien des choses dont elle serait bien aise d'être instruite. Elle y verrait le nom des professeurs, qu'elle ne trouvera pas toujours ailleurs. Elle saurait par les affiches des livres quels sujets auraient plus exercé les esprits dans un temps que dans un autre ; et par les affiches de la comédie quelles pièces de théâtre auraient été le plus fréquemment représentées , quelles de ces pièces auraient été plus longtemps du goût du public ; au lieu que nous avons eu bien de la peine à trouver jusqu'à quel temps les pièces d'Euripide et de Sophocle, de Plaute et de Térence, occupèrent le théâtre d'Athènes et de l'ancienne Rome.

Combien de choses de l'antiquité n'avons-nous pas tirées, depuis le renouvellement des lettres, de tant d'inscriptions, de tant de monuments et d'écrits bien moins considérables que le recueil qu'on propose ici.

L'on peut donc se flatter, comme on a déjà dit, que Paris, les provinces, les pays étrangers et la postérité même pourraient profiter de ce projet.

Dugone exprime ensuite l'espoir qu'il arrivera dans les pays étrangers à l'égard des Affiches ce qui y est arrivé à l'égard du Journal des Savants, dont l'idée a été si bien reçue par les étran-

gers qu'il n'y a\ait point d'état considérable chez nos voisins où Ton ne fît, et souvent dans plus d'une de leurs villes, quelque pareil ouvrage. Dans cet espoir, il propose de réduire les Affichés à certains chefs, et indique Tordre que l'on pourrait suivre dans leur classement, afin qu'il y eût une espèce d'uniformité entre les différents recueils. Ainsi le 1 er article serait consacré à ce qui concerne la société chrétienne, le 2 e à ce qui fait loi en France, le 3 e à ce qui vient de la justice séculière ou ecclésiastique, le 4 e aux sciences et aux lettres, le 5 e aux ventes d'offices, de terres, de maisons, de meubles, etc. ; le 6 e aux spectacles, le 7 e aux choses perdues, le 8 e à tout ce qu'on propose de nouveau en fait de remèdes ou d'inventions de mécanique, le 9 e aux finances, c'est-à-dire aux affiches concernant les fermes générales, les sous-fermes, etc.; enfin dans un 1 0 e et dernier article viendraient se ranger les affiches des choses qu'on ne peut pas prévoir, ou les affiches qu'on ne peut pas réduire à certains chefs généraux, ni par conséquent classer dans les articles précédents.

Après tout, dit-il en terminant, une table générale réduite à ces dix articles, et donnée à la fin du dernier recueil de chaque année, aurait son agrément, et peut-être son utilité. Bien des gens seraient bien aises de trouver ainsi le catalogue de tout ce qu'on aurait cru devoir afficher le long de Tannée. Et la conférence de ce qu'il y en aurait de plus ou de moins en chaque genre une année que l'autre ferait peut-être mieux connaître que

des choses plus importantes la continuation ou le changement de goûts et de mœurs, et donnerait lieu à des réflexions qui, pour n'être pas aussi utiles que les réflexions qu'on fait de temps en temps en Angleterre sur les listes qu'on publie à Londres, toutes les semaines, du nombre des gens qui meurent et des enfants qui naissent, ne laisseraient pas d'avoir leur bon.

On voit que le projet de Dugone différait sensiblement de ce qui avait été fait jusque-là et de ce qui fut fait depuis, et nous n'avons pas besoin d'insister sur l'importance qu'aurait eue un pareil recueil, s'il avait pu être continué jusqu'à nos jours. Quelles pages curieuses, en effet, quelles pages éloquentes, que les murs de Paris seulement (1) 1 Malheureusement Dugone n'alla pas au-delà de neuf numéros; du moins est-ce tout ce que contient le petit volume rarissime que j'ai eu entre les mains, • et dont je devais la communication à mon ami Ch. Leblanc, le curieux auteur du Manuel de V amateur d'estampes. Le l e f n° avait été publié le 20 février, in-4°, en trois feuilles, à peu près comme la Gazette; «mais nombre de gens de lettres et bien d'autres personnes intelligentes en fait de livres et d'imprimerie ont cru que le public s'accommoderait mieux d'avoir ces cahiers en forme de petits livres ou de brochures. Leur raison est que ce volume est

(1) Nous avons eu en 1848 les Murs de Paris, les Affiches républicaines et les Murailles révolutionnaires; mais ces recueils n'enregistraient que les affiches Politiques.

plus portatif et plus propre à être conservé, parce qu'on le donnera couvert d'un papier, sans le rogner pourtant, afin que ceux qui voudront l'avoir l'aient en état d en faire relier plusieurs ensemble, ou de trois mois en trois mois, ou de six en six , ou peut-être à la fin de l'année. Le libraire s'est laissé aller à l'avis de gens qu'il croit plus sages que lui, et il redonne dans ce volume ce qu'il avait déjà donné in-4°. » — Le n° 9 est du 7 juillet.

Pour qu'on ait une idée de l'intérêt de ce recueil vraiment curieux, nous en analyserons quelques articles. Ainsi nous avons remarqué :

Une ordonnance du roi du 5 février 1716, par laquelle il est accordé à l'Hôtel-Dieu de Paris, « pour le bâtiment des nouvelles salles et pour la subsistance des malades, un neuvième par augmentation des sommes que l'on recevait jusque-là et que l'on recevrait à l'avenir pour les places et entrées aux Opéra, Comédies et autres spectacles publics qui se jouaient à Paris par la permission de Sa Majesté, sans aucun retranchement ni diminution sous prétexte de frais ou autrement. Et l'on commença en effet le 1 0 février à prendre à la Comédie 20 sols aux places où l'on en prenait 1 8, 40 à celles où l'on en prenait 36, et 4 liv. où l'on prenait 3 liv. 12 sols; ainsi à proportion tant à la Comédie qu'aux autres spectacles publics. »

Une autre concernant la prohibition des port, usage et commerce des toiles peintes, étoffes des Indes et autres marchandises de contrebande.

Un autre, du 25 avril, portant établissement d'un bureau pour recevoir les avis qu'on voudra donner pour le bien de l'Etat.

Un arrêt du Conseil, du 23 décembre 171 5, par lequel « il est défendu aux troupes de danseurs de corde et sauteurs des foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent de Paris de joindre à leurs divertissements aucunes représentations de scènes comiques, ou autres, en quelque manière et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine de mille livres d'amende pour chaque contravention, applicables à l'Hôpital général de Paris. »

Une ordonnance du lieutenant-général de police, «signifiée à la communauté des maîtresses bouquetières, à ce que les jurées de la communauté veillent de leur part à son exécution , à peine d'en répondre en leur propre et privé nom » , laquelle ordonnance défend aux dites bouquetières de vendre des barbeaux, « sur ce que depuis quelques années elles se sont fait un usage de vendre des fleurs appelées barbeaux, qui croissent dans les blés, et dont elles font des bouquets, et que cet usage a donné lieu à plusieurs particuliers, tant hommes que femmes et enfants, des faubourgs et des environs de la ville de Paris, de cueillir ces fleurs, et

d'aller pour cela dans les blés circonvoisins, où ils causent un dommage considérable... »

Une ordonnance du prévôt des marchands pour la police des bains sur la rivière, « sur ce qu'il a été remontré par le procureur du roi et de la ville que, dans le temps de l'été, plusieurs personnes de l'un et de l'autre sexe étant obligées de prendre le bain dans la rivière, faute par ceux qui fournissent les bateaux pour ces bains d'éloigner ceux des hommes d'une distance suffisante des bains des femmes pour empêcher qu'il n'y ait aucune communication des uns avec les autres, il a eu avis que des hommes sans pudeur ni respect, par un esprit de dérèglement, entrent nus dans les bains des femmes, et les contraignent ainsi d'abandonner le bain et de se retirer en confusion ; et qu'un grand nombre de fainéants, vagabonds et gens sans aveu, et autres, passent la plus grande partie des jours sur le sable au bas du Pont-Neuf et sur les autres graviers de la rivière, même sur les bords, où ils jouent et se promènent nus, et se présentent en cet état aux femmes qui vont pour entrer dans les bains, et aux blanchisseuses qui travaillent dans les bateaux à laver lessives, leur tiennent des discours dissolus et contre l'honnêteté, ce qui ôte aux unes la liberté d'approcher des bains et empêche les autres de travailler, cause un très-grand scandale et est contraire aux ordonnances et règlements... »

Les affiches des cours publics y figurent avec tout leur ancien apparat :

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